POESIES MELEES
SUR M. DE FONTENELLE.
D’un nouvel univers il ouvrit la barrière ;
Des mondes infinis autour de lui naissants,
Mesurés par ses mains, à son ordre croissants,
A nos yeux étonnés il traça la carrière ;
L’ignorant l’entendit, le savant l’admira :
Que voulez-vous.de plus ? il fit un opéra.
AU DUC DE LORRAINE LÉOPOLD
ET A MADAME LA DUCHESSE SON ÉPOUSEEn leur présentant la tragédie d 'Œdipe.
1719 .
0 vous, de vos sujets l’exemple et les délices !
Vous qui régnez sur eux en les comblant de biens,
De mes faibles talents acceptez les prémices :
C’est aux dieux qu’on les doit, et vous êtes les miens.
ÉPIGRAMME.
1719 .
De Beausse et moi, criailleurs effrontés,
Dans un souper clabaudions à merveille,
Et tour à tour épluchions les beautésEt les défauts de Racine et Corneille.
A piailler serions encor, je croi,
Si n’eussions vu sur la double collineLe grand Corneille et le tendre Racine,
Qui se moquaient et de Beausse et de moi.