EPÎTHES.
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Vous eûtes fait pâlir d’effroiLes Anglais, l’Autriche , et l’Envie,
Vous revîntes vite à ParisMêler les myrtes de CyprisA tant de palmes immortelles.
Pour vous seul, à ce que je vois,
Le Temps et l’Amour n’ont point d’ailes,Et vous servez encor les bellesComme la France et les Génois.
A M. DE SAINT-LAMBERT.1749 .
Tandis qu’au-dessus de la terre.
Des aquilons et du tonnerre ,
La belle amante de NewtonDans les routes de la lumièreConduit le char de Phaéton,
Sans verser dans cette carrière,
Nous attendons paisiblement,
Près de Tonde castalienne,
Que notre héroïne revienneDe son voyage au firmament ;
Et nous assemblons pour lui plaire,Dans ces vallons et dans ces bois,
Les fleurs dont Horace autrefoisFesait des bouquets pour Glycère.Saint-Lambert, ce n’est que pour toiQue ces belles fleurs sont écloses;
C’est ta main qui cueille les roses,
Et les épines sont pour moi.
Ce vieillard chenu qui s’avance,
Le Temps, dont je subis les lois,
Sur ma lyre a glacé mes doigts,
Et des organes de ma voix