JOFF — 923 — JOHN
tience vivait dans la terre de Hus (que l'on placeen Arabie ) à une époque incertaine, mais qui pa-raît être antérieure à Moïse (vers le xviii« siècleav. J.-C.). Job se vit en un jour dépouillé de tous«es biens, privé de ses dix enfants, puis fut dévorépar une maladie affreuse : il supporta tous ces mauxsans se plaindre. Touché de sa résignation, Dieu ,qui n'avait voulu que l’éprouver, lui rendit la santé,doubla ses richesses, lui donna une nouvelle fa-mille, et prolongea sa vie jusqu'à 140 ans. Un deslivres de la Bible contient le récit des malheurs deJob, ses conversations avec ses amis sur la justicede Dieu et les paroles que le Seigneur lui adressa :c'est un des plus sublimes morceaux de la poésiehébraïque. Ce livre a été traduit en prose parM. Laurent, 1839, en vers par M. Levavasseur, 1826,et plus récemment par M. Baour-Lormian , 1847.
JOBIE, île de l’Australie , séparée de celle deSchouten par le détroit de même nom : 150 kil. sur 40.
JOCASTE, femme de Laïus, roi de Thèbes , etmère d'OEdipe . Dans la suite, elle épousa sans leconnaître son propre fils OEdipe , qui la renditmère de quatre enfants, Etéocle et Polynice , An-tigone et ismène. Ayant enfin découvert l'incestequ'elle avait commis sans le savoir, elle se pendit
JOCONDE, Jocundus. Voy. giocundo.
JODAll, ville d’Espagne (Jaén ), à 16 kil. S. E.d'Ubeda : 4,000 hab. Sparlerie.
J0DELLE (Etienne), sieur du Lymodin, auteurdramatique de l’écoie de Ronsard, né à Paris en1532, mort en 1573, est le premier qui ait composédes tragédies imitées des Grecs, avec des chœurs ;il lit en ce genre Cléopâtre captive , Didon se sacri-fiant; il composa aussi une comédie en cinq actes,
Eugène, ainsi quediversaulres morceaux, et mérita de
figurer dans la pléiade poétique de CHarles IX . Ses verssont boursouflés, et remplis de pointes et de jeuxde mots. Ses Œuvres et Mélanges poétiques ontparu à Paris , 1574, in-4, et 1583, in-12.
J0DRUM, nom latin de la ville de jocarke.JOECHER (Chrétien-Théophile), savant biogra-pheallemand, né à Leipsick en 1694, mort en 1758,étudia d’abord en médecine, puis s'appliqua à lathéologie et à l’art oratoire, fil des cours de rhéto-rique de 1715 à 1730, dirigea le journal litté-raire dit Acta entdilorum de 1721 à 1739, remplitles chaires de philosophie, puis d'histoire à Leip-siel, et devint en 1742 bibliothécaire de l'univer-8 >té de cette ville. Son principal ouvrage est 1 All-gemeines Gelehrten-Lexikon ou Dictionnaire universeldes Savants, Leipsick, 1750, 4 vol. in-4, renfer-mant environ 60,000 articles, ouvrage d’une éruditionimmense. Ce Dictionnaire a depuis été complété parDunckel, 1753-60; par Adelung , 1784, et par Ro-termund, tsto.
JOËL, le 2' des 12 petits prophètes, fit ses pré-dictions vers Tan 700 avant J.-C., sous le vi'gned Lzftchias ou de Manassé, On a de lui trois chapi-tres dans lesquels il prédit la captivité de ISabylone,ta descente du St-Esprit et le jugement dernier.Joël ou johel, duc de Brelaane. Voy. Bretagne ..JOFEREDY.GEOTFROlouJbUlTROY, cardinal,ne en Franche-Comté au commencement du xv'siè-rie. prit de bonne heure l'habit religieux et s’élevarapidement aux premières dignités de l'Eglise. Lorsde l'avénement de Louis Xi (1461), il était déjàévêque d'Arras et sollicitait le chapeau de cardinal :le pape Pie Jl, qui voulait abolir la Pragmatique«onction, à la rédaction de laq. n’avait point con-couru le Saint-Siège , lui promit la pourpre romaine111 Pouvait déterminer Louis XI à supprimer cetî“; h y parvint en effet et obtint en récompense‘évêché d'Alby, outre le titre de cardinal. Toute-ois le parlement s'opposa à cette mesure et refusad enregistrer l’arrêt d’abolition. Joffredy mourut
en 1473. Investi de la confiance de Louis XI , il avaitété chargé par lui de plusieurs missions politiques.
JOGU1S, espèce de religieux ou pèlerins de l'Inde ,courent de pays en pays, vivant d’aumônes et sesoumettant aux austérités les plus rigoureuses.
JOHANN-GEORGENSTADT, ville du roy. deSaxe (Erzgebirge), à 44 kil. S. E. d’Alt-Chemnitz ;2,650 hab. Dentelles, jouets de bois. Aux environs,argent, étain, plomb, fer, cobalt, bismuth.
JOHANN1S1ÎF.RG.bourgdu duché de Nassau, à17 kil. C. de Mayence, sur une montagne; 700 hab.Château. Vignobles célèbres qui produisent lemeilleur vin du Rhin . Ces vignobles appartenaientautrefois à l'évêque de Fulde; ils devinrent ensuitela propriété du prince d’Orange, puis du maréchalKellermann (1807). L'empereur d'Autriche les achetapour les donner au prince de Metternich , en 1816.— Les environs de Johannisberg ont été le théâtred’une vie. gagnée par Soubise et L.-Joseph , princede Condé, pendant la guerre de Sept-Ans, 1762.
JOHANN1SBURG, ville des Elats prussiens(Prusse orientale ), cli.-l. de cercle, à 110 kil. S. O.de Gumbinnen ; 1,800 hab. —Le cercle de Joham-nisburg compte 27,000 hab. On y élève beaucoupde bestiaux.
JOHANNOT (Alfred), peintre français, né en 1803,mort en 1837, s'était déjà fait connaître par debeauxouvrages (entre lesquels on remarque : T Arrestationdu marquis de Crespière ; François I prisonnier àMadrid visité par Charles-Quinl) , lorsqu’il fut en-levé par une mort prématurée. Il partageait la ré-putation de son frère Tony Johannot , pour lacomposition des vignettes.
JOHN, forme anglaise du nom jean.
JOHN-BULL (c.-à-d. Jean Taureau), surnom souslequel on désigne familièrement le peuple anglais .Selon les Anglais , ce nom fait allusion à la probitésimple et droite qui distingue l'homme du peupleen Angleterre et qui se cache sous des dehorsrudes et grossiers.
JOHNSON (Samuel), célèbre littérateur anglais , néen 1709 à Lichfieîd ( Stafford ), fils d’un pauvrelibraire, eut longtemps à combattre la misère. Ilfut d’abord répétiteur dans une école, puis voulutélever lui-même un pensionnat et perdit le peuqu’il avait. 11 se fit alors traducteur à gages, et ré-digea en même temps dans un journal les séancesdu Parlement (1740-43 ). 11 commença à se faireremarquer par sa satire de Londres (1738), et futchargé er. 1747, par une société de libraires, de ré-diger un Dictionnaire de la langue anglaise. Cegrand ouvrage, que Ton regarde somme le modèledu genre, ne parut qu’en 1755. Fin même tempsqu’il y travaillait, Johnson publiait le Rambler on Rô-deur ( 1750 et années suivantes), journal littéraireet moral qui eut un grand succès. 11 le fit suivre en1758 d’un autre ouvrage du même genre, l’Idler(le Fainéant). Il fit paraître en 1759 Rasselas ou lePrince d'Abyssinie, roman moral qu’il composa enhuit jours afin d’avoir l’argent nécessaire pour faireenterrer sa mère. 11 donna en 1762 une édition deShakespeare fort estimée, et composa à 70 ans, de1779 à 1781, la Vie des poètes atiglais , l’un de sesmeilleurs ouvrages. 11 mourut en 1784. 11 avait ob-tenu à la fin de sa vie une pension, et il passases dernières années dans l’aisance. — Johnsonélait un homme maladif et morose; ses écritsportent quelquefois l’empreinte de son humeur.C’est du reste un des écrivains les plus purs et lesplus élégants de l'Angleterre . Ses Œuvres com-plètes ont été recueillies à Londres par Hawkins,1787, Il vol. in-8, et par Murphy, 1796 et 1816,12 vol. in-8°. On a souv. réimpr. le Dict. On a trad.enfranç. Rasselas . 1768, et des Morceaux du Ram-bler, 1785. Boswell a écrit la Vie de J., 1791.