LES TROIS MANIÈRES.
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Téone se leva : son air et son langageNe connurent jamais les soins étudiés ;
Les Grecs, en la voyant, se sentaient égayés.Téone, souriant, conta son aventureEn vers moins alongés, et d’une autre mesure,Qui courent avec grâce, et vont à quatre pieds,Comme en lit Hamilton, comme en fait la nature.
TÉONE.
Vous connaissez tous Agathon :
Il est plus charmant que Nirée ;
A peine d’un naissant cotonSa ronde joue était parée ;
Sa voix est tendre, il a le tonComme les yeux de Cythérée.
Vous savez de quel vermillonSa blancheur vive est colorée ;
La chevelure d’ApollonN’est pas si longue et si dorée.
Je le pris pour mon compagnonAussitôt que je fus nubile.
Ce n’est pas sa beauté fragileDont mon cœur fut le plus épris :
S’il a les grâces de Pâris,
Mon amant a le bras d’Achille.
Un soir, dans un petit bateau,
Tout auprès d’une île Cyclade,
Ma tante et moi goûtions sur l’eauLe plaisir de la promenade,
Quand de Lydie un gros vaisseauVint nous aborder à la rade.
Le vieux capitaine écumeurVenait souvent dans cette plageChercher des filles de mon âgePour les plaisirs du gouverneur.
En moi je ne sais quoi le frappe ;
Il 111e trouve un air assez beau :