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paternelle. Craignant ensuite la colèred’Esail, il se ré-fugia en Mésopotamie, chez Laban , son oncle, qu'il ser-vit pendant 14 ans, et dont il épousa successivementles deuxfdles, LiaetRachel. 11 retourna ensuite dansson pays, malgré les vives instances de son beau-père. Au milieu de la route,il rencontra un ange sousune forme humaine, lutta avec lui la nuit entière, etdemeura victorieux. Depuis ce temps Jacob portale surnom d’Israël (qui a lutté avec Dieu ), quel’ange lui avait donné. Peu après, ayant su qu'Esaü venait l'attaquer suivi de 400 hommes, il alla au-de-vant de lui et l'apaisa par sa soumission et ses pré-sents. 11 s'arrêta d'abord à Sichem , puisse fixa a Bé-thel, où il eut ladouleur de se voir enlever son fils chériJoseph , que ses frères vendirent par jalousie. Maisquelques années après, il apprit que ce fils vivait enEgypte , et il se rendit près de lui (vers207 (!). Pharaonle combla de biens, et lui donna la terre de Gessen,où il s’établit avec ses enfants. 11 mourut environ17 ans après, âgé de 145 ans. 11 avait eu 12 enfants :Ruben, Lévi, Dan, Gad, Issachar, Joseph, Siméon ,Juda, Nephtali, Aser, Zabulon et Benjamin . Dixd’entre eux donnèrent leur nom à dix des douzetribus. Joseph ne donna point son nom à une tribu;mais ses deux fils, Ephraïm et Manassé , devinrenteux-mêmes chefs de deux tribus. Lévi ne donnapas non plus son nom à une tribu ; il fut le chefdes Lévites , voués au culte.
jacob, chef des Pastoureaux qui ravagèrent laFrance au xm« siècle. Voy. pastoureaux.
jacob zanzale, hérésiarque. Voy. zanzale.
jacob-ben-leith , chef de la dynastie des Soffa-rides en Perse. Voy. yacoub.
jacob-de-saint-chari.es (le père), savant biblio-graphe, de l’ordre des Carmes, était né à Châlons-sur-Saône en 1608 ; il fut bibliothécaire d’Achillede Harlay , alors procureur général, et depuis pre-mier président, et mourut chez ce magistrat en1670. Ses principaux ouvrages sont : Bibliolhecapontificia, Lyon , 1643, in-4, réimprimé en 1647(compilation qui va jusqu'à Urbain VIII ) ; Traitédes plus belles Bibliothèques, in-8, Paris , 1644 ;Bibliolheca Parisina, in-4 (pour les années 1643-1650); Bibliolheca Gallica universalis (pour lesannées 1643 à 1653).
JACOB1 (Fréd.-Henri), philosophe allemand, néà Dusseldorf en 1743, mort en 1819, occupa plu-sieurs places dans l’administration, fut conseillerprivé à Dusseldorf , et devint en 1804 conseiller deBavière et président de l’Académie des Sciences deMunich . II a publié un grand nombre d'ouvragesde philosophie et do littérature. Gomme philosophe,il fut un des adversaires de Kant , et proposa unedoctrine mystique qui fondait toute connaissancephilosophique sur le sentiment, sorte d'instinct parlequel l'âme atteint immédiatement les vérités lesplus importantes, Dieu , la Providence, l’immortalitéde l’âme. Ses principaux ouvrages sont : Lettressur la doctrine de Spinosa, Breslau , 1785; DeHume et de la foi, ou de l'idéalisme et du réalisme,1787; Lettre à Fichte , 1799. Il esi aussi l'auteur ducélèbre roman de Woldemar, dans lequel il combattitla morale de l'intérêt personnel. Ses Œuvres ontété publiées à Leipsick, 1819-20, 6 vol. in-8.
jacobi (Jean-George), poète allemand , frère duprécédent, né en 1740 à Dusseldorf , mort en 1814,était chanoine d’Halberstadt , et professa successive-ment l'éloquence à Halle, et les lettres à Fribourgen Brisgau. Il a composé des épîtres en vers, descantates, des comédies, des fables, etc. Il avait prispour modèle Grcsset, Chapelle et Chaulieu ; onestime son Voyage d'hiver, traduit par Armandry,Lausanne , 1796. Ses Œuvres forment 5 vol. in-8,Zurich , 1812.
JACOBINA, ville du Brésil (Bahia ), ch.-l. d’unecomarque de même nom. à 270 kil. N. 0. de San-
Salvador , par 11 0 26' Iat. S., 42° 4' long. 0. Céréales,sucre, coton , oranges, raisins. Chevaux estimés. ’
JACOBINS, nom donné en France à l'ordre desDominicains parce que leur premier couvent à Pa-ris fut établi rue Saint-Jacques (1219). Iis avaientaussi dans la rue Saint-Honoré un couvent devenucélèbre comme siège du fameux club des Jacobins.
jacobins (club des), société populaire, forméedès 1789, à Versailles , fut d’abord connue sous lenom de club Breton , parce qu’elle avait été créée pardes députés de la Bretagne . Quand l'Assembléenationale eut été transférée à Paris , le club s'y trans-porta aussi, et prit alors le titre de club des Amisde la Constitution. On lui donna vulgairement lenom de club des Jacobins , parce qu’il se réunissaitdans l'ancien couvent des Jacobins , rue Saint-Ho-noré (dans l’emplacement du Marché Saint-Honoréactuel). Ce club avait à sa tête des députés de l'o-pinion la plus avancée. On s’y occupait de discuterà l’avance les questions qui devaient être proposéesà l’Assemblée nationale et de préparer les nomina-tions et les résolutions. Robespierre en fut long-temps le chef. Ce club fut le principal instigateurdes mesures les plus sanguinaires, et se signala telle-ment, surtout sous la Convention, par son exal-tation républicaine, que l'on étendit le nom Ac Ja-cobins à tous les démagogues; il domina long-temps la Convention ; mais il perdit tout créditaprès la chute de Robespierre , et fut fermé le 21brumaire an in (il novembre 1794). La pluparlde ses membres se réunirent au club du faubourgSaint-Antoine .
JACOBITES, secte religieuse de l’Orient, quieut pour chef Jacob Zanzale, évêque d’Edesse en541, et qui s'est continuée jusqu'à nos jours dansdifférentes parties de l'Asie , particulièrement enSyrie, en Ethiopie et en Arménie ; leur chef résideà Kara-Amid, capitale duDiarbékir. Ces seclaircsnereconnaissent en Jésus-Christ qu’une seule nature,lanature divine, et pour cette raison ils sont encoreappelés Monophysiles. — Le nom de Jacobites aaussi été donné aux partisans de Jacques 11 et deson fils Jacques III en Angleterre , après la révolu-tion de 1688.
JACOPONE DE TODI, vieux poète ascétiqueitalien, né à Todi au milieu du xm e siècle, morten 1306, exerça d'abord la profession d'avocat.Ayant perdu sa femme, il entra chez les Frères Mi-neurs. Il reste de lui des Cantiques spirituels (Ve-nise , 1617, in-4), parmi lesquels on remarque leStabal Mater.
JACOTOT (Jean-Joseph), célèbre instituteur, neen 1770, mort à Paris en 1840, était avant la révolu-tion capitaine d'artillerie. II fut, lors du rétablisse-ment des études, appelé à l’école centrale de i-jon, professa successivement le latin, les mathém -tiques et le droit; devint, sous l'Empire, sécrétaidu ministre de la guerre , puis sous-directeurl’Ecole Polytechnique ; fut pendant les Cent-JOmembre de la Chambre des Représentants ; qula France lors de la 2'Restauration (1815), se
en Belgique ; fut nommé professeur de bttera
française à l’universilé de Louvain , enfin direde l’Ecole militaire de Belgique, et ne renw ^France qu’après la révolution de 1830. Hsur lui l’attention publique en 1818 en anno 'une nouvelle méthode d’enseignement “J 11 .,.par laquelle il seproposait d'émanciper les vite 9ces ; il prétendait que tout homme, tout enta >en état de s’instruire seul et sans maître, qn ,,fit pour cela d’apprendre à fond une chose ^jtrapporter tout le reste ; que le rôle du men ^se borner à diriger ou à soutenir l’atteni (l’élève ; en conséquence il proscrivait les aexplicaleurs. 11 proclamait comme basej 0 jtdoctrine certaines maximes paradoxales q