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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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avait dès 1592 fait périr Dmitri, frère de Fédor, ethéritier de la couronne. Mais après quelques an-nées de troubles, pendant lesquelles il se montraquelquefois habile et toujours cruel, il fut lui-même empoisonné en 1ÜU5. Son fils, Fedor 11, nese soutint qu'un moment sur le trône ; il en fut ren-versé la même année par le faux Dmitri (Oirepief).

GODWIN (le comte), seigneur anglais d'originesaxonne, fils d’Ulfnoth ou Wolfnoth, comte deSusses, ou, selon d’autres, d’un simple pâtre, exerçapendant plusieurs années sur les rois d'Angleterre un pouvoir égal à celui qu’eurent en France lesmaires du palais, maria sa fille Edithe au roiÉdouard-le-Confesseur, et prépara à l'aîné de sesfils (Harold 11) les moyens d'usurper le trône. 11mourut subitement en 1054, tandis qu’il était àtable avec le roi Edouard.

godwin (William), célèbre écrivain anglais , néen 1166 à Wisbeach (Cambridge), mort en 1836, futd'abord prédicateur et ministre d'une congrégationnon conformiste ; abandonna bientôt l’église pourae faire écrivain, se fixa à Londres et y fit paraîtreplusieurs ouvrages qui excitèrent au plus haut pointl’attenlion publique, savoir : la Justice politique, 1793,où il attaqua la plupart des institutions sociales etmême le mariage; Cale b Williams, 1794 , romanphilosophique, écrit dans le même but, qu’il fitsuivre de Fleetwood, Mandeville, 1817, etc. On aaussi de lui une Histoire de Chaucer , 1803; uneHistoire de la république d'Angleterre , 1824-1828.A la lin de sa vie, il se fit libraire. Malgré ses dé-clamations contre le mariage, il se maria deux fois.Sa première femme fut miss Wollstoncraft, femmeromanesque, connue par quelques écrits, surtoutpar une Défense des droits des femmes , 1790, oùelle veut prouver que la femme doit partager tousles droits de l’homme. Les écrits de Godwin sontsurtout remarquables par l’éloquence et l’énergie;il y exalte jusqu’à l’extrême les vertus morales, etattribue une grande part dans les actions humainesaux motifs désintéressés, s’opposant ainsi à Bentham qui ramenait tout à l’utile. Plusieurs de ses ou-vrages ont été traduits en français , notammentCaleb Williams, par Germain Garnier, Paris , 1794,et par Samuel Constant de Rebeeque, Genève , 1795.

G0ELN1TZ, ville de Hongrie (Zips), à 26 kil.b. 0. de Kaschau ; 5,000 hab. Aux environs, fer,cu jïï e ! usl Ç e5 diverses. Couteaux, fil de fer.

C OCM Oh R, comitat de Hongrie, dans le cercleen deçà de la Tlieiss, entre ceux de Zips et Liptob-, de llevcsch et de Neograd au S. : 99 kil. sur, J comprenant le comitat de Kis-Honth qui ysi ^ , r6 , uni eu 1802 ) : 148,200 hab. Ch.-l., Gross-sietlelsdorf, et auparavant Pleisniez. Montagnes, fo-ets; climat froid. Bétail, lin, vin, tabac, peu deinrî' n ^ î- er de , 1 ua l'lé supérieure, aimant. Grandeuustne. — Ce comitat est ainsi nommé d’une pe-la k Wmœr, qui y est située ; elle est à 20é*n,;,'I l lllnok ' et compte 2,000 hab.

[h, v ,' v *He du r °y- < l e WurtembergDanube), à 28 kil. S. E. de Stuttgard ; 4,000 hab.images taience, papier. Aux environs, deux“tai-ces thermales.

' ille m urée des États prussiens (Silé-hih’ ni a Nelsse ’ 180 kil - °- de Liegnitz ; 10,000colLi „ , Urs n,on uments. Société des sciences,ohvsimiô 1 cîl !’ te , s géographiques. Cabinets dechinei et), i .' n , i . nera logie, de médailles, de ma-û! élis, » ’ ’ “'l'Doll'éques. Draps, toiles, rubans deCns’i ■ aUX ’ etc.

m T 2 ' ille des Etats autrichiens. Voy. co-

Charlefvu > baron de), ministre de

Fvatiecmie d , an ? la se 'gneurie de Schlitz enGottorn Ch.j}' 1 d v, l î 0 !: d sei ’)’'.le duc de Holstcin-P 1 ries Xll le choisit pour son ministre

après son retour de Bcnder : il eut l’art de créerde nouvelles ressources pour continuer la guerre ;mais il lui fallut, pour l’exécution de ses plans definances, recourir à des mesures arbitraires quisoulevèrent contre lui une partie de la nation sué-doise. Accusé après la mort (lu roi, Gœrtz se vil con-damner à mort sans avoir été entendu, et fut exécutéà Stockholm en 1719. Son vrai crime était d’êtreétranger et d’avoir été préféré aux Suédois.

GœiiTZ (J.-Eustache, comte de), diplomate, néen 1737 à Schlitz en F’ranconie, de la même familleque le précédent, mort en 1821 à Ratisbonne , s'at-tacha d’abord à la cour de Weimar , fut chargé del’éducation des enfants de la duchesse douairièreAmélie, et forma le prince Charles-Auguste, qui fitde Weimar l'Athènes de l'Allemagne ; puis entra auservice du roi de Prusse Frédéric 11; fut chargé parlui de diverses négociations en Russie , en Hollande,où il obtint peu de succès, et fut enfin ministre dePrusse à la diète de Ratisbonne . 11 a laissé quelquesécrits, notamment des Mémoires sur les négocia-tions qui ont précédé le partuge de la Pologne ,Weimar , 1810, et sur les Négociations pour lacession de la Bavière, 1778, Francfort , 1812.

GOES ou TER GOES, ville de Hollande (Zé-lande), à 19 kil. E. de Middelburg ; 4,500 hab.Commerce de grains, sel, garance.

GOETA-ELF ou GOTHA, rivière de Suède , sortdu lac Wener, près de Wenersbourg, se partageen deux bras à Kongelf, et va se perdre dans leCattégat près de nie de Hisirigen , après un coursde 130 kil. Célèbre cataracte de Trollhættan .

GOETHALAND. Voy. gothie.

GOETHALS. Voy. henri de gand .

GOETHE (Jean-Wolfgang), l’un des plus grandsécrivainsde l’Allemagne , né à Francfort-sur-le-Mein,le 28 août 1749, étudia le droit à Leipsick, et re-çut le bonnet de docteur à Strasbourg . 11 com-mença à se faire connaître en 1774 par le roman deWerther, qui lui avait été suggéré par une aventurede jeunesse. Cet ouvrage, d’un genre tout nouveau,obtint un succès prodigieux, et valut à l'auteur laprotection et l’amitié du jeune duc de Weimar ,Charles-Augusle. Attaché à la personne de ceprince, d’abord en qualité de conseiller de léga-tion, et ensuite comme membre du conseil privé,Gœthe fit avec lui un voyage en Suisse (1779), etun second en Italie (1786). A l’époque où la ré-volution française éclata, il avait déjà publié, ou-tre Werther , les tragédies de Goëtz de Berlichin-gen (1773), Clavijo (1774), Stella (1776), Iphigénieen Tauride (1786), le Tasse, d’Egmont (1788), etd'innombrables mélanges. Dans les années qui sui-virent, au milieu des préoccupations de la guerre ,11 continua d'élonner l’Allemagne par la multi-tude et la supériorité de ses productions poétiques,littéraires, scientifiques, parmi lesquelles on distingue:la comédie intitulée le Grand Cophte, le poème d’Her-mann et Dorothée, les Années d’apprentissage de Wil-hem Meisler, roman, un Essai sur la métamorphosedes plantes, une Théorie des couleurs, les Affinitésélectives, et surtout la première partie du dramede Faust, après lequel Gœthe n’eut plus de rivaldans sa patrie. Napoléon, pendant son séjour àErfurt , voulut voir l’écrivain célèbre, dont le nomremplissait l’Allemagne ; il le décora de la grand-croix de la Légion-d’Honneur (1807). Soit recon-naissance, soit tout autre motif , Gœthe prit peu depart à la grande lutte du patriotisme allemand contre la Erance, et pendant que tout s’armait au-tour de lui, il publia tranquillement ses mémoiressous le litre de Vérité et Poésie. Malgré celte con-duite et les reproches auxquels elle donna lieu, ilfut choisi pour ministre d'éiat par le duc de Wei-mar (1815) ; il conserva ces fonctions jusqu’en 1828.Sans être ralenti par l’âge, il fit encore paraître plu-

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