LE BUSSE A PABIS.
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LE PARISIEN.
J’ai dit la vérité. Vous la vouliez sans feinte :Mais n’imaginez pas que, tristement éteinte,
La raison sans retour abandonne Paris :
Il est des cœurs bien faits, il est de bons esprits,Qui peuvent, des erreurs où je la vois livrée,Ramener au droit sens ma patrie égarée.
Les aimables Français sont bientôt corrigés.
LE BUSSE.
Adieu, je reviendrai quand ils seront changés.
NOTES.
a Ce furent Huygens et Newton qui prouvèrent, le premier parlathéorie des forces centrifuges, le second par celle de la gravitation, quele globe doit être un peu aplati aux pôles, et un peu élevé à l’équateur ;que par conséquent les degrés du méridien sont plus petits à l’équateur,et au pôle un peu plus longs.
b Cela est vrai à la lettre. Il y avait à la fête de Versailles de grandsberceaux de verdure, ornés de fleurs qui formaient des dessins pittores-ques. Ce fut là que Louis XIV, qui était dans tout l’éclat de la jeunesseet de la beauié, dansa avec mademoiselle de la Valliére et d’autres da-mes ( 1771).
c Bien n’est plus connu que l’histoire de la tragédie de Bérénice. Laprincesse Henriette d’Angleterre, tille de Charles I er , et femme de Mon-sieur, frère unique de Louis XIV, donna ce sujet à traiter à Corneille età Racine. On sait comment Corneille en lit une tragédie aussi froide etaussi ennuyeuse que mal écrite, et comment Racine en lit une pièce très,touchante, malgré ses défauts ( 1771 ).
d Louis XIV était parvenu jusqu’à garnir ses ports de près de deuxcents vaisseaux de guerre ( 1771 ).
« Cela fut écrit en I7G0, temps auquel le malheur des temps, les dis-grâces dans la guerre, et la mauvaise administration des finances, avaientobligé le roi et la plupart des gens riches à faire porter à la monnaie unegrande partie de leur vaisselle d’argent. On servait alors les potages etles ragoûts dans des plats de faïence qu’on appelait des eus noirs(.1771 )•
r On n’a pas ici la témérité de vouloir jeter le plus léger soupçon de par-tialité sur les remontrances; le zèle les dicte, la bonté les reçoit, l’é-quité y a souvent égard. On observe seulement que lorsque les Anglaisse ruinent pour désoler nos côtes, insulter nos ports, détruire nos co-lonies et notre commerce, nous devons donner quelque chose pour nous