épItkes.
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La plupart des libraires (ont aussi la faute (l'imprimer Westphalic, Wir-temberg, Wirlzbourg, etc. Ils ne savent pas que c’est comme s’ils im-primaient Wienne, au lieu de Vienne, et Wétéravie pour Vétéravie. Usne savent pas que ce double W des Allemands est leur y consonne. Nousprononçons comme eux Veslphalie, Virtembcrg. Nous ne nous servonsjamais du double W pour écrire Ouest, Ouate, Oui, Ouais! Nous n’a-vons adopté le double W que pour écrire quelques noms propres an-glais; le tyran Cromwell, l’insolent Warburton, le savant Wiston, letéméraire Wolston, etc.
On fait aussi la faute d’imprimer Je crois d’aller, je crois de faire. Ufaut mettre Je crois aller, je crois faire.
On imprime encore qu’il aie fait, qu’il aie voyagé, etc. il faut qu’ilait fait, qu’il ait voyagé.
On ne manque jamais de dire et d’imprimer intimement, unanime-ment; ii faut ôter l’accent, et dire unanimement, intimement, parceque ces adverbes viennent d’unanime, intime, et non d’ unanime,intimé.
Presque tous les livres imprimés en ce pays sont remplis de pareillesfautes. Les éditeurs doivent avoir une grande attention, afin qu’on nedise pas :
ln qua scribebat barbara terra fuit.
A M. DE LA HARPE.
1709 .
Des dames de Paris Boileau fit la satire.
De la moitié du monde ! hélas faut-il médire ?Jean-Jacque, assez connu par ses témérités,
En nouveau Diogène aboie à nos beautés.
Il leur a préféré l’innocente faiblesse,
Les faciles appas de sa grosse Suissesse,
Qui, contre son amant ayant peu combattu,
Se défait d’un faux germe, et garde sa vertu.
« Mais nos dames, dit-il, sont fausses et galantes,Sans esprit, sans pudeur, et fort impertinentes ;Elles ont l’air hautain, mais l’accueil familier,
Le ton d’un petit-maître, et l’œil d’un grenadier. »O le méchant esprit ! gardez-vous bien de lireDe ce grave insensé l’insipide délire.
Auteurs mieux élevés, fêtez dans vos écritsLes dames de Versaille et celles de Paris.