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PRECIS DU CANTIQUE DES CANTIQUES
Un feu pur est dans ses yeux :
Sous une telle figureDescendent du haut des deuxLes maîtres de la nature,
Ministres du Dieu des dieux ;
Mais de son cœur vertueuxSi je fesais la peinture,
Vous le connaîtriez mieux.
LE CHATON.
Je vous retrouve, ô maîtresse chérie ■ !
Je vous revois, je vous tiens dans mes bras :Dans mes jardins j’avais porté mes pas ;
Mais près de vous toute fleur est flétrie.Charmant palmier, tige aimable et fleurie,
Je viens cueillir vos fruits délicieux.
Ciel, que le temps est un bien précieux !
Tout le consume, et l’amour seul l’emploie.Mes chers amis, qui partagez ma joie,Buvez, chantez, célébrez ses attraits :
Dans les bons vins que votre âme se noie ;
Je vais goûter des plaisirs plus parfaits.
LA SULAMITE.
Paix du cœur, volupté pure',
Doux et tendre emportement,
Vous guérissez ma blessure.
Ne souffrez pas que j’endureUn nouvel éloignement ;
L’absence d’un seul momentEst un moment de parjure.
Allons voir, allons tous deuxVoir nos myrtes amoureux ;
Prenons soin de leur culture,Redoublons nos tendres nœudsSur nos tapis de verdure ;
Fuyons le bruyant séjourDe cette superbe ville :