ÉPÎTRES.
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N’a point été fâché d’étre applaudi par eux :
Nul mortel, en un mot, ne veut être ennuyeux.Mais où sont les héros dignes de la mémoire,Qui sachent mériter et mépriser la gloire ?
A M. LE MARQUIS DE VILLETTE.
1777 .
Mon Dieu ! que vos rimes en ineM’ont fait passer de doux moments !
Je reconnais les agrémentsEt la légèreté badineDe tous ces contes amusantsQui fesaient les doux passe-tempsDe ma nièce et de ma voisine.
Je suis sorcier, car je devineCe que seront les jeunes gens ;
Et je prévis bien dès ce tempsQue votre muse libertineSerait philosophe à trente ans :
Alcibiade en son printempsÉtait Socrate à la sourdine.
Plus je relis et j’examineVos vers sensés et très-plaisants,
Plus j’y trouve un fond de doctrineTout propre à messieurs les savants,
Non pas à messieurs les pédants,
De qui la science chagrineEst l’éteignoir des sentiments.
Adieu : réunissez longtempsLa gaieté, la grâce si fineDe vos folâtres enjouements,
Avec ces grands traits de bon sensDont la clarté nous illumine.
3U.