Band 
Tome premier.
Seite
59
JPEG-Download
 

ALO

dit une chose qui a du rapport avec uneautre dont on ne parle pas, mais à laquelleon veut faire penser. Allus'on ingénieuse.Allusion forcée. Allusion jroicle et insipide.Allusion naturelle. En parlant ainsi, il fai-sait allusion aux mœurs de son temps. Leparterre a saisi toutes les allusions que l'au-teur avait eu dessein de faire.

ALLUVION. s. f. (On prononce les deuxL.) Accroissement de terrain qui se fait in-sensiblement à l’un des bords d’une rivière,ou qui a lieu lorsque la rivière s’en retire,et qu’elle prend son cours d’un autre côté.Droit d’altuvion. Cette terre s'est accrue paralluvion. En Géologie, Terrains d'ail avion.

ALM

ALMAGESTE. s. m. Collection d’obser-vations astronomiques. L'A/mageste de Pto-lémée, de Riccioli.

ALMANAGII. s. m. (On prononce Al-mana.) Calendrier qui contient tous lesjours de l’année, les fêtes, les lunaisons,les éclipses, les signes dans lesquels le so-leil entre, et quelquefois de prétendus pro-nostics du beau et du mauvais temps. Al-manach nouveau. Almanach pour l’année, etc.L'oyez dans l’almanach. Faire des almanachs.Composer des almanachs. Almanach perpé-tuel. Almanach de poche. Almanach de ca-binet.

Il se dit particulièrement de Certains li-vres qui sont publiés annuellement, et quicontiennent, outre l'almanach, une fouled’autres indications d’un intérêt général,telles que le tableau des diverses adminis-trations et la liste des personnes qui y sontattachées, des documents statistiques, desnotions sur les monnaies, sur les poids etmesures, etc. L’Almanach royal. IJAlma-nach de France. L’Almanach des villes et descampagnes. Etc.

Fig., Faire des almanachs, composer desalmanachs, S’amuser à faire des pronosticsen l’air, se remplir l’esprit d’idées qui peu-vent ne se réaliser jamais. Un faiseur d’al-manachs, Un homme qui se mêle de faire depareils pronostics.

Prov. et fig., Une autre fois, je prendraide ses almanachs, se dit D’un homme quiavait prédit ce qui devait arriver dans uneaffaire. On dit dans le sens contraire, Jene prendrai plus de ses almanachs.

Prov. et fig., C’est un almanach de l’anpassé, se dit D’une chose qui n’a plus d’u-tilité, plus d’intérêt.

ALO

AI.OES. s. m. (On prononce fortementl’S.) Plante de l’Afrique et de l’Asie, donton tire une résine fort amère qui est em-ployée en médecine comme tonique et pur-gative. Suc d’aloès, ou simplement, Aloès.Pilules d aloès. Extrait d’aloès. Amer commede l’aloès.

Aloès, se dit aussi d’Un arbre des Indes,dont le bois est odoriférant. Du bois tl’a-loès. Brûler de l’encens et de l’aloès.

ALOETIQUE. adj. des deux genres. T. dePliarm. Il se dit Des préparations dont lesuc d aloès est un des^ principaux ingré-dients. Pilules alvétiques.

ALO

ALOI. s. m. Le titre que l’or et l’argent'doivent avoir, selon les lois et les règle-ments. De l’or, de l’argent de bon aloi, Quiest au titre des ordonnances; et, De l’or,de l’argent de bas aloi, Qui n’est pas à cetitre. On disait autrefois, en abrégeant,Loi; mais aujourd’hui le mot Titre remplaceceux d ’Aloi et de Loi.

Fig., Un homme de bas aloi, Qui est debasse condition, d’une profession vile, ouqui est méprisable par lui-même. Marchan-dises de mauvais aloi, Marchandises qui nesont pas de la qualité requise par les règle-ments, par les ordonnances, rtc. On dit demême, en plaisantant, Fers de mauvaisaloi, de bas aloi, Vers mal faits, qui pè-chent contre le sens, ou qui manquentd’élégance.

ALONGE, ALONGEMENT, AI.ONGER.

Voyez Allonge, Allongement, Allonger.

ALOPÉCIE. s. f. T. de Médec. Chute descheveux, et quelquefois des sourcils, de labarbe, etc., avec dénudation de la peau.C’est ce qu’on nomme autrement Pelade.

ALORS, adv. de temps. En ce temps-là.Alors on vit paraître. Alors je lui dis. Oùétiez-vous alors ? Nous étions alors chez untel.

Prov., Alors comme alors , Quand on seradans ce tcmps-là, dans cette conjoncture-là,on avisera à ce qu’il faudra faire. Fous medites que, dans deux ans, les affaires serontfort changées : eh bien, alors comme alors.

C’étaient les manières d’alors, la moded’alors, On en usait alors de la sorte, c’é-tait alors la mode. On dit quelquefois demême, Les hommes d’alors.

Alors que, pour lorsque, ne s’emploiepas dans la prose ordinaire, mais il est reçudans le style élevé, et. en poésie. Alors quela trompette se fit entendre, tout s’ébranla,etc.

Jusqu’alors, Jusqu’à ce tcmps-là, jusqu’àce moment-là. Il exprime un temps passéantérieurement à un autre temps. Ses af-faires se sont dérangées depuis un an ; ellesavaient été trcs-ljonries jusqu’alors.

ALOSE, s. f. Poisson de mer qui remonteordinairement au printemps dans les ri-vières. I.a pèche des aloses. Une alose bienfraîche, bien grasse.

ALOUETTE, s. f. Petit oiseau dont lechant est agréable, qui vit de grain, et quifait son nid à terre dans les campagnes. I.echant de l’alouette. Tendre aux alouettes.Prendre des alouettes au miroir. Une dou-zaine d’alouettes. Manger des alouettes.

Alouette huppée, Sorte d’alouette qu’onnomme autrement Cochevis.

Des terres à alouettes, se dit communé-ment Des terres sablonneuses.

Prov., Si te ciel tombait, il y aurait biendes alouettes prises, se dit Pour se moquerd’une supposition absurde, en y répondantpar une autre encore plus absurde.

Prov., Il attend que les alouettes lui tom-bent toutes rôties dans le ben, lui tombenttoutes rôties, se dit D’un paresseux qui vou-drait avoir les choses sans peine.

Prov., S'éveiller, se lever au chant de l'a-louette, S’éveiller, se lever de très-grandmatin.

ALOURDIR, v. a. Pendre lourd, appe-santir. Ce temps m’alourdit. Cela m’a tout

ALT 5g

edourdi. Les années ont alourdi sa marche.On l’emploie aussi avec le pronom person-nel. Ma tête s'alourdit. Il est familier.

Alourdi, ie. participe. Je suis toutalourdi. J’ai la tête alourdie.

ALOYAU, s. m. T. de Boucher et de Cui-sinier. Pièce de bœuf coupée le long du dos.Aloyau de la première pièce, de la secondepièce. Gros aloyau. Aloyau rôti.

ALP

ALPAGA, s. m. Grosse étoffe de laine.

ALPESTRE, adj. des deux genres. Quia rapport aux Alpes, ou qui est propre, quiappartient aux Alpes. Moeurs alpestres. Plan-tes alpestres.

ALPHA, s. m. La première lettre de l’al-phabet grec, dont le nom s’emploie figu-rément dans cette locution, IJ alpha et l'o-méga, Le commencement et la fin.

ALPHABET, s. m. Réunion de toutes leslettres d’une langue, rangées dans l’ordreétabli pour cette langue. Alphabet hébreu.Alphabet arabe. Alphabet grec. Alphabet la-tin . J. alphabet français. Les alphabets euro-péens.

Fig. et fam., Il n’est encore qu'à l’alpha-bet, se dit D'un homme qui n’a encore queles premiers commencements d’une science.Il faut le renvoyer à l’alphabet, se dit D’unhomme qui n’a pas les premiers principesde la chose dont on parle.

Alphabet, se dit aussi d’Un petit livrequi contient les lettres de l’alphabet, et lespremières leçons qu’on donne lorsqu’onenseigne à lire. Acheter un alphabet pour unenfant.

ALPHABÉTIQUE, adj. des deux genres.Qui est selon l’ordre de l’alphabet. Unetable alphabétique. Un index alphabétique.

Ordre alphabétique, L’ordre selon lequelles lettres sont rangées dans l’alphabet.IJ ordre alphabétique est employé dans tousles vocabulaires. Ranger des noms par ordrealphabétique.

Ecriture alphabétique, L’écriture au moyendes lettres de l’alphabet, par opposition àEcriture hiéroglyphique.

ALPHABÉTIQUEMENT, adv. Dans l’or-dre alphabétique.

ALPINE, adj. f. T. de Botan. Il se dit Desplantes qu’011 ne trouve que sur le sommetdes liantes montagnes. Plantes alpines.

ALP1STE. s. 111.T. de Botan. On nommeainsi Plusieurs plantes graminées dont lesgraines peuvent servir à la nourriture despetits oiseaux, particulièrement des serins.

ALS

ALSINE. s. f. Plante. L'oyez Morge£ine.

ALT

ALTE. s. f. L'oyez Halte.

ALTERABLE, adj. des deux genres. Quipeut être altéré. Parmi les métaux, il y ena de plus ou de moins altérables.

ALTÉRANT, ANTE. adj. Qui altère, quicause de la soif. Un ragoût altérant.

Il se dit substantivement, on Médecine,de Certains remèdes ou médicaments aux-quels 011 attribue la propriété de produire,