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ÉPÎTBES.
Martel, l’automne de vos jours
Vaut mieux que le printemps d’une autre.
NOTE.
* La comtesse de Fontaine-Martel, tille du président Desbordeaux :elle était telle qu’elle est peinte ici. Sa maison était très-libre et très-ai-mable (1757.)
A MADEMOISELLE GAUSSIN,
OUI A REPRÉSENTÉ LE RÔLE DE ZAÏRE AVEC BEAUCOUP DE SUCCÈS.
1732 .
Jeune Gaussin, reçois mon tendre hommage,Reçois mes vers au théâtre applaudis ;
Protége-les : Zaïre est ton ouvrage ;
Il est à toi, puisque tu l’embellis.
Ce sont tes yeux, ces yeux si pleins de charmes,
Ta voix touchante, et tes sons enchanteurs,
Qui du critique ont fait tomber les armes ;
Ta seule vue adoucit les censeurs.
L’Illusion, cette reine des cœurs,
Marche à ta suite, inspire les alarmes,
Le sentiment, les regrets, les douleurs,
Et le plaisir de répandre des larmes.
Le dieu des vers , qu’on allait dédaigner,
Est, par ta voix, aujourd’hui sûr de plaire ;
Le dieu d’amour, à qui tu fus plus chère,
Est, par tes yeux, bien plus sûr de régner :
Entre ces dieux désormais tu vas vivre.
Hélas ! longtemps je les servis tous deux :
Il en est un que je n’ose plus suivre.
Heureux cent fois le mortel amoureux
Qui, tous les jours, peut te voir et t’entendre;