sieurs ouvrages : le Divan oriental (1819), tes Années devoyage de Wilhem Meisler (1821), faisant suite auxAnnées d'Apprentissage , la seconde partie de Faust(1829), et de nombreux mémoires sur les diffé-rentes branches des sciences physiques. 11 s'est éteintdoucement en 1832, à luge de 83 ans. Ses cendresreposent à Weimar , cnlre celles de Schiller et deson protecteur, le prince Charles - Auguste. —Goethe est un des génies les plus remarquables quel'Allemagne ait produils. Comme poète, il égale,s'il ne surpasse, les plus grands poètes de son pays.Prosateur, son slyie restera à jamais comme unmodèle de pureté et d élégance. Comme savant, il aattaché son nom à plusieurs découvertes ingé-nieuses; c'est lui, par exemple, qui a le premiersoupçonné le principe de l'unité de composition,développé depuis si heureusement par M. GeoffroySaint-Hilaire. Mais on chercherait en vain dans sesnombreux ouvrages l’enthousiasme et l'unité, fruitdes profondes conviclions ; génie vaste et élevé, maiscœur froid et égoïste, Gœtho n'a d'autre religionqu'un panthéisme indécis et une indifférence gé-nérale, qui, voyant d'un œil égal la vérité et l’er-reur, accepte toutes les idées et toutes les croyan-ces. 11 offre quelque ressemblance avec Voltaire , etil a contribué comme lui aux progrès du scepticismereligieux. Les œuvres de Goethe ont été réimpriméesplusieurs fois; les éditions les plus récentes sontcelle de Slultgard , 1827-1831, 40 vol. in-8, à la-quelle on a joint un supplément en 15 vol., 1832 etannées suivantes, et celle de Paris , 1835-37, 4 vol.grand in-8. 11 exisle dans notre langue plusieurstraductions de Werther, d' Hermann et Dorothée,de Faust (notamment celle de M. Henri Blaze , 1840,in-12), des Affinités électives, du Théâtre, du Divanoriental et des Mémoires. On a aussi traduit en1829 les Années d'apprentissage, et en 1831, lesAnnées de voyage de Wilhem Meisler. En 1837,M. Martins a trad. les Œuvres d’Ilisl. nnt. de Gœthe .On doit à M. X. Marmier des Eludes sur Gœthe , 1835.
GOETHËBORG. Voy. gothemiiourg.
GOETTINGUE, en allemand Gœltingen , ville duroy. de Hanovre ( Hiidcshcim ), ch.-l. de princi-pauté , sur la Leine, à 97 kil. S. E. de Hanovre ;11,000 hab. Université célèbre, dite Georgia Augusla;bibliothèque (une des plus riches du monde), jardinbotanique, musée, observatoire, collections scien-tifiques nombreuses ; magnifiques établissementspour les sciences, les arts, etc. Société royale fondéeen 1750. Industrie active. Nombreuses imprimeries,instruments de mathématiques et de physique, etc.— Jadis ville hanséalique ; elle fut très activejusqu'à la guerre de Trente - Ans. L'universitéde Gœttingue fut fondée en 1735 par le roi Geor-ge 11. Parmi ses professeurs les plus célèbres onpeut citer: Blumcnbach, Ileercn , Hugo, Gieseler,Lücke, Gœschcn, Siebold, Gauss, Ottfried Muller ,Mitschcrlich, les frères Grimm, Wendt, Ilerbardt,etc. Elle est suivie par 1,200 ou 1,500 étudiants.
goeitingue (principauté de), principauté du roy.de Hanovre, dans le gouvernement d'Hildesheim ,formait jadis un état particulier (compris dans lecercle de Basse-Saxe ), qui appartenait à une bran-che de la maison de Brunswick, et qui, à l’extinc-tion de cette branche, passa à la principauté deKalenbcrg. Elle a pour bornes le Brunswick au N.et à l'E., la Saxe prussienne et la Hesse électoraleau S. : 05 kil. sur 50; 170,000 hab. Villes princi-pales, Gœttingue, Nordheim, Uslar, Minden , etc.
GOETZ DE BERLICHINGEN. Voy. beri.ichingen.
GOFEIN (Hubert), maître mineur de la houil-lère d'Ans, près de Liège , sauva d'une manière hé-roïque, et au péril de sa vie , 70 ouvriers qu'uneinondation avait surpris dans la mine et menaçaitd’y engloutir (1812). 11 fut, en récompense, décorépar Napoléon de la croix de la Légion d'Honncur.
GOG et MAGOG, êtres mystérieux dont parle ljBible dans plusieurs endroits, et qu'elle représentecomme rois de peuples géants, ennemis d'Israël .Dans l'Apocalypse , Gog et Magog jouent le rôled’Antéchrist. Mahomet, dans le Coran , en parledans un sens analogue. — Quelques savants ont voulureconnaître sous ces deux noms, soit les Scythes,soit les Persans. — On désigne aussi sous le nom deGog et de Magog deux énormes statues de guer-riers saxons placées Londres devant la porte duGuildhall (hôtel—de—villo).
GOGNA , riv. des Etats sardes. Voy. agogna.
GOGO, ville d’Abyssinie, dans le roy. d'Amhara ,à l'E. du lac Dembca.
gogo, ville de l'ilindouslan (Bombay), par 21» 4.lat. N., 70° long. Ë., sur la côte occidentale dugolfe de Bombay. Construction de vaisseaux. Habi-tants d'origine abyssinienne ; bons marins. Com-merce actif, surtout avec Bombay,
GOGRAH, dite aussi sardjou ou deva (c.-îl-q.Divine), Elgoramis d'Arricn? riv. de l'ilindoustan,sort des monts Himalaya , dans l'ancienne prov.d’Aoude; baigne Barlapour, Eizabad, Aoude; reçoitle Kali, le Rapty, et tombe dans le Gange à Mandji.Les Hindous la regardent comme sacrée.
GOGUET (Antoine-Yves), conseiller au parlementde Paris, né danscelte ville en 171G, mort de la va-riole en 1758, est connu par un bon ouvrage, inti-tulé: De l’origine des lois, des arts et des sciences,et de leurs progrès chez les anciens peuples, Paris ,1758, 3 vol. in-4, fig. ; l'édition la plus récentedecet ouvrage est celle de 1820, 3 vol. in-8.
GOHIER (L.-Jérûme) , ministre cl directeur dela république française, né en 1740 en Touraine ,mort en 1830, exerça d'abord la profession d'avo-cat, se prononça avec forco contre les parlemenlsimprovisés du chancelier Maupcou, fut chargé parles états de Bretagne de la défense des droits delà pro-vince et rédigea à cet effet un mémoire dans lequel ilprotestait contre les mesures du ministre iîrienne.En 1791, il fut nommé membre de l'Assemblée lé-gislative , où il combattit la formule dureraientcivique imposé aux prêtres. Après le 10 août, il fuichargé de faire un rapport sur les papiers trouvesaux Tuileries , et s’acquitta de ce devoir avec quel-que modération. En 1799 il fut appelé à remplacerTreilhard au Direcloire, et se montra, avec Moulinet Roger-Ducos, l'adversaire de Sieyès . Au,18 bru-maire, Goliier, qui était alors présldenlduDirectoire,protesta avec énergie, mais inutilement, contre aviolence qui lui était faite. Il vécut depuis dansretraite. H a publié des Mémoires, 1824,2 v.m-'GOIS (Et.-Pierre-Adrien), statuaire, né en LéiaParis, m. en 1823, remporta le grand prix de sc “ Pture à 17 ans, fut admis à l’Académie en 1 / dM* .prof, en 1770, et passa toute sa vie dans son atelie.cite de lui L’Hôpital, au grand escalier des 1 ™»*’Molé. k l’Instit., St Vincent, k St-Gerin.-l Auxerro•
GOITO, bourg de Lombardie , sur lar. d. du M'nwjà 12 k. N. O. de Jlantoue. Les Piémontais y ob inr. sules Autrichiens le 30 mai 1848 un avantage “P“ ,'
GOJAM ou Godjam, prov. d’Abyssinie (Aau S. du lac Dcmbea, au N. de la I ,r0 V RiX»
Hautes montagnes qui renferment lasource 1
el-Azrek (Nil bleu ). Exploré en 18 46 p.M.dAbbaa»
GOKORNA, ville de l’Inde (Madras), sur la meh
115 k. S. E. de Goa . Célèbre temple <e
GOLCONDE, ville célèbre de l’Inde , dan» j! • un rocher, à 2 H 1 '.”
de Décan (Bedjapour ), sur un , r , oa 'V,’ iVlat. N-,d’Haïderabad, par 7G° 15’ long. E-, y , j^idi-est l'entrepôt des diamants recueillis da | a
na et le Pcnnar: c'est dans cette vil jj e Telin-laille. Golconde était jadis capitale du r )• encoregana ; auj. elle est très déchue maisie letrès forte (et même imprenable, selon . \ aelle sert de trésor au nizarn et de prison