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ÉPÎTRES.
Vous le savez , grand Dieu ! j’ai vu des innocents,
Sur le faux exposé de ces loups mercenaires,
Pour cinq sous b de tabac envoyés aux galères.
Chers enfants de Cérès, ô chers agriculteurs !
Vertueux nourriciers de vos persécuteurs,
Jusqu’à quand serez-vous, vers ces tristes frontières,Écrasés sans pitié sous ces mains meurtrières ?
Ne vous ai-je assemblés que pour vous voir périrEn maudissant les champs que vos mains font fleurir !
Un temps viendra sans doute où des lois plus humainesDe vos bras opprimés relâcheront les chaînes :
Dans un monde nouveau vous aurez un soutien ;
Car pour ce monde-ci je n’en espère rien.
Extremum... quod te alloquor, hoc est.
Le 3i mars noo.
NOTES.
a On ne sait quel est le misérable brouillon dont l’auteur parle ici( 17G9) ; dès que nous en serons informés, nous lui rendrons toute lajustice qu’il mérite ( 1771 ).
— Il s’agit ici du nommé Biord, évêque d’Anneci, lequel proposa àM. le duc de Choiseul de faire enlever M. de Yollaire de son château,attendu que sa présence empêchait Biord de faire croire la présenceréelle aux Genevois. Le ministre lui répondit avec le mépris que mé-ritaient sa soltise, son insolence, et sa médian ceté. Biord croire que sonnom l’emportera sur celui de l’auteur HCAlzire et de Mahomet! un prê-tre ordonner, au nom de Dieu, d’arradier un vieillard de son asile;proposer à un ministre de violer les lois de l’humanité et celles de la na-tion ! K.
b Avis aux impiumeuus. On avait imprimé cinq sols, au lieu de cinqsous. Ce n’est que dans l’ancien jargon du barreau qu’on prononce sol;et encore ce n’est que dans un seul cas, au sol la livre. En toute autrooccasion on dit et on écrit sou,
.Mais aussi, quand il n’a pas un soit,
Tu m’avoueras qu’il est amoureux comme un/ow.
(Comédie du Joueur.)
L’auteur ne dit pas
Quand il n’a pas un sol,
Tu m’avoueras qu’il est amoureux comme un fol-Le cardinal de Retz, dans ses Mémoires, parle souvent du conseillerQuulre-Soas, et jamais du conseiller Quatre-Sols.