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des États, des partis qui se liguent ensemblepour leurs communs intérêts. C'est l'intérêtdu commerce qui allie ces deux Etats. Avecle pronom personnel : Ces deux républiquess'allièrent ensemble. Etc.
Allié, ée. participe.
Il est aussi substantif; et alors il signifie,Celui qui est joint à un autre par affinité.Cet homme-là est mon allié. Nos parents etnos alliés. Nous ne sommes pas parents, nousne sommes qu’alliés.
Il signifie également, Celui qui est con-fédéré, ligué avec un autre. Ce monarque atoujours eu soin de secourir et d'assister sesalliés. Ce prince est allié à la couronne. Cetterépublique est notre alliée. I.’armée des alliésfût battue, ou Les alliés furent battus.
ALLIER, s. m. ( Ce mot n’est que de deuxsyllabes. ) T. de Chasse. Sorte de filet àprendre des perdrix. Il est plus usité aupluriel qu’au singulier. Nous avons pris tantde perdrix avec des ailiers.
ALLITÉRATION, s. f. ( On fait sentir lesdeux L.) T. de Rhétorique. Figure de motsqui consiste dans la répétition recherchéedes mômes lettres ou (tes mêmes syllabes.Plusieurs proverbes offrent des exemplesd’allitération : Qui terre a, guerre a. Quirefuse, muse. Etc.
ALLOBROGE, s. m. ( On fait sentir lesdeux L. ) Ce nom d’un peuple ancien n’estplacé ici que parce qu’il sert quelquefois,dans le langage familier, à désigner Unhomme grossier, un rustre, ou Un hommequi a le sens de travers. C’est un franc allo-broge. Traiter quelqu’un d'rdlobroge.
ALLOCATION, s. f. (On fait sentir lesdeux L.) Action d’allouer. Il n’a pu obtenirl’allocation de cette somme. On n a pas ac-cordé l’allocation demandée.
ALLOCUTION, s. f. ( Oïl fait sentir lesdeux L.) Terme d’Antiquité, par lequel ondésigne Les harangues que les généraux etles empereurs romains faisaient à leurstroupes.
Il se dit, par extension, Des médailles aurevers desquelles ces généraux sont repré-sentés sur un gradin, parlant à des sol-dats. Une allocution de Trajan bien con-servée.
Il s’emploie quelquefois en parlant Desmodernes, et se dit d’Un discours adressépar un chef à ceux qu’il commande. Aprèscette courte et vive allocution, il les conduisità l’ennemi.
ALLODIAL, ALE. adj. (Dans ce mot etdans le suivant, on fait sentir les deux L. )T. de Jurispr. féodale. Qui est tenu enfranc-alleu. L'erre, allodiale. Liens allodiaux.
ALI.ODI ALI TE. s. f. Qualité de ce quiest allodial. L’allodialité d’une terre.
ALLONGE, s. f. Ce qu on ajoute à un vê-tement, à un meuble pour l’allonger. Mettreune allonge à une jupe. Il faut mettre uneallonge à ces rideaux. Une allonge de table.On dit aujourd’hui plus ordinairementRallonge.
ALLONGEMENT, s. m. Augmentation delongueur, ce qui est ajouté a la longueurde quelque chose. L'allongement d’un caïud,d’un jardin, d'une allée, d’une avenue.
U se dit, figurément, Des lenteurs affectéeset recherchées que certaines gens mettentdans les affaires. C’est un homme qui cher-
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che, qui trouve toujours des allongementsdans tes affaires. Ce ne sont qu allongements.Ce sens est peu usité.
ALLONGER, v. a. Augmenter la longueurd’une chose, la rendre plus longue. Allon-ger une table. Allonger une galerie. Allongerun habit, une jupe. Allonger des étriers. Lesadditions que l'auteur a faites, ont trop al-longé ce chapitre.
Allonger le pas, Hâter sa marche en fai-sant de plus grands pas.
Fig. et fam., Allonger le parchemin, Fairede longues écritures dans le dessein d’entirer plus de profit; Tirer un procès en lon-gueur par des formalités et des chicanes.
Fig, et fam., Allonger ta courroie, Tireriarli d’une somme modique, d’un revenulorné, en mettant une grande économietla us sa dépense. Il a peu de revenu et beau-coup de charges : il faut qu’il allonge bien lacourroie pour se tirer d affaire. Il signifieaussi, Porter les profits d’une charge, d’unemploi plus loin qu’ils ne devraient allerlégitimement. Sa place ne lui vaudrait pastant, s’il n'allongeait la courroie.
Allokger , signifie quelquefois, Dé-ployer, étendre; et, dans ce sens, on ne ledit guère qu’en parlant Des membres,decertaines parties du corps de l’homme oudes animaux. Allonger le bras. Allonger lesjambes. Allonger le cou. Un éléphant qui al-longe sa trompe.
Allonger un coup d’épée, une botte, Porterun coup d’épée, une botte, en allongeantle bras.
Allokof.ii, signifie encore, Augmenterla durée d’une chose, la faire durer davan-tage. Allonger le temps. Allonger un procès.Allonger une affaire. Allonger le travail. Al-longer une procédure.
Allokger, s’emploie aussi avec le pro-nom personnel, surtout dans les deux pre-miers sens. Cette corde s'est edlongée. Lesbras peuvent s’allonger et se replier en plu-sieurs sens. Un serpent qui s'allonge surl'herbe.
Allokgé, ée. participe.
Fam., Avoir le visage allongé, la mineallongée, Avoir un air qui dénote le déplai-sir qu’on éprouve de quelque disgrâce, dequelque contrariété imprévue.
Allokgé, se dit quelquefois adjective-ment , surtout dans les Sciences natu-relles, De ce qui est long, par oppositionAux choses de même espèce qui ont uneforme plus ramassée. Ce poisson a une tèteallongée. Un fruit de forme allongée.
Kn Anat., La moelle allongée, La moellequi remplit la cavité de toutes les vertèbresdepuis le cerveau jusqu’à l’os sacrum.
ALLOUABLE. adj. des deux genres. Quise peut allouer, accorder. Cette dépense n'estpas allouuble. Il est peu usité.
ALLOUER, v. a. Approuver, passer unedépense employée dans un compte. On luia alloué un article de deux mille francs pourles faux frais. Il avait bien peur qu’on ne luiallouât pas cette dépense.
Allouer un traitement à quelqu’un. Luidonner, lui accorder un traitement, et endéterminer le montant. Le traitement quete budget alloue à ces fonctionnaires.
Alloué, ée. participe.
ALLUCHON. s. m. T. de Mécanicien.
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I Pointe ou dent placée à la circonférenced’une roue et qui sert à communiquer lemouvement à une autre roue.
ALLUMER, v. a. Mettre le feu à quelquechose de combustible. Allumer un fagot.Allumer une javelle. Allumer une allumette.Allumer les bougies. Allumer de la chandelle.Allumer un flambeau. Allumer les cierges.Allumer ta lampe. Allumer la mèche.
Allumer le feu, allumer du feu, Allumerle bois qui est dans le foyer, faire du feu.Allumer sa pipe, Mettre le feu au tabacqui est dans une pipe. Allumer un bougeoir,Allumer la bougie ou la chandelle qui estdans un bougeoir : on dit dans le mêmesens, Allumer un réverbère, une lanterne,un fanal.
Fig., Allumer la guerre, Être cause de laguerre. Allumer une passion, Exciter unepassion. Allumer la colère, Exciter la colère :on dit dans le même sens, Allumer la bile.On dit aussi : Une trop grande médita-tion, une trop grande application, une tropgrande contention allume les esprits, Elleles met dans un trop grand mouvement,dans une trop grande agitation; et, Celaallume le sang, Cela irrite ou anime exces-sivement. Cette lecture, ce récit lui allumaitle sang.
Allumée, est aussi pronominal, au pro-pre et au figuré. Une lampe qui a bien de lapeine à s’allumer. La guerre s'alluma de toutesparts. Il est à craindre que sa bile ne s’al-lume.
Allumé, éf.. participe. Une chandelle,une lampe allumée.
Fig., Un teint allumé, Un teint rouge,échauffé.
ALLUMETTE, s. f. Brin de bois ou dechanvre, soufré par les deux bouts, et ser-vant d’ordinaire a allumer des chandelles,des bougies, etc. Vendeur, marchand d’al-lumettes. Paquet d’allumettes.
Ce bois brûle comme des allumettes, Cebois brûle trop facilement, trop vite.
ALLUMEUR, s. m. Celui qui est chargéd’allumer régulièrement des chandelles,des lampes, des réverbères. Les allumeursde réverbères. L’allumeur d’un théâtre.
ALLURE, s. f. Démarche, façon de mar-cher. L’allure d’une personne, d’un animal.Contrefaire son allure. Je le reconnus à sonallure. Une allure vive. Lorsqu’il s’agit Despersonnes, ce sens est familier.
Il se dit plus spécialement eu parlant Ducheval; et alors il peut s’employer au plu-riel. Ce cheval a une allure fort douce. Cecheval a les allures belles, de belles allures.Allures naturelles. Allures artificielles. Lesallures naturelles du cheval sont le pas, letrot et le galop. L’amble est ordinairement uneallure artificielle.
Il se dit figurément, et en mauvaise part,de La manière dont quelqu’un se conduitdans une affaire, ou de La tournure queprend une affaire. J'ai reconnu ses allures.Il faudra bien qu’il change d'allure. Cetteaffaire prend une mauvaise allure, une allureinquiétante.
Fig. et fam., Ce jeune homme a des allu-res, Il a quelque commerce secret de galan-terie. Celte manière de parler vieillit.
ALLUSION, s. f. (On prononce les deuxL.) Figure de rhétorique par laquelle on