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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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ÉPÎTBES.

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Mais ce bonheur est rare ; et le dieu de la guerreGarde son cabinet, dont on napproche guère.

Je sais plus dun brave homme, à sa porte assidu,Qui lui doit sa fortune, et ne la jamais vu.

Il faut entrer pourtant ; il faut que les ApellesPuissent à leur plaisir contempler leurs modèles,Et, pleins de leurs vertus ainsi que de leurs traits ,En transmettre à nos yeux de fidèles portraits.

Tes vers seront plus beaux, et ta muse plus fièreDun pas plus assuré va fournir sa carrière.Courtin jadis en vers à Sonningdit : « Adieu,

« Faites mes compliments à labbé de Chaulieu. »Moi, je te dis en prose : « Enfant de lHarmonie,

« Présente mon hommage à Vénus-Uranie. »

A M. PIGAL.

1770 .

Cher Phidias, votre statueMe fait mille fois trop dhonneur ;Mais quand votre main sévertue 2A sculpter votre serviteur,

Vous agacez lesprit railleurDe certain peuple rimailleur,

Qui depuis si long-temps me hue.Lami Fréron, ce barbouilleurDécrits quon jette dans la rue,Sourdement de sa main crochueMutilera votre labeur.

Attendez que le destructeurQui nous consume et qui nous tue,Le Temps, aidé de mon pasteur,Ait dun bras exterminateurEnterré ma tête chenue.

Que ferez-vous dun pauvre auteur