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STANCES.
Il a l’air de s’extasierEn admirant notre hémisphère ;
Vous aimez à vous égayerPour le moins sur la race entièreQue Dieu s’avisa d’y créer.
Le cou penché, clignant les yeux,
Il rit aux anges d’un sot rire ;
Vous avez de l’esprit comme eux :
Je le crois, et je l’entends dire.
Peut-être, en vous parlant ainsi,C’est vous donner trop de louanges :Mais il se pourrait bien aussiQue je fais trop d’honneur aux anges.
A MONSEIGNEUR LE PRINCE DE CONTI.
POUR UN NEVEU DU P. SANADON , JÉSUITE
Votre âme, à la vertu docile,
Eut de moi plus d’une leçon ;
Je fus autrefois le ChironQui guidait cet aimable Achille.
Mon pauvre neveu Sanadon,
Connu de vous dans votre enfance,
N’a pour ressource que mon nom,
Vos bontés, et son espérance.
A vos pieds je voudrais bien fortL’amener pour vous rendre hommage ;
Mais j’ai le malheur d’être mort,
Ce qui s’oppose à mon voyage.
Votre cœur n’est point endurci,
Et sur vous mon espoir se fonde :
1 Le P. Sanadon est supposé parler lui-méme de l’autre monde. K..