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LES TROIS MANIÈRES.
Il laisse ma tante, il me happe ;
II m’enlève comme un moineau,
Et va me vendre à son satrape.
Ma bonne tante, en glapissant,
Et la poitrine déchirée, ♦
S’en retourne au port du PiréeRaconter au premier passantQue sa Téone est égarée ;
Que de Lydie un armateur,
Un vieux pirate, un revendeurDe la féminine denrée,
S’en est allé livrer ma fleurAu commandant de la contrée.
Pensez-vous alors qu’AgathonS’amusât à verser des larmes,
A me peindre avec un crayon,
A chanter sa perte et mes charmesSur un petit psaltérion?
Pour me ravoir il prit les armes :
Mais n’ayant pas de quoi payerSeulement le moindre estafier,
Et se fiant sur sa figure,
D’une fille il prit la coiffure,
Le tour de gorge et le panier.
Il, cacha sous son tablierUn long poignard et son armure,
Et courut tenter l’aventureDans la barque d’un nautonier.
Il arrive au bord du MéandreAvec son petit attirail.
A ses attraits, 5 son air tendre,
On ne manqua pas de le prendrePour une ouaille du bercailOù l’on m’avait déjà fait vendre ;
Et, dès qu’à terre il put descendre,