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ODES.
Illustres meurtriers, victimes merceuaires,
Qui, redoutant la honte et maîtrisant la peur,
L’un par l’autre animés aux combats sanguinaires,Fuiriez si vous l’osiez,. et mourez par honneur ;Une femme, une princesse,
Dans sa tranquille sagesseDu sort dédaignant les coups,Souffrant ses maux sans se plaindre,Voyant la mort sans la craindre,
Était plus brave que vous.
Mais qui célébrera l’amitié courageuse,
Première des vertus , passion des grands cœurs,Feu sacré dont brûla ton âme généreuse,
Qui s’épurait encore au creuset des malheurs ?Rougissez, âmes communes,
Dont les diverses fortunesGouvernent les sentiments,
Frêles vaisseaux sans boussole,
Qui tournez au gré d’Éole,
Plus légers que ses enfants.
Cependant elle meurt, et Zoïle respire !
Et des lâches Séjans un lâche imitateurA la vertu tremblante insulte avec empire ;
Et l’hvpocrite en paix sourit au délateur !
Le troupeau faible des sages,
Dispersé par les orages ,
Va périr sans successeurs ;
Leurs noms, leurs vertus s’oublient,
Et les enfers multiplientLa race des oppresseurs.
Tu ne chanteras plus, solitaire Sylvandre,
Dans ce palais des arts où les sons de ta voixContre les préjugés osaient se faire entendre,
Et de l’humanité fesaient parler les droits ;