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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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JOLY — 924 — JONA

comté d'Oxford vers 161à, moi'! vers 1150, fut em-ployé à l'école d'Eton , puis tint une école à Brent-ford. 11 a donné de bonnes éditions de Sophocle ,Oxford, 1105, de Gralius (De Venalione), etc.

JOHNSON (BEN-). Voy. JONSON.

JÜHNSTOWN, ville d'Ecosse (Renfrew ), 5 6 kil.O. de Paisley; -1,500 li.Fond.en 1181.Filatures-Ville des Etats-Unis (New-York ), à 55 kil. N. O.d'Albany , ch.-l. d'une commune qui a 1,000 hab.

JOHORE, roy. et ville de la presqu’île de Ma-laeca. Voy. djohoue.

JOIADA, grand-prêtre des Juifs. Voy. joad .

JOIGNY , Jovinium, Joviniacurn, ville de France (Yonne ), cli.-l. d'arrondissement, dans l'ancienneChampagne,5 24 kil. N. O. d'Auxerre, sur l'Yonne ;5,494 hab. Tribunaux de 1" instance et de com-merce, collège communal ,- château (bâti par lecardinal de Gondi), église Saint-Jean, beau quai.Fabrique d’eaux-de-vie, blanc d'Espagne , tanne-ries et tuileries. Commerce actif en vins estimés eten charbon. Patrie de Ferrand , peintre en émail.— On attribue la fondation de joigny à Flavius Jovi-nus , préfet de la milice romaine en Gaule (369),qui lui aurait donné son nom ; elle devint au moyenâge le ch.-l. d’un comté vassal des comtesde Champa-gne.—L’arr. a Ocant. (Aillaut-sur-Tholon,Bleneau ,Brienon. Cerisiers, Charny, Saint-Fargeau, Saint-Julien-du-Sault, Villeneuve-le-Roi, plus Joigny ),110 communes et 90,553 hab.

JOINVILLE, ch.-l. de. canton (Haute-Marne ), à15 kil. S. O. de Vassy, sur la Marne ; 3,131 hab.Restes d’un célèbre château. Filature de coton, usine àfer, serges, toile, etc. — Un traité fut conclu àJoinville le 2 février 1585 entre le roi d’Espagne et les Ligueurs, portant que si Henri 111 mouraitsans enfant mâle, le cardinal de Bourbon serait ap-pelé à lui succéder à l’exclusion de tout prince hé-rétique.— Cette ville était le ch.-l. du ci-devant Yal-lage, dans l’ancienne Champagne ; c’était jadisune baronnie qui fut possédée au xm* siècle parJean Geoffroy, sire de Joinville (Voy. ci-après).Henri II érigea cette baronnie en principauté enfaveur de François, duc de Guise: la principautééchut par succession en 1688 à mademoiselle deMontpensier, qui la donna en mourant à Philippe,duo d’Orléans , dans la famille duquel elle estrestée. — Le titre de prince de Joinville est auj.porté par un fils de L.-Philippe.—(Seine ). F.st-maur.

JOINVILLE (Jean , sire de), historien français ,né vers 1223, d'une ancienne famille de Champa-gne , mort vers 1319 , fut d'abord attaché commesénéchal à Thibaut , comte de Champagne, puiscomme ami et conseiller au roi Louis IX . Il accom-pagna Louis dans sa première croisade, combattità ses côtés avec courage , partagea sa captivité, etlui inspira par sa franchise et la sagesse de sesconseils une si vive amitié, que ce bon roi nevoulut plus qu'il le quittât. l)e retour en France ,il lui donna une pension, l'admit à sa table, et sou-vent il le chargeait de l'aider à rendre la justiceà ses sujets. Joinville nous a laissé des Mémoiressur Louis IX ; c'est un ouvrage plein de naïvetéet de charme, où nous voyons le saint roi danstoute sa grandeur chrétienne . On estime surtoutl’édition qu’en a donnée Ducange , 1668, in-foi. En1161 , il en a paru une nouvelle édition d’après unmanuscrit inconnu à Ducange .

JOLOFS, peuple d’Afrique . Voy. giiioeofs.

JOLY (Claude), né en 1601 à Paris , mort en 1100,fut d’abord avocat, puis chanoine de Notre-Dame .Il suivit le duc de Longueville aux conférences deMunster , et lui fut très utile par ses avis. Ensuiteil voyagea à Rome, et de retour en France , il futofficial et grand-chantre de l’église de Paris . Ondistingue parmi ses écrits, outre plusieurs savantsouvrages de théologie, un Recueil des Maximes vé-

ritables et importantes pour l’institution du roi, con-tre la pernicieuse po-lilique du cardinal Matarin1652 , ouvrage où l’auteur parle hardiment desdroits des peuples, et qui fut brûlé par la main dubourreau. Cl. Joly était petit-neveu d’Antoine Loisel et donna une édition des Opuscules de cet auteur. ’

joly (Guy), neveu du précédent, conseiller "duroi au Châtelet et syndic des rentiers de l’hôtel-de-ville de Paris , fut longtemps secrétaire et confidentdu cardinal de Retz ; il finit par se brouiller aveclui, et s’attacha au parti de la cour. Il a laissé desMémoires historiques (de 1648 à 1665), qui sont enquelque sorte la contre-partie de ceux du cardinalde Retz (Amsterdam , 1118, 2 vol. in-12).

joly de fleury (Guillaume-François), magistrat,né à Paris en 1615, mort en 1156. 11 fut pourvuen 1100 de l’office d’avocat-général à la coor desaides, et y réunit en 1104 celui d’avocat-général auparlement de Paris ; il remplaça en 1111 d’Agues-seau comme procureur-général au parlement, et ledémit de cette charge en 1146. Il déploya dansceifonctions une capacité, une éloquence, un zèle etune. intégrité qui l’ont placé au rang des plus il-lustres magistrats.

joly (Marc-Antoine), auteur comique, né à Pa-ris en 1612, mort en 1153, était fils d’un traiteur.11 sentit son talent se révéler à lui en entendantlire un conte de madame de Murat, pendant qu'ilservait à table. On a de lui : l'École des Amants,1118; la Femme jalouse , 1126, etc. 11 fut nomméen 1153 censeur royal.

joly (Philippe-Louis), ecclésiastique, né à Dijon en 1680, mort vers 1155, a publié des Remarquessur le Dictionnaire de Bayle , 1148; un Traité de laversification française, dans l’édition du Dictionnairede Richelet publiée en 1151.

joly (Joseph-Romain), dit le Pire Joly, capucin,né en 1115 à Saint-Claude en Franche-Comté ,mort en 1805, a écrit un grand nombre d'ouvra-ges médiocres de théologie, d'histoire , de littéra-ture, entre autres: Histoire de la prédication, L6bConfèrences sur tes mystères, 1111 ; jDiclionnuirz <kmorale , 1112 ; la Géographie sucrée, 1184 ; la Fran-che-Comté ancienne et moderne, 1719, et un poèmeridicule en 12 chants, intitulé l’Egyptiade, ouVoyage de saint François d’Assise en Égypte .

JOMANÈS, auj. Djomnah, rivière de l'Inde an-cienne, un des grands affluents du Gange , tomhaitdans ce fl. parla rive dr.,à Palibothra, sel. d’Anville .

JOMELL1 (Nicolo), compositeur italien, né en1114 à Avcrsa (roy. de Naples ), mort en 1jjl’ialla successivement à Rome (1140), à Vienne (U”);it Stultgard (1153), fut applaudi partout et revintdans sa patrie , où il termina ses jours. On a de luiun nombre infini de motets, et plus de 40 opérai,parmi lesquels on admire surtout: Sémiramis,Vo-logèse , Énée , Démophoon, la Clémence de Titus,Alexandre aux Indes, etc.

JONADAB , fils de Réchab, chef d’une secte quiprit de lui le nom de Réchabites, se distingua parses austérités, défendit à ses disciples de faire usagedu vin, de rien posséder en propre, de cultiver le*champs. H vivait sous Jéhu , vers 860 av. J.-L-

JONAS, l’un des petits prophètes, vivait vers ta800 av. J.-C., sous Jéroboam IL Chargé par.gneur d’annoncer aux Ninivites la destructionleur ville, il négligea de s'acquitter de celte mis-sion dangereuse, s'enfuit à Joppé , et s'y erobaKIpour Tarse . Mais le vaisseau ayant été assaun Pune horrible tempête en punition de sa d&oDsance, il se reconnut coupable et fut jeté dans la ® •Une baleine le reçut, le garda trois jours dansventre, et le vomit ensuite sur le rivage. Joua», “ 'raculeusement rendu à la vie, courut à Niniye.eientendre ces terribles paroles dans toute la fl ’« Encore 40 joui'B, et Ninivesera détruite. » Lepe