ÉPÎTBES.
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Que Chaulieu même, et Saint-Aulaire.Tiraient encor quelque chansonDe leur cervelle octogénaire.
Mais ces exemples sont trompeurs ;Et quand les derniers jours d’automneLaissent éclore quelques fleurs,
On ne leur voit point les couleursEt l’éclat que le printemps donne :
Les bergères et les pasteursN’en forment point une couronne.
La Parque, de ses vilains doigts,Marquait d’un sept avec un troisLa tête froide et peu pensanteDe Fleury, qui donna les loisA notre France languissante.
11 porta le sceptre des rois ,
Et le garda jusqu’à nonante.
Régner est un amusementPour un vieillard triste et pesant,
De toute autre chose incapable ;
Mais vieux bel esprit, vieux amant,Vieux chanteur, est insupportable.
C’est à vous, ô jeune Boufflers.
A vous , dont notre Suisse admireLe crayon, la prose, et les vers,
Et les petits contes pour rire ;
Cest à vous de chanter Thémire ,
Et de briller dans un festin,
Animé du triple délire
Des vers, de l’amour, et du vin.
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II.TA1I1F.