tonales et odoriférantes, sucre, indigo, safran, etc.Forêts remplies d’arbres magnifiques et précieux(sandal, cocotier, manguier, gommier, etc.).Mines d'or, d'argent, de cuivre, d'étain, de zinc,de sel : beaux diamants (ceux du Bengale et deBundelkand sont les plus beaux de l'univers),rubis, saphirs, améthystes, tourmalines, etc. Unefoule d'oiseaux au riche plumage y peuplent lesforêts: la mer, les rivières fournissent une pêcheabondante; le mytile à perles est très commun au capComorin. Mais aussi lesanimaux funestes fourmillentdans l'Inde : scorpions, serpents venimeux, mousti-quesen quantités innombrables,gavrals (ou crocodilesd'Asie), lions, hyènes, panthères, tigres (nulle partils nesont plus beaux que dans l’Inde ). — Les habi-tants de l'Hindoustan appartiennent à beaucoup deraces diverses. Outre les Hindous qui sont les indi-gènes, on trouve chez eux des Malais, des Mongols ,des Chinois, des Guèbres ou Parsis, des Arabes ,des Turcs, et en général beaucoup de Mahométans,enfln depuis le dernier siècle un très grand nombred'Européens, surtout d’Anglais . Les Hindous, quiforment la majorité, sont très doux et peu propresà la guerre ; iis sont polygames, vivent presqueexclusivement de céréales, et vénèrent, entre au-tres animaux, le bœuf et l'éléphant. Ils sont or-ganisés en quatre castes : brahmes ou prêtres ;chatoyas (ou shalrias ), guerriers ; viaïshias ou mar-chands; soudras ou artisans : on nomme pariasou tchandalas ceux qui ont perdu leur caste ; ilssont méprisés, abhorrés, et comme mis hors laloi. On ne sait si certaines tribus guerrières, tellesque les Maltraites, les Pindaris , les Seikhs , les Nairs,sont de race hindoue . Chacune des racesqui habitentl'Hindoustan a sa religion propre; les Turcs exer-cent le mahométisme, les Guèbres le culte de Zo-roastre ; lesHindous suivent, les uns le brahmanisme,qui lui-même se divise en un grand nombre de sectes,les autres le bouddhisme (Voy. ces noms). On parleau moins 20 langues dans l’Hindoustan : les prin-cipales sont le bengali, le kanara, le mahratte, lelélinga, le malabar, le tamoul : toutes dériventVeux langues mortes, qu’on nomme langues sa-crées, le sanskrit et le pâli : la première est uneues plus belles et certainement la plus riche que011 ,‘r°. nna ' sse les langues de l’Europe paraissenten dériver. L'Inde possède une des littératures lesplus riches et l’une des plus anciennes dumonde: elle se compose des vidas, livres sacrésuxquels se rattachent les upavedas et les puranas,astes commentaires qui contiennent toute unecyciojrôdie; de plusieurs poèmes immenses, tels! 1 , -''ukabarata, le Ramayana ; d'un grand nom-rJ, t drames : en fin d'ouvrages philosophiques, où?.™ ve représentés tous les systèmes de la GrècePi a n < ! ue ceux des temps modernes, etc.
, a 6 ? a ^ totalement explorée que dans le. e ^ner. Bans l'antiquité, les Grecs, jusqu'aun d Alexandre, ne la connurent que de nom.la fir 18 i 6 j ^P?n ue > diverses expéditions successivesP® m ieux en mieux connaître. AlexandrePn ‘??? arlie du B en djab où régnait Porus (ouRzic, a i t?? cenc '^'eSindjusqu’àson embouchure.P,m„« US • ^ lca tor alla plus loin, pénétra jusqu'auetéinhi'i a i n<,uit Sandrocottus (Chandra-Goupta),ri io„ u- i ‘'exilons commerciales entre ses sujetsdîwnt lndo ! IS - Les Lagides, de leur côté, ne tar-eui ™vJl aS à ? lr , iger d ' E SyP te en Inde des Hottesdps Rôion a \ ent c ' lar 8.ées de denrées. La décadencecomme™- 01 !* 108 raletlti t pour un temps les relationsSoc, ù ale aa. en , tre llnde et l'Occident : aussi a-dant^nn ve-M tai s 8U F 1 Inde à eette époque. Cepen-Plusieura «ml? C0l i r im Pé r 'ale de Byzance recevoirnotre ère ?” bas . sad es indiennes ; au vi* siècle degrande miu-” 1 °J ne 9, osm as Indicopleustes visita unegrande parue de l'Inde et en rapporta le ver à
soie. Les conquêtes des Musulmans au commence-ment du vin' siècle, et notamment celles de Ko-taïbah, général du calife Abd'oui-Melek, qui sou-mit les rives du Sind vers l’an 707, ajoutèrentaux connaissances que l'Occident possédait déjà surl'Inde. Jusqu’au xv' siècle, l’Europe ne reçut desnotions sur cette contrée que par les écrivainsarabes ou par les récits isolés de quelques voya-geurs; mais en 1497, Vasco de Gama doubla lecap de Bonne-Espérance , et vint aborder sur lescôtes occidentales de la presqu’île cisgangétique.Pendant le xvi' et Se xvir siècle toutes les côtes del'Inde furent explorées par les Portugais et le»Hollandais; cependant ces deux peuples ne possé-dèrent jamais que des places maritimes et ne pu-rent point pénétrer au sein du pays; il était ré-servé aux Anglais d’explorer et de soumettre àleur domination cette vaste contrée ; la conquêtede l’Inde , commencée par ces derniers au milieudu xviti' siècle et continuée jusqu'à nos jours, estaujourd’hui presque entièrement achevée.
Histoire. Les commencements de l'histoire del'Inde sont entièrement fabuleux ; les Hindous fontremonter leur origine à une antiquité exagérée ;cependant, en réduisant leurs calculs à de justesproportions, on peut placer le commencement de lapremière dynastie de leurs rois (celle des roisChan-dras) à l’an 3200 av. J.-C. Les listes indiennes men-tionnent entre autres princes Bardht, qui vivait unsiècle après le déluge, et Djadouster, qu’on place19 siècles av. J.-C. Jusqu'au xi' siècle de notre ère,on ne connaît de l’histoire de l'Inde que ce quenous en apprennent les relations que les Grecs etles Arabes purent avoir avec eux. L’histoire vrai-ment authentique de l'Inde ne commence guèrequ’à l'an 1000 de J.-C., époque de la conquêted une grande partie de l’Inde par les Gaznévides .En 1034, Mahmoud le Ghaznévide avait soumistoute la partie septentrionale et occidentale de l’Inde jusqu’au Bengale -. l’Inde était alors partagée, entreun nombre infini de radjahs, parmi lesquels les rad*-jah* de Lahore étaient les plus puissants ; ceux-cirestèrent encore quelque temps indépendants. Vintensuite la dynastie des Ghourides (1185-1289), quiétendit sa domination sur l'Inde entière et y fitrégner le mahométisme ; les Ghourides cédèrent laplace aux Afghans Chilligis, qui devinrent tributai-res des Gengiskhanides , puis des Patans et enfindes fils de Tamerlan (1398), et qui s'éteignirent en1413. Cependant l’empire de l'Inde ne passa auxenfants de Tamerlan qu’après la mort d’un usur-pateur, Chizer ou Keser-Khan (1414-1421), et l'ex-tinction de la courte dynastie des Afghans Lodis(1448-1525); alors Baber, un des petits-fils de Ta-merlan , vainqueur des Afghans et des Patans, établitle célèbre empire mongol qui finit par embrasserpresque tout l’Hindoustan et qui atteignit son apogéesous Aureng-Zeyb. Mais ici, comme dans tous lesgouvernements despotiques de l’Asie , la mollesse,le trop de puissance des gouverneurs de provinces,les rivalités des prétendants au trône, affaiblissentbientôt les ressorts de l’état. Le terrible Nadir pilleDelhi (1739), et laisse l’empire mongol irrémédiable-ment affaibli. Les soubabs et nababs mongols, les rad-jahs et les tribus de race hindoue , surtout les Mah-rattes et les Seikhs, se soulèvent. Jusqu’alors les co-lonies européennes dans l’Inde n’avaient eu que peud’importance et ne s'éloignaient pas encore des côtesde l’Océan. Les gouverneurs français Labourdonnaiset Dupleix profitent de l’affaiblissement des Mongols pour agrandir la France dans l’Inde (1745-1756);mais la cour de Versailles les laisse à eux-mêmes:alors les Anglais , sous la conduite de Clive et deWarren Hastings , reprennent le rôle que déserteLouis XV ; ils commencent par fonder la dévanniedu Bengale , font du nabab d’Aoude leur vassal,