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ÉPÎTBES.
Auraient été la vive imageDu dieu qui préside aux jardins.
Ce double et charmant avantagePeut diminuer à la fin ;
Mais la gloire augmente avec l’âge.
Du sculpteur la modeste mainVous fera l’air moins libertin ;
C’est de quoi mon héros enrage.
On ne peut filer tous ses joursSur le trône heureux des Amours ;Tous les plaisirs sont de passage :
Mais vous saurez régner toujoursPar l’esprit et par le courage.
Les traits du Richelieu coquet,
De cette aimable créature,
Se trouveront en miniatureDans mille boîtes à portraitOù Macé mit votre figure.
Mais ceux du Richelieu vainqueur.
Du héros soutien de nos armes,
Ceux du père, du défenseurD’une république en alarmes,
Ceux de Richelieu son vengeur,
Ont pour moi cent fois plus de charmes.
Pardon, je sens tous les traversDe la morale où je m’engage ;
Pardon, vous n’êtes pas si sageQue je le prétends dans ces vers :
Je ne veux pas que l’universVous croie un grave personnage.
Après ce jour de Fontenoy,
Où, couvert de sang et de poudre,
On vous vit ramener la foudreEt la victoire à votre roi ;
Lorsque, prodiguant votre vie,