Buch 
Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
Entstehung
Seite
396
JPEG-Download
 

396

NOTES.

d Texte : Mon bien-aimé est comme un bouquel de myrte; il demeureraentre mes mamelles... Soutenez-moi avec des fleurs, fortiliez-moi avecdes fruits; car je languis damour. Quil mette sa main gauche sur matête, et que sa main droite membrasse.

Je dors, mais mon cœur veille.

Remarque : Il est difficile dexprimer comment à la fois on dort et onveille. Cesl une figure asiatique qui exprime un songe.

e Texte : Jai cherché durant la nuit celui quaime mon âme; je Jaicherché, et je ne lai point trouvé. Mon bien-aimé a passé sa main parle trou, et mon ventre tressaillit à ce tact. Jai ouvert la porte à monbien-aimé, mais il ny était plus : mon âme sest liquéliée. Je lai cherché,et je ne lai point trouvé.

Remarque : La Sulamite dit ensuite quelle a cherché son Chatonaux portes de la ville, et que les gardes lont battue ; ce qui ne con-viendrait guère à une épouse de Salomon.

Texte : Je vous conjure, tilles de Jérusalem, si vous trouvez monbien-aimé, de lui dire que je languis damour.

g Texte : les filles.

Quel est le bien-aimé que vous aimez damour, ô la plus belle desfemmes? etc.

h Texte : la sulamite.

Mon bien-aimé est blanc et rouge, choisi entre mille ; ses cheveux sontcomme des feuilles de palmier, noirs comme un corbeau ; ses yeux sontcomme des pigeons sur le bord des eaux, lavés dans du lait; ses jouessont comme des parterres daromates, sa poitrine est comme un ivoiremarqueté de saphirs, etc.

LES filles.

est allé votre bien-aimé? nous irons le chercher avec vous.

i Texte : le chaton.

Je suis descendu dans le jardin des noyers, pour voir les fruits desvallées... Votre nez est comme la tour du mont Liban qui regarde versDamas... votre taille est semblable à un palmier. Jai dit : « Je monteraisur le palmier, et jen prendrai les fruits;» car vos mamelles sont commedes grappes de raisin, etc.

Jai bu mon vin avec mon lait. Mangez, mes amis; buvez, enivrez-vous , mes très chers amis.

Remarque : Cétait un usage commun dans les pays chauds de ne pointboire son vin pur; on le mêlait souvent avec du lait. Dans V Odyssée ony infuse de râclures de fromage. Les anciens diffèrent de nous en tout.

j Texte : la sulamite.

Je suis à mon bien-aimé, et son cœur se retourne vers moi. Venez, sor-tons dans les champs, demeurons au village; levons-nous matin pouraller aux vignes : cest que je vous donnerai mes mamelles.