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STANCES;
Mais nous n’avions pas la sottiseDe le déshonorer par des cultes pervers.
« Nous irons tous les deux dans la céleste sphère,
Lui fort tard, moi bientôt. Il obtiendra, je croi,
Un trône auprès d’Achille, et même auprès d’Homère ;Et j’y vais demander un tabouret pour moi. »
STANCES OU QUATRAINS,
POUR TENIR LIEU DE CEUX DE PIHRAC, QUI ONT UN PEU VIEILLI.
Tout annonce d’un Dieu l’éternelle existence ;
On ne peut le comprendre, on ne peut l’ignorer.
La voix de l’univers annonce sa puissance,
Et la voix de nos cœurs dit qu’il faut l’adorer.
Mortels, tout est pour votre usage ;
Dieu vous comble de ses présents.
Ab ! si vous êtes son image,
Soyez comme lui bienfesants.
Pères, de vos enfants guidez le premier âge ;
Ne forcez point leur goût, mais dirigez leurs pas.
■Étudiez leurs mœurs, leurs talents, leur courage :
On conduit la nature, on ne la change pas.
Enfant, crains d’être ingrat ; sois soumis, doux, sincère :Obéis, si tu veux qu’on t’obéisse un jour.
Vois ton Dieu dans ton père ; un Dieu veut tou amour.
Que celui qui t’instruit te soit un nouveau père.
Qui s’élève trop s’avilit ;
De la vanité naît la honte.
C’est par l’orgueil qu’on est petit :
On est grand quand on le surmonte.
Fuyez l’indolente Paresse ;
C’est la rouille attachée aux plus brillants métaux.