Él'ÎTRES.
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Qui, du vieux Testament lisant du nez l’Iiistoire,D’Aod et de Judith admirant les desseins,
Prêche le parricide, et fait des assassins.
Il sait d’un fanatique enhardir la faiblesse.
Un sot à deux genoux, qui marmotte à confesseLa liste des péchés dont il veut le pardon,Instrument dangereux dans les mains d’un fripon,Croit tout, est prêt à tout ; et sa main frénétiqueRespecte rarement un héros hérétique.
AU MÊME.
Ce 20 avril 174 [.
Eh ! bien mauvais plaisants, critiques obstinés,Prétendus beaux esprits, à médire acharnés,
Qui, parlant sans penser, fiers avec ignorance,
Mettez légèrement les rois dans la balance ;
Qui d’un ton décisif, aussi hardi que faux,
Assurez qu’un savant ne peut être un héros ;
Ennemis de la gloire et de la poésie,
Grands critiques des rois, allez en Silésie ;
Voyez cent bataillons près de Neiss écrasés :
C’est là qu’est mon héros. Venez, si vous l’osez.
Le voilà ce savant que la gloire environne,
Qui préside aux combats, qui commande à Bellone,
Qui du fier Charles douze égalant le grand cœur,
Le surpasse en prudence, en esprit, en douceur.
C’est lui-même, c’est lui, dont Pâme universelleCourut de tous les arts la carrière immortelle ;
Lui qui de la nature a vu les profondeurs,
Des charlatans dévots confondit les erreurs ;
Lui qui dans un repas, sans soin s et sans affaire,
Passait les ignorants dans l’art heureux de plaire ;
Qui sait tout, qui fait tout, qui s’élance à grands pasDu Parnasse à l’Olympe, et des jeux aux combats.