née en 1753 au bourg de Standingûeld, dans leSuffolk, morte en 1821, était fille de pauvres fer-miers, et quitta à 18 ans ia maison paternelle pourchercher à soulager l'infortune de sa famille ; ellevint à Londres pour entrer au théâtre, et y épousaen 1772 l’acteur Inehbald, qui la laissa veuve dès 1777.Née bègue, elle n’obtint que de médiocres succès surla scène. En 1789, elle la quitta pour les lettres. Ona d’elle plusieurs comédies qui ont réussi, et deuxromans que l’on met au nombre des plus joliesproductions échappées à la plume d'une femme;ce sont : Simple Histoire (1791), Nature et Art(1796), traduits en français par Deschamps. On luidoit aussi une collection du théâtre anglais , avecdes préfaces biographiques et critiques, qui la fontrechercher. Mistriss Inehbald avait rédigé d'inté-ressants mémoires, qui n’ont paru que d’une ma-nière fort incomplète, Londres , 1824.
1NCHOFEK (Melchior), jésuite hongrois , né en1584, mort en 1648, étudia chez les Jésuites àRome, fut envoyé par ses supérieurs à Messine pour y enseigner les mathématiques, puis à Mace-rata et à Milan . On a de lui : Tractatus syllepticus,Rome, 1633 (il y combat le système de Copernic et de Galilée ) ; Annales ecclesiaslici regni Hmigariœ,Rome , 1644. On lui a attribué à tort la Monarchiedes Solipses (satire contre les Jésuites ).
INC1TATUS, nom que l’empereur Caligula don-nait à son cheval, parce qu’il était vif et ardent.Il voulut le nommer consul avec lui.
INCOLISMA, nom latin (I’angoulême.
INDE ou INDES ORIENTALES, nom donné vul-gairement à deux grandes péninsules de l’Asie mé-ridionale, séparées par le Gange , et qui sont ditesInde en-deçà du Gange ou Inde Cisgangélique, Inde au-delà du Gange ou Inde Transgangélique, termesauxquels plusieurs géographes modernes ont sub-stitué ceux A'Hindouslan (Voy. ce mot) et d 'Indo-Chiné, à cause delà position de celle-ci entre l’Inde proprement dite et l’Empire chinois.
I. inde cisgangétique, grande presqu’île de l’Asie méridionale, s’étend de 7° 27’ à 31° 40’ lat. N., etde 65°à 90° long. E. Elle a la forme d’un triangledont la pointe est au S., la hase au N. : le côtéoccidental est baigné par la mer des Indes, celuide l'E. par le golfe de Bengale; au N. il a pourlimite les monts Himalaya , qui le séparent du Thi-bet. Sa longueur est de plus de 3,000 kil. du Nordau Sud.; sa largeur est de 2,500 kil. de l’E. àl’O. ;sasurface excède 3,160,000 kil. carrés, et sa populationmonte, dit-on, à 134,000,000 d’hab. Les divisions del’Hindoustan ont beaucoup varié. D’après M. Balbi,l’Inde en-deçà du Gange peut se partager géogra-phiquement en quatre régions, Yllindoustan sep-tentrional, comprenant les contrées montueuses àl’E. du Setledje jusqu’aux frontières du Boutan ,plus la vallée de Cachemire ; Yllindoustan méridio-nal, comprenant la plus grande partie de l’ancienempire mongol ; le Décan septentrional , s’étendantdepuis la Nerboudda au N. jusqu'à la Toumbedraet la Krichna au S. ; le Décati méridional, termi-nant le continent et s’étendant jusqu’au cap Como-rin. Quant aux contrées renfermées dans ces quatregrandes divisions, en voici le tableau :
Gheroual.
Moultan.
Sind.
Katch.
Guzzerat.
Malwa.
Adjemir.
> Agrah.
Etats indépendants.
Aoude.
Hindouslan mérid. i gèhar*^'
Bengale.
Kandeich.
Aurengabad.
Haïderabad.
Bérar.
Gandouana.
Circars septentrionaui,Kanara.
Malabar.
Kotchin.
Travancor..
Décan méridional . \ Coïmbetour.
Karnatic.
Salem ou Barramahal.Maïssour .
Balaghat.
A cette 4* région se joignent les archipels desLaquedives et des Maldives , plus l'île de Ceylan.Quant à la division politique actuelle, la voici;
I Confédération des Seikhs.Principauté du Sindhi ouSind.
Royaume de Sindhia.Royaume de Népal .Royaume des Maldives .Inde anglaise ou Empire indo-britannique , com-prenant des possession!immédiates et des posses-sions médiates. Voy. ci-après INDE ANGLAISE.Territoires appartenant;Aux Portugais (Goa.Da-maun, Diu. dans leGuue-I rat et le Bedjapour ) ;
I Aux Français ( Pondi-
v bar et Sirampour).
Ces différents états sont fort inégaux entre eux.L’Inde anglaise l’emporte immensément à elleseule sur les huit autres états réunis. Ensuite vicnlla Confédération des Seikhs.
Les monts Himalaya , qui bornent au N. l’Hin-doustan, y étendent de nombreuses ramifica-tions ; plus au S. se voient les Gates, les Niigherri,les monis Vindhia, et enfin, dans l’île de Ceylan,le pic d’Adam ou Hamazel. Parmi les fleuves les pimremarquables, sont d'abord le Gange et le Sino(Indus), grossis chacun par une multitude d’affluents(Hougly, Bagirathy, Djemnah, Setledje, etc.):en-suite viennent le Brahmapoutre , presque aussi con-sidérable que le Gange ; le Godavéri, la Nerboudda.la Krichna, le Tapti , le Kaveri. — Le climat varieselon la hauteur à laquelle on s’élève; mais desqu’on n’est plus sur les montagnes, il est généra-lement très chaud. On ne connaît aux Indes quedeux saisons, la sèche et la pluvieuse ; dans celle-ci,l’eau tombe à torrents, les fleuves couvrent la cam-pagne. Deux moussons se partagent l'année ; celledu N. qui souffle de mai en octobre, celle dus.qu’interrompent quelques vents moins constants(entre autres un vent d'ouest ou de terre qui ®souvent meurtrier). Les orages sont épouvantai»,le vent suffit pour déraciner de vieux arbres. L®estgénéralement sain ; mais il survient fréquemme 111des épidémies, surtout le choléra, qui enlèvent beau-coup de monde. Le sol est d’une fertilité incom-parable en grains, fruits, riz, coton, plantes tins-
Etats européens.