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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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NOTES.

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,l Lauteur fait allusion, sans doute, à un principal magistrat delàville de Montauban , qui, dans son discours de réception à lacadémiefrançaise , sembla insulter plusieurs gens de iellres, qui lui répondirentpar un déluge de plaisanteries. Mais ces facéties ne portent point surlessentiel, et laissent subsister le mérite de l'homme de lettres et celuidu galant homme (1771).

e On ne peut méconnaître à ce portrait lauteur du libelle hebdoma-daire quon débite clandestinement et régulièrement sous le nom deNouvelles ecclesiastiques, depuis plusieurs années. Rien ne ressemblemoins à lEcclésiastique ou à lEcclésiaste que ce libelle, dans lequel ondéchire tous les écrivains qui ne sont pas du parti, et lon accabledes plus fades louanges ceux qui en sont encore. Je ne suis pas étonnéque Fauteur de lÉpitre au roi de la Chine donne le nom dobscur aujansénisme. Il ne létait pas du temps de Pascal, dArnauld, et de la du-chesse de Longueville; mais depuis quil est devenu une caverne deconvulsionnaires, il est tombé dans un assez grand mépris. Au reste,il ne faut pas confondre avec les jansénistes convulsionnaires, les gensde bien éclairés qui soutiennent les droits de lÉglise gallicane et de touteÉglise, contre les usurpations de la cour de Rome. Ce sont de bons ci-toyens, et non des jansénistes : ils méritent les remerciments de lEu-rope ( 1771).

On croit que cet Hayer était un moine récollet qui avait part à unjournal dans lequel on disait des injures au Dictionnaire encyclopédi-que. On appelait ce journal chrétien ; comme si les autres journaux delEurope avaient été païens. Les injures nétaient pas chrétiennes. Biendes gens doutent que ce journal ait existé; cependant il est certainquil aété imprimé-plusieurs années de suite ( 1771 ).

e Les économistes sont une société qui a donné dexcellents morceauxsur lagriculture, sur léconomie champêtre, et sur plusieurs objets quiintéressent le genre humain. M. Linguet est un avocat de beaucoup des-prit, auteur de plusieurs ouvrages dans lesquels on a trouvé des vuesphilosophiques et des paradoxes. Il a eu des querelles assez vives avec leséconomistes, auteurs des Éphémérides du citoyen , et sest tiré avec unsuccès plus brillant de celles que labbé la Blétrie lui a suscitées( 1771 ).

11 Ceci est une allusion visible à la grande querelle (le M. Ribalier,principal du collège Mazarin, avec M. Mannontel, de lAcadémie fran-çaise, auteur du célèbre ouvrage moral intitulé Bélisaire. H sagissaitde savoir si tous les grands hommes de lantiquité qui avaient pratiquéla justice et les bonnes oeuvres, sans pouvoir connaître notre sainte re-ligion, étaient plongés dans un gouffre de flammes éternelles. Lacadé-micien soupçonnait que le père de tous les hommes, en mettant la vertudans leurs cœurs, leur avait fait miséricorde. Le principal du collège,membre de la Sorbonne, affirmait quils étaient en enfer, comme ayantinvinciblement ignoré la science du salut.

LEurope fut pour M. Marmonte!, et la Sorbonne pour M. Ribalier,M. de Beaumont, archevêque de Paris, prit aussi le parti de la Faculté.Ce procédédéplut beaucoup à lempereur Rien-Long, qui en fut informéPar le P. Amyot, lun des jésuites conservés à la Chine pour leur savoirc 't pour leurs services ; mais ce nest pas le seul roi qui a eu de petits