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liques, qui ajoutent quelque chose aux pré-cédentes. Le bref ampliatif de Clément IX. Labulle ampliative de Paul III.
AMPLIATION, s. f. T. de Finance etd’Administration. Le double, la copie d’unequittance ou d’un autre acte, que l’on gardepour le produite au besoin. L'ampliationd’une quittance. On écrit ordinairement aubas de ces sortes de copies, Pour amplia-tion, et on les revêt d’une signature qui faitfoi.
En termes d’ancienne Pratique, Lettresd ampliation, Lettres en chancellerie, pourexpliquer les moyens qu’on avait omis dansune requête civile.
AMPLIFICATEUR, s. m. Celui qui am-plifie. C’est un grand amplificateur. 11 ne sedit qu’en mauvaise part.
AMPLIFICATION, s. f. T. de Rhétorique.Discours par lequel on étend le sujet qu’ontraite. Amplification oratoire. Il y a tropd’amplification dans ce discours. Une longue,une lourde amplification. Ce n’est qu'une am-plification de ce que l’autre avait déjà dit.Son discours, plein d’idées rebattues, n’étaitqu’une mauvaise amplification, n’était qu’uneamplification.
Il se dit, dans les collèges, Du discoursque les écoliers font sur un sujet qu’on leurdonne à développer. Cet écolier réussit dansles amplifications. Il a eu le prix d'amplifica-tion latine, d’amplification française : on ditplus ordinairement aujourd’hui, de discourslatin, de discours français.
AMPLIFIER, v. a. Etendre, augmenterpar le discours. Amplifier une nouvelle. Ilamplifie toujours les choses. Il amplifie toutce qu'il dit. Absolument, // amplifie toujours.
Amplifié, ée. participe.
AMPLISS1ME. superlatif des deux gen-res. Très-ample. Il est familier et peu usité.
Amplissjme, était aussi Un titre d’hon-neur donné au recteur de l’université deParis.
AMPLITUDE, s. f. T. de Géom. La lignedroite comprise entre les deux extrémitésde l’arc d’une parabole. L’amplitude de l’arcd’une parabole. On dit de même, en termesd’Artillerie, L'amplitude du jet, La lignedroite comprise entre le point d’où partune bombe, et celui où elle va tomber.
Amplitude, en Astronomie, se dit deL’arc compris, sur la sphère céleste, entrele point est ou le point ouest de l’horizon,et le point du même cercle dans lequel unastre se lève ou se couche à jour donné.Amplitude orientale ou ortive du soleil. Am-plitude occidentale ou occase.
AMPOULE, s. f. Fiole, petite bouteille.En ce sens, il ne se dit que de La sainteampoule, Fiole où l’on conservait l’huilequi servait à fonction des rois de France,dans la cérémonie du sacre.
Ampoule, se dit aussi de Ces petitestumeurs formées par une certaine quantitéde sérosité accumulée sous l’épiderme, etqui surviennent le plus souvent aux mainset aux pieds. Il lui est venu une ampoule àla main. Il a des ampoules, de grosses am-poules aux mains, sous les pieds.
AMPOULÉ, ÉE. adj. Enflé. Il ne se ditguère qu’au figuré, et seulement en parlantDe prose ou de vers. Discours ampoulé. Styleampoulé. U ers ampoule.
AMU
AMPUTATION, s. f. T. de Chirur. Opé-ration par laquelle on enlève, à l’aide d’in-struments tranchants, un membre ou unepartie saillante du corps. Amputation d’unbras. Il n’a été sauvé que par l’amputationde sa jambe. Les chirurgiens furent d’avis del'amputation.
AMPUTER, v. a. T. de Chirur. Faire uneamputation, pratiquer l’amputation. Am-puter un membre. Amputer un blessé.
Amputé, ée. participe. Membre amputé.Il a été amputé, On lui a fait une ampu-tation. Substantivement, Un amputé, Unhomme qui a été amputé, qui a subi uneamputation.
AMU
AMULETTE, s. m. II se dit Des figures,des caractères, et de tout autre objet por-tatif auquel on attache une confiance su-perstitieuse. Porter un amulette sur soi pourse préserver de la mort, des dangers, etc.
AMURÊ. s. f. T. de Marine. Manœuvre,cordage servant à fixer le coin d’une bassevoile opposé à celui qui est attaché à lavergue, du côté du vent. Avoir les amuresà tribord, à bâbord, se dit Quand la voilureest disposée pour recevoir le vent par ladroite ou par la gauche. On dit de même,Prendre les amures à tribord, à bâbord;changer d’amures.
AMURER. v. a. T. de Marine. Tendre,roidir plus ou moins l’amure d’une voile,afin de présenter celle-ci selon l’angle qu’elledoit former avec le vent. Amurer une voile.
Amuré, ée. participe.
AMUSABLE. adj. des deux genres. Quipeut être amusé. Cet homme-là n'est plusamusable. Il est peu usité.
AMUSANT, ANTE. adj. Qui amuseagréablement, qui divertit. C'est un espritamusant. C’est la personne du monde la plusamusante. C’est un homme d’une conversa-tion amusante.
AMUSEMENT, s. m. Ce qui amuse agréa-blement, ce qui divertit. Doux amuse-ment. Agréable amusement. Amusement in-nocent. Son violon fait tout son amusement.Ijt musique est pour lui un amusement , etnon pas une occupation. Cjestson amusement.On lui a procure toutes sortes d'amusements.Il ne faut pas jouer [mr avidité du gain, maison peut jouer par amusement.
Il signifie quelquefois, Perte de temps,retardement. Pas tant d’amusement, allezvile où je vous ai dit.
Amusement, signifie aussi, Tromperie,promesses trompeuses. Tout ce que amisme dites là n'est qu'un amusement. Je suistas de tant d'amusements. Ce sens vieillit.
AMUSER, v. a. Arrêter inutilement, faireperdre le temps. Amuser quelqu'un. Il nefaut rien, il ne faut qu’une mouche pourl'amuser. Amuser l'ennemi.
11 signifie aussi, Divertir par des chosesagréables. En attendant le souper, on amusata société /sir un concert. C'est un hommequi a l’art d'amuser agréablement ceux quivont chez lui. Amuser des enfants.
Amuser, signifie aussi, Repaître de vainesespérances. Il vous amuse pour vous tromper.U l'amuse de belles paroles. Il y a trois ansqu'il l'amuse de la sorte.
Prov. et fig., Amuser le tapis. Parler de •
AN
choses vaines et vagues, pour faire passerle temps. Il sait amuser le tapis. C’est pouramuser le tapis. Cette locution s’emploieaussi en parlant D’un homme qui dil beau-coujp de paroles, dans une affaire, sans'arriver au fait. Pendant une heure, il n’afait qu’amuser le tapis.
Amuser, s’emploie avec le pronom per-sonnel, et signifie, S’occuper par simple di-vertissement, et pour ne pas s’ennuyer. Ils'amuse depuis quelque temps à faire desexpériences de physique. Cest perdre .»«temps que de s'amuser à faire des vers, quandon n'a point de talent pour la poésie.
Fam., A quoi vous amusez-vous de parlerà un fou? De quoi vous avisez-vous, etc.?On dit aussi, Ne vous amusez pas à le plai-santer, il n’entend pas raillerie.
Prov. et lam., S’amuser à la moutarde.S’arrêter à des bagatelles, à des choses inu-tiles.
S’amuser de quelqu’un, Se moquer de lui.
S'amuser de peu de chose. Trouver faci-lement à se divertir, à se distraire.
Absolument, S’amuser, Perdre le temps.Ne vous amusez pas, on vous attend. Il s’estamusé en route.
Amusé, ée. participe.
AMUSETTE. s. f. Petit amusement. lespoupées sont des amusettes d’enfants. Il re-garde cela comme des amusettes. Ce n’estpour lui qu'une amusette. Il est familier.
AMUSEUR, s. m. Celui qui amuse. Cetécrivain est un aimable amuseur. Il est peuusité.
AMUSOIRE. s. f. Moyen d’amuser, dansle sens de Distraire. Cela n'est pas sérieux,ce n'est qu’une amusoire. Il est familier ettrès-peu usité.
AM Y
AMYGDALE, s. f. T. d’Anat. Chacune desdeux glandes en forme d’amande, qui sontaux deux côtés de la gorge, sous la luette.Avoir les amygdales enflées.
AMYGDALOÏDE. s. f. T. de Minéralogie.Pierre qui, au milieu d’une pâte quelcon-que, renferme d’autres parties ayant laforme d’une amande.
AMYLACÉ, ÉE. adj. T. didactique. Quia quelque rapport avec l’amidon, qui res-semble à l’amidon. Fécule amylacée.
AN
AN. s. m. Le temps que le soleil met aparcourir le zodiaque, et qui comprenddouze mois. An commencé. Après un an en-tier. Après un an révolu. Au bout de l'an uarriva que... L an étant expiré. Le premierjour de l’an. Le nouvel an. L'an passé. L anprochain. Il y a deux ans, trois ans, etc. Anboutde cinquante ans. Il n'a pas encore, vingt'cinq ans accomplis. Il a dix ans de service.
Dès ses jeunes ans, Dès sa première jeu-nesse. Dans ses vieux ans, sur ses vieux ans.Dans sa vieillesse. On dit quelquefois ab-solument, Les ans, L’âge en général. Lafleur des ans. Le poids, le fardeau des ansL’injure, l'outrage des ans.
Service du bout de l'an, ou simplement,Boutde Pan, Le service qu’on fait dans uneéglise pour une personne, un an apres samort.
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