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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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NOTES.

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Que le duc de Bourbon, étant premier ministre, lit assassiner Ver-gier, ancien commissaire de marine, par un otlicier, auquel il donna lacroix de Saint-Louis pour récompense. ( Tome III du Siècle, page 333.)

Que te grand-père de l’empereur, aujourd’hui régnant, avait, ainsi quesa maison, des empoisonneurs à gages. (Tome II, page 345. )

Les calomnies absurdes contre le duc d’Orléans, régent du royaume isont encore plus exécrables ; on ne veut pas en souiller le papier. Les en-fants de la Voisin, de Cartouche, et de Damiens, n’auraient jamais oséécrire ainsi, s’ils avaient su écrire. L’ignorance de ce malheureux égalaitsa détestable impudence.

Celte ignorance est poussée jusqu’à dire que la loi qui veut que le pre-mier prince du sang hérite de la couronne, au défaut d’un tils du roi ,n’exista jamais.

Il assure hardiment que le jour que le duc d’Orléans se fit reconnaître àla cour des pairs régent du royaume, le parlement suivit constammentl’instabilité de ses pensées ; que le premier président de Maisons était prêtà former un parti pour le duc du Maine, quoiqu’il n’y ait jamais eu depremier président de ce nom.

Toutes ces inepties, écrites du style d’un laquais qui veut faire le belesprit et l’homme important, furent reçues comme elles le méritaient :°n n’y prit pas garde ; mais on rechercha le malheureux qui pour un peu'l’argent avait tant vomi de calomnies atroces contre toute la famille royale,contre les ministres, les généraux, et les plus honnêtes gens du royaume.Le gouvernement fut assez indulgent pour se contenter de le faire enfer-mer dans un cachot, le 24 avril 1753. Vous m’apprenez dans votre lettre•lu’il fut enfermé deux fois, c’est ce que j’ignorais.

Après avoir publié ces horreurs, il se signala par un autre libelle Inti-tulé Mes pensées , dans lequel il insulta nommément MM. d’Erlach, deWatteville, de Diesbach, de Sinner, et d’autres membres du conseil sou-verain de Berne, qu’il n’avait, jamais vus. 11 voulut ensuite en faire unenouvelle édition ; M. le comte d’Erlach en écrivit en France, où la Beau-melle était pour lors ; on l’exila dans le pays des Cévennes, dont il estnatif. Je ne vous parle, monsieur, que papiers sur table et preuves en main.

,11 avait outragé la maison deSaxe dans le même libelle ( p. 108 ), ets’était enfui de Gotha avec une femme de chambre qui venait de volersa maîtresse.

Lorsqu’il fut en France, il demanda un certificat de madame la du-chesse de Gotha. Cette princesse lui lit expédier celui-ci :

" On se rappelle très-bien que vous partites d’ici avec la gouvernante" des enfants d’une dame de Gotha, qui s’éclipsa furtivement avec vous,“ après avoir volé sa maîtresse; ce dont tout le public est pleinement iu-" struit ici. Mais nous ne disons pas que vous ayez partàce vol. A Gotha, 24“ juillet 1767. Signé Rousseau , conseiller aulique de son altesse sérénis-" sime. »

Son altesse eut la bonté de m’envoyer la copie de cette attestation, etm’écrivit ensuite ces propres mots, le 15 auguste 1767 : « Que vous êtes" aimable d’entrer si bien dans mes vues au sujet de ce misérable la" Beaumelle ! Croyez-moi, nous ne pouvons rien faire déplus sage que11 de l’abandonner lui et son aventurière, etc. » Je garde les originaux decês lettres, éorites de la main de madame la duchesse de Gotha. Je pour-