ÉPÎTBES.
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Qu’on lui prend la Dacie , et Nimphée, et Colehos ,Colchos, où Mithridate expira sous Pompée c ;
De tous ces vains propos son âme est peu frappée ;Jamais de Mithridate il n’entendit parler.
Il prend sa pipe, il fume ; et, pour se consoler,
Il va dans son harem, où languit sa maîtresse,Fatiguer ses appas de sa molle faiblesse.
Son vieil eunuque noir, témoin de son transport,Lui dit qu’il est Hercule ; il le croit, et s’endort.
O sagesse des dieux ! je te crois très-profonde :
Mais à quels plats tyrans as-tu livré le monde !Achève, Catherine, et rends tes ennemis,
Le grand-turc et les sots, éclairés et soumis.
NOTES.
» Le chiaoux-bacha, qui est d’ordinaire un eunuque blanc, veut tou-jours prendre la main sur l’ambassadeur, quand il vient le complimenter.Quand le grand-eunuque noir marche, il faut, si un ambassadeur setrouve sur son passage, qu’il s’arrête jusqu’à ce que tout le cortège del’eunuque soit passé. Il en est à plus forte raison de même avec le grand-vizir, les deux cadileskers, et le mufti ; mais l’excès de l’insolence bar-bare est de faire enfermer au château des Sept-Tours les ambassadeursdes puissances auxquelles ils veulent faire la guerre. Le sultan Mousta-pha, avant de déclarer la guerre à la Russie, a commencé par mettreen prison le président Obresltow, au mépris du droit des gens (1771).
b On connaît assez les batailles de Marathon, de Platée, et de Salamine.La victoire de Marathon fut remportée par Miltiade et neuf autres chefsses collègues, qui n’avaient que dix mille Athéniens contre cent millehommes de pied et dix mille cavaliers, commandés par les généraux duroi de Perse, Darius. Cet événement ressemble à la bataille de Poitiers ;mais ce qui rend la victoire des Grecs plus étonnante, c’est qu’ils n’étaientpoint retranchés comme les Anglais l’étaient auprès de Poitiers, et qu’ilsattaquèrent les ennemis. Au reste, il n’est pas bien sûr que les Persesfussent au nombre de cent dix mille; il faut toujours rabattre de cesexagérations.
La bataille de Salamine est un combat naval dans lequel Thémistocledélit la flotte de Xerxès, après que ce monarque eut réduit en cendresla ville d’Athènes. Celte journée est encore plus surprenante; les Athé-niens , avant cette guerre, n’avaient jamais combattu en mer.
C’est à peu près ainsi que la petite flotte de l’impératrice Catherine II,sous le commandement du comte Alexis Orlof, a détruit entièrement laflotte ottomane, le 6 juin 1770. Le nom d’Orlof n’est pas si harmonieux'lue celui de Miltiade, mais doit aller de même à la postérité.
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