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ÉPÎTKES.
Un teint fleuri, de grands yeux bleus,Et votre flûte et votre épée ;
Elle songea, pour mon bonheur,Qu’Orphée autrefois par sa lyre,
Et qu’Alcide par sa valeur,
La bravèrent dans son empire.
Elle trembla quand elle vitCe grand homme qui réunitLes dons d’Orphée et ceux d’Alcide;Doublement elle vous craignit,
Et, jetant son ciseau perfide,
Chez ses sœurs elle s’en alla,
Et pour vous le trio filaUne trame toute nouvelle,
Brillante, dorée, immortelle ,
Et la même que pour Louis ;
Car vous êtes tous deux amis.
Tous deux vous forcez des murailles,Tous deux vous gagnez des bataillesContre les mêmes ennemis ;
Vous régnez sur des cœurs soumis,
L’un à Berlin, l’autre à Versailles.
Tous deux un jour... mais je finis.
Il est trop aisé de déplaire
Quand on parle aux rois trop longtemps :
Comparer deux héros vivants
N’est pas une petite affaire.
A M. LE DUC DE RICHELIEU.
Dans vos projets étudiésJoignant la force et l’artifice,
Vous devenez donc un Ulysse,
D’un Achille que vous étiez.
Les intérêts de deux couronnes