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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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NOTES.

La Faculté fil enfin imprimer sa censure en latin comme en français,et elle commençait par un solécisme. Le public en rit, et bientôt on nenparla plus (1771).

Cétait le docteur de Sorbonne Tamponnet qui se fesait fort detrouver une foule dhérésies dans le Pater noster.

b Voiture, qui fut frivole, et qui ne chercha que le bel esprit; Balzac,qui fut toujours ampoulé, et qui ne dit presque jamais rien dutile, eurentune très-grande réputation dans leur temps; Chapelain en eut encoredavantage : ils étaient les rois de la littérature. Les querelles dont ilsfurent lobjet ne servirent quà faire naître enfin le bon goût, et ne cau-sèrent dailleurs aucun mal (1771).

c - Ce sera aux yeux de la postérité un événement unique, même enPologne, quune guerre civile si acharnée et si cruelle, sous un roi au-quel la faction opposée na jamais pu reprocher la moindre contraven-tion aux lois, le plus léger abus de lautorité, ni même la moindre ac-tion qui put déplaire dans un particulier. Cest pour la première foisquon a vu un roi se borner à plaindre ceux qui se rendaient malheu-reux eux-mèmes en ravageant leur patrie. Il ne leur a donné que lexem-ple de la modération (1771).

11 On ne voit pas en effet depuis ce temps un seul livre, écrit à Rome,qui soit un ouvrage de génie, et qui entre dans la bibliothèque des na-tions. Les Dante , les Pétrarque , lesBoccace, les Machiavel, les Gui-cliardin, les Boiardo, les Tasse, les Arioste, ne furent point Romains(1771)

. c Célèbre imprimeur de sottises. Tous les libelles contre Louis XI.V.étaient imprimés à Cologne chez Pierre Marteau ( 1771).

f Cétaient des écrivains, des prédicateurs de la Ligue. Guignard étaitun jésuite qui fut pendu, et Bourgoin un jacobin qui fut roué. Il est \ raiquils étaient des fanatiques imbéciles ; mais avec leur imbécillité ils met-taient le couteau dans les mains des parricides (1771).

s Boyer, théatin, évêque de Mirepoix, disait toujours que limprimerieavait fait un mal effroyable, et que, depuis quil y avait des livres, lesfilles savaient plus de sottises à dix ans quelles nen avaient su aupara-vant à vingt(1773).

a Jusquau seizième siècle il nétait pas permis, chez les catholiques ,à un nouveau marié de coucher avec sa femme sans avoir fait bénir lelit nuptial, et cette bénédiction était taxée (1773).

î Quiconque ne fesait pas un legs à lEglise par son testament était dé-claré déconfez, on lui refusait la sépulture ; et, par accommodement, lof-ficial, ou le curé, ou le prieur le plus voisin, fesait un testament au nomdu mort, et léguait pour lui à lÉglise, en conscience, ce que le testateuraurait raisonnablement donner (1773).

j Le commun des lecteurs ignore la manière dont on interdisait unroyaume. On croit que celui qui se disait le père commun des chrétiensse bornait à priver une nation de toutes les fonctions du christianisme,afin quelle méritât sa grâce en se révoltant contre le souverain ; mais onobservait dans cotte sentence des cérémonies qui doivent passer à la pos-térité. Dabord on défendait à tout laïque dentendre la messe, et on nencélébrait plus au maitre-autel. On déclarait lair impur ; on ôtait tous lescorps saints de leurs chasses, et on les étendait par terre dans léglise ,