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ÉPÎTKES.
Fait trembler la sourde cadence.
Les Grâces dans ces beaux vallons,
Les dieux de l’amoureux délire,
Ceux de la flûte et de la lyre,
T’inspirent tes aimables sons,
Avec toi dansent aux chansons,
Et ne daignent plus me sourire.
Dans l’heureux printemps de tes joursDes dieux du Pinde et des amoursSaisis la faveur passagère;
C’est le temps de l’illusion.
Je n’ai plus que de la raison :
Encore, hélas ! n’en ai-je guère.
Mais je vois venir sur le soir,
Du plus haut de son aphélie,
Notre astronomique Emilie 1Avec un vieux tablier noir,
Et la main d’encre encor salie.
Elle a laissé là son compas,
Et ses calculs, et sa lunette ;
Elle reprend tous ses appas :
Porte-lui vite à sa toilette
Ces fleurs qui naissent sous tes pas,
Et chante-lui sur ta musetteCes beaux airs que l’Amour répète,
Et que Newton ne connut pas.
* La marquise du Châtelet.
A M. DESMAHIS.
1750 .
Vos jeunes mains cueillent des fleursDont je n’ai plus que les épines ;
Vous dormez dessous les courtines