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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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ÉPÎTBES.

2S9

Que Chaulieu même, et Saint-Aulaire.Tiraient encor quelque chansonDe leur cervelle octogénaire.

Mais ces exemples sont trompeurs ;Et quand les derniers jours dautomneLaissent éclore quelques fleurs,

On ne leur voit point les couleursEt léclat que le printemps donne :

Les bergères et les pasteursNen forment point une couronne.

La Parque, de ses vilains doigts,Marquait dun sept avec un troisLa tête froide et peu pensanteDe Fleury, qui donna les loisA notre France languissante.

11 porta le sceptre des rois ,

Et le garda jusquà nonante.

Régner est un amusementPour un vieillard triste et pesant,

De toute autre chose incapable ;

Mais vieux bel esprit, vieux amant,Vieux chanteur, est insupportable.

Cest à vous, ô jeune Boufflers.

A vous , dont notre Suisse admireLe crayon, la prose, et les vers,

Et les petits contes pour rire ;

Cest à vous de chanter Thémire ,

Et de briller dans un festin,

Animé du triple délire

Des vers, de lamour, et du vin.

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