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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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EPÎTKES.

La journée de Platée est semblable à celle de Marathon. Aristide etPausanias, avec environ soixante mille Grecs, délirent entièrement uneannée de cinq cent mille Perses, selon Diodore de Sicile : supposé qu’unearmée de cinq cent mille hommes ait pu se mettre en ordre de batailledans les délilés dont la Grèce est coupée. Mardonius > chef de l’arméepersane, y fut tué ; supposé qu’un Perse se soit jamais appelé Mardonius,ce qui est aussi ridicule que si on l’avait appelé Villars ou Turenne.

Xerxès possédait les mêmes pays que Moustapha. Le comte de Roman-7.o\v abattu le grand-vizir turc, comme Pausanias et Aristide battirentcelui de Xerxès ; mais il n’a pas eu affaire à cinq cent raille Turcs : noussommes plus modestes aujourd’hui (1771).

c Ceci ne doit pas s’entendre de tous les Grecs, mais de ceux qui n’ontpas secondé les Russes comme ils devaient (1771).u Ce vers cité est du roi de Prusse : il est dans une épitre à son frère.

Lorsque Auguste buvait, la Pologne était ivre ;

Lorsque le grand Louis bridait d’un tendre amour,

Paris devint Cythère, et tout suivit la cour :

Quand il se fit dévot, ardent à la prière,

Le lâche courtisan marmotta son bréviaire (I77J).

e Pompée délit Mithridate sur la roule de ITbérie à la Colchide ; maisMithridate se donna la mort à Panticapée (1771).

AU ROI DE SUÈDE, GUSTAVE III.

1771 .

Gustave, jeune roi, digne de ton grand nom ,

Je n’ai donc pu goûter le plaisir et la gloireDe voir dans mes déserts, en mon humble maison,Le fils de ce héros que célébra l’histoire !

J’aurais cru ressembler à ce vieux Philémon,

Qui recevait les dieux dans son pauvre ermitage.

Je les aurais connus à leur noble langage,

A leurs mœurs, à leurs traits, surtout à leur bonté a ;Ils n’auraient point rougi de ma simplicité ;

Et Gustave surtout, pour le prix de mon zèle,N’aurait jamais changé mon logis en chapelle.

Je serais peu content que le pouvoir divinEn un dortoir béni transformât mon jardin,

De ma salle à manger fit une sacristie :

La grand’messe pour moi n’a que peu d’harmonie ;

En vain mes chers vassaux me croiraient honoré