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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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LE BUSSE A PARIS.

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Et voilant ce beau nom du nom de Bérénice,

Des feux les plus touchants peignait le sacrifice.

Cependant un Colbert, en vos heureux remparts,Ranimait lindustrie, et rassemblait les arts :

Tous ces arts en triomphe amenaient labondance.

Sur cent châteaux ailés les pavillons de France d ,Bravant ce peuple altier, complice de Cromwell,Effrayaient la Tamise et les ports du Texel.

Sans doute les beaux fruits de ces âges illustres,Accrus par la culture et mûris par vingt lustres,

Sous vos savantes mains ont un nouvel éclat.

Le temps doit augmenter la splendeur de lÉtat;

Mais je la cherche en vain dans cette ville immense.

LE PARISIEN.

Aujourdhui lon étale un peu moins dopulence.

Nous nous sommes défaits dun luxe dangereux e ;

Les esprits sont changés, et les temps sont fâcheux.

LE RUSSE.

Et que vous reste-t-il de vos magnificences?

LE PARISIEN.

Mais... nous avons souvent de belles remontrances f ;Et le nom dYsabeau«, sur un papier timbré,

Est dans tous nos périls un secours assuré.

LE RUSSE.

Cest beaucoup ; mais enfin, quand la riche AngleterreÉpuise ses trésors à vous faire la guerre,

Les papiers dYsabeau ne vous suffiront pas :

Il faut des matelots, des vaisseaux, des soldats...

LE PARISIEN.

Nous avons à Paris de plus grandes affaires.

Quoi donc?

LE RUSSE.