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NOTES.
obscur, ii me semble qu’il y a dans les autres de très-grandes beautés(1771).
f Les Plnlippiques de la Grange et les Couplets de Rousseau passè-rent assez longtemps pour être écrits avec force et enthousiasme : maisles esprits bien faits et les gens de bon goût ne s’y sont jamais laissétromper. Fn effet, ôtez les injures, il ne reste rien. Le succès ne fut dûqu’à la maliguité humaine. Mais quel succès qui conduisit la Grange enprison, et le portrait de Rousseau à la Grève !
La Grange était le plus coupable des deux, sans contredit ; mais le ducd’Orléans régent eut encore plus de clémence que la Grange n’avait eu defolie ( 1771 ).
g On ne peut mieux connaître cet homme que par la lettre que nousallons copier. N’ayant ni le génie de la Grange ni celui de Rousseau, ils’est rendu aussi criminel qu’eux, mais iniiniment plus méprisable. 11 estné dans un village des Cévennes, auprès de Castres. Il a passé quelquesannées à Genève, et a été répétiteur des enfants de M. de Budé de Boisy.Il y fut proposant pour être ministre, en 1745.
Voici la lettre qui le fera connaître :
LETTRE A M. DE LA CONDAMINE,
DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE ET DE L’ACADÉMIE DES SCIENCES, ETC.
Monsieur,
AFerney, 8 mars J77I.
Monsieur l’envoyé de Parme m’a fait parvenir votre lettre. J’ai l’hon-neur d’être votre confrère dans plus d’une académie : je suis votre amidepuis plus de quarante ans. Vous me parlez avec candeur, je vais vousrépondre de même.
Le sieur de la Beaumelle, en 1752, vendit, à Francfort, au libraireEslinger, pour dix-sept louis, la Siècle de Louis XIy, que j’avais composé( autant qu’il avait été en moi ) à l’honneur de la France et de ce mo-narque.
II plut à cet écrivain de tourner cet éloge véridique en libelle diffama-toire. Il le chargea de notes, dans lesquelles il dit qu’il soupçonne Loui3XIV d’avoir fait empoisonner le marquis de Louvois, son ministre, dontil était excédé; et qu’en effet ce ministre craignait que le roi ne l’empoi-sonnât. (Tome III, pages 269 et 271.)
Que Louis XIV ayant promis à madame de Maintenon de la déclarerreine, madame la duchesse de Bourgogne irritée engagea le prince sonépoux, père de Louis XV, à ne point secourir Xille, assiégée alors parle prince Eugène, et à trahir son roi, son aïeul, et sa patrie.
Il ajoute que l’armée des assiégeants jetait dans Lille des billets danslesquels il était écrit : « Rassurez-vous, Français! la Maintenon ne sera« pas reine, nous ne lèverons pas le siège. »
La Beaumelle rapporte la même anecdote dans les mémoires qu’il afait imprimer sous le nom de madame de Maintenon. (T. IV, p. 109).
Qu’on trouva l’acte de célébration du mariage de Louis XIV avec ma-dame de Maintenon dans de vieilles culottes de l’archevêque de Paris,mais qu’un « tel mariage n’est pas extraordinaire, attendu que Cléopâtre« déjà vieille enchaîna Auguste. » ( Tome 111, page 75. )