JERO — 919 — J ERU
sonnant de la trompette; les murs de la ville s é-croulèrent d’eux-mêmes. Elle fut depuis rebâtie etredevint florissante. Titus et Vespasien 1 assiégèrentet la prirent. Elle subsiste encore aujourd’hui, maisha aucune importance ; elle est dans le pachalik deDamas en Syrie . . ,
JERICHOW, bourg des Etats prussiens (Saxe ), à13 kil. N. 0. de Genthin, près de l'Elbe ; 1,100 hab.Il donne son nom à deux cercles de la régence deMagdebourg, dans la Saxe prussienne : l'un a pourch.-l. Lohburg et compte 39,000 hab. ; l'autre apour cli.-l. Genthin et compte 35,000 hab.
JËRIM, ville d’Arabie, dans l'Yémen , à 130 kil.S. E. de Sana , par 14° 17' lat. N., 41° 61’ long. E.Petit château-fort, sur un rocher escarpé.
JERNINGBAM (Edward), poète dramatique an-glais , né en 1727 d’une famille catholique du comtéde Norfolk, mort en 1812, fut élevé au collège an-glais de Douay, puis à Paris , et entra dans l’église.Il se fit d’abord connaître par quelques petits poè-mes : le Déserteur, 1769; les Funérailles du moinede la Trappe, 1171; le Curé suédois , 1775; lit re-présenter en 1777 Marguerite d'Anjou , en 1794 leSitge de Beruiick, en 1795 the Welsh Heiress (l’Hé-ritière du pays de Galles), comédie. Ses œuvres ontété réunies en 1806, 4 vol. in-S.
JÉROBOAM, auteur du schisme des dix tribus,avait d'abord été ministre de Salomon , et avait été
disgracié parce prince.Roboam.tilsdeSalomon, ayant
soulevé le peuple par ses vexations, dix tribus la-bandonnèrent et élurent pour roi Jéroboam , qui futainsi le premier roi d’Israël (962 av. J.-C.). 11 éta-blit à Sichem le siège de son empire, et fit éleverà Béthel et à Dan deux veaux d'or qu'il ordonnad’adorer. Un jour qu’il sacrifiait à ses faux dieux, leprophète Jadon lui prédit la ruine de son culte etla mort de ses prêtres. Le roi, furieux, étendit lamain pour le faire arrêter, mais sa main se séchaaussitôt ; il n’en reprit l'usage que par l’effet desprières du prophète. 11 mourut en 943, laissant letrône à Nadab son fils.
Jéroboam ii, roi d’Israël de 817 à 776 av. J.-C.,reprit sur les Syriens Damas et llamath, et reculales bornes de son empire au nord et au midi; maisil se déshonora par ses injustices, sa mollesse et sesimpiétés.
JEROME (saint), ïlieronymus, docteur de l’égliselatine, né vers 331 à Stridion en Pannonie , d’unefamille riche, vint de bonne heure à Rome où ilétudia sous Donat et où il se fil baptiser; voyageadans la Gaule, dans l’Asie ; visita les saints lieux etfut ordonné prêtre par Paulin, évêque d'Antioche .De retour à Rome (378), il devint secrétaire dupape Damase ; il fut en môme temps chargé d’ex-pliquer publiquement et de traduire les Ecritures,et opéra un grand nombre de conversions. Après lamort de Damase, il retourna en Palestine et s’en-ferma dans un monastère à Bethléem . 11 en fut™^ ss é par des hérétiques, et mourut peu après, en420. Saint Jérôme a laissé un grand nombre d'é-crits, les uns historiques, les autres polémiques,dans lesquels il combat les hérétiques de son temps,Vigilance, Jovinien, Pélage; mais son plus beau titreest sa traduction latine de la Bible, faite sur l’hé-breu , connue sous le nom de \ulyate et adoptéecomme canonique par le concile de Trente . SaintJerome a un style pur et éloquent ; mais il se laisseentraîner à de vifs emportements. La meilleureédition de ses Œuvres est celle de Martianay, Pa-lis, 1693-1706, 5 vol. in-fol. Sa fête tombe le 30septembre. Saint Jérôme a donné son nom à l’or-dre des Riéronymiles.
Jérome de Prague , disciple et partisan fanatiquee Jean tluss, né à Prague , défendu son maître ac-cuse devant le concile de Constance (1415). La crainteu supplice lui fit un instant abjurer ses opinions;
mais il rétracta bientôt cette abjuration et recom-mença à prêcher avec une nouvelle ferveur. U futbrûlé à Constance en 1416: comme son maître, ilsubit le supplice avec courage. 11 a laissé des écritsqui se trouvent avec ceux de Jean Huss.
Jérome emiliani , fondateur de la congrégationdes Somasques. Voy. somasques .
JËRONYMITES. Voy. hiéronymites .
JERSEY, Cœsarea, île de la Manche , à 25 kil. O,de la côte du dép. de la Manche. Quoique si voisinede la France et parlant franç., elle app. à l’An-gleterre et dépend du comté de Soulhampton. Elle a22 kil. sur 15 ; 40,000 hab. Ch.-L, St-Helier. Onla divise en 12 paroisses. Elle est montagneuse etenvironnée de rochers qui en rendent l’accès diffi-cile.Climat doux et tempéré, sol ferlile dans les par-ties basses et les vallées. On y cultive les grains etles légumes. Les côtes produisent du varec enabondance. On y trouve une grande quantité depoissons, huîtres, homards, moules, etc. Cidre, bé-tail, pommes de Jerre, etc. — Cette île, jadis com-prise dans ie duché de Normandie , appartient àl’Angleterre depuis le règne de Henri I ; cependantelle a toujours élé régie par ses propres lois. LesFrançais ont fait pour la recouvrer de vains efforts.
jersey ou paulus-hook , ville des États-Unis (New-Jersey), sur l’Hudson, vis-à-vis de New-York .Verrerie, porcelaine fine, tapis, etc.
jersey (new-), un des États-Unis de l’Amériquedu Nord , par 38° 57’-4D> 12’ lat. N. et 76» 29’-80° 46’ long. 0., borné au N. par l’état de New-York, à l’E. par l’Océan et la rivière d'Hudson quile séparent encore de l’état de New-York, au S. parla baie de Delaware qui le sépare de l’état de cenom, à l’O. par la rivière de Delaware qui le sé-pare de la Pensylvanie : 260 kil. sur 90; 320,000hab. Ch.-l., Trenton . La surface de cet état estmontagneuse au N., entrecoupée de vallées et decollines au centre, plate au S. 11 est arrosé par lePasaic, le Rarilan, l’Egg-Ilarbour-River, etc. Climattempéré au S. E., froid, mais sain au N.; sol fer-lile en grains, pommes de terre, légumes et fruits :nombreuses mines de fer. Forges, fonderies, usinesà fer, tanneries, cordonnerie, elc. Commerce ex-térieur peu important. — Hudson visita le premierla côte du New-Jersey au commencement du xvn esiècle; les Hollandais y viorentensuite.L’AnglaisDela-ware laissa son nom à la baie de Delaware qu’ildécouvrit (1610). Jacques 1 donna l'investiture dece territoire à la Compagnie anglaise de Virginie,qui néanmoins ne s'y établit pas; les Hollandais ybâtirent le fort Nassau (auj. Glocester ), et les Sué-dois colonisèrent une autre partie du New-Jersey ,qu’ils nommèrent d'abord Ilelsingborg, puis Nou-velle-Suede ; les Hollandais expulsèrent les Suédois,et furent à leur tour expulsés en 1664 par les An-glais, qui donnèrent au pays le nom de New-Jersey ,et qui l’ont conservé jusqu’à la déclaration de l’in-dépendance.
JÉRUSALEM , Ilierosolyma des Grecs et desRomains, ville antique de la Palestine , capitalede la tribu et du royaume de Juda, était situéeà peu près à égale distance de la Méditerranée etdu lac Asphaltite, vers les sources du torrent deCédron , par 31° 46' lat. N., 33° 41' long. E.Son enceinte, que l’historien Josèplie évalue à 33stades de circuit, était entourée de triples murs;on y pénétrait par 13 portes. La ville était con-struite sur plusieurs collines disposées en amphi-théâtre et dont les principales étaient, celles de Sion et d’Acra ; à l’O. se trouvaient la vallée de Hinnon etle quartier dit Maspha, à l'Ë. la vallée de Josa-pliat et le mont Moriah ; la partie de la ville situéesur la montagne de Sion était appelée Haute-Villeou cité de David; on y voyait le palais de David et plus tard le palais d'Ilérode ou citadelle Anto-