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An bissextil. Voyez Année bissextile.
L’an du monde; l'an de grâce, l’an dusalut, l’an de Notre-Seigneur, l'an de l’In-carnation. Formules dont ou se sert, sui-vant qu’on suppute les temps par rapportà la création du monde, ou à la naissancede Jésus-Christ.
An premier, an deux, an trois, etc., sedisait particulièrement pour indiquer Lesannées de l’ère républicaine des Français,commencée le 22 septembre 1792. La con-stitution de l’an III, de l'an VIII. Le 16 flo-réal an IV ou de l’an IV.
Le jour de l’an, Le premier jour de l’an.
Bon jour et bon an. Façon de parler pro-verbiale et populaire, employée pour saluerles personnes la première fois qu on les voit,dans les premiers jours de chaque année.
Bon an, mal an, Compensation faite desmauvaises années avec les bonnes. Bon an,mal an, ce pré lui rapporte tant de foin. Bonan, mal an, sa terre lui vaut dix mille firmesde rente.
Par an, Chaque année. Sa terre lui rap-porte tant par an.
En termes de Jurispr., An et jour, L’an-née révolue, et un jour par delà. Prescrip-tion de l’an et jour. Voyez Année.
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AXA. s. m. Terminaison ajoutée au nomd’un auteur pour indiquer Un recueil deses pensées détachées, de ses observations,de ses bons mots, ou des pensées, desanecdotes qu’il a recueillies. Le Ménagiana.Le Carpentériana. Le Furetériana.
Il s’emploie souvent isolé, pour dési-gner Un recueil de ce genre. Cest un ana.Défiez-vous des faiseurs d’ana. Cela traînedans tous les ana.
Ara , est aussi un mot employé dans lesordonnances des médecins, pour siguifierque les drogues qu’on mêle ensemble sonten égale quantité.
ANABAPTISTE, s. et adj. des deux gen-res. Nom d’une seqte de chrétiens qui sou-tiennent qu’on ne doit pas baptiser les en-fants avant l’âge de raison, ou qu’à cet âge*1 faut les rebaptiser.
ANACARDE. s. m. Fruit en forme decoeur, dont l’amande est bonne à manger.
ANACARDIER, s. m. T. de Botan. Arbredes Indes orientales, qui produit les ana-cardes.
ANACHORETE, s. m. (On prononce Ana-horcte.) Ermite, religieux qui vit seul dansJjn désert. Il se dit par opposition Aux re-hgieux qui vivent en commun, et qu’on®Ppelle autrement Cénobites. Les anachorètesdelà Thébaide. Une vie d’anachorète. Un saintduachorète.
anachronisme, s. m. ( CH se pro-nonce comme K.) Faute contre la chro-nologie. Il se dit principalement de Lafaute qui consiste à placer un fait, un^'énement avant sa date. Virgile s’estPermis un anachronisme en supposant L’nécc ° n temporain de Didori. L’erreur contraireappelle Parachronisme : ce dernier motde peu d’usage, et l’on donne au pre-la plus grande généralité,fl se dit, par extension, de Toute erreur•v, 1 consiste à attribuer des usages, desees > etc., aux hommes d’une époque où
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ces idées, ces usages n’étaient pas encoreconnus. Les peintres italiens ont fait beaucoupd’anachronismes dans le costume. C’est unvéritable anachronisme que de prêter desdiscours chevaleresques à un Athénien, à unRomain.
ANACOLUTHE, s. f. T. de Grammaire.Sorte d’ellipse, par laquelle on omet, dansune phrase, le mot, le terme qui est le cor-rélatif ordinaire de l’un des mots, destermes exprimés. Il ne s’emploie guèrequ’en pariant De phrases grecques ou la-tines. En latin, la suppression de tôt devantquoi est une anacoluthe.
ANACRÉONTIQUE. adj. des deux genres.Qui est dans le genre, dans le goût des odesd’Anacréon. Vers anacréontiques. Ode ana-créontique. Poésies anacréontiques. Pièce ana-créontique. Genre anacréontique.
AXAGALLIS. s. m. Voyez Mouron.
ANAGNOSTE. s. m.T. d’Antiq.,empruntédu grec. Nom que les Romains donnaient àcelui de leurs esclaves qui faisait la lecturependant les repas.
ANAGOGIQUE. adj. des deux genres. T. deThéol. U ne se dit guère que dans cettelocution, Interprétation anagogique, Inter-prétation qu’on tire d’un sens naturel etlittéral, pour s’élever à un sens spirituel etmystique.
ANAGRAMMATISER. v. n. S’occuper del’anagramme des mots. Il est peu usité.
ANAGRAMMATISTE. s. m. Celui qui faitdes) anagrammes. Il est peu usité.
ANAGRAMME, s. f. Transposition etnouvel arrangement des lettres qui com-posent un mot, un nom, disposées de tellesorte, qu’elles forment un ou plusieurs au-tres mots ayant un autre sens. Faire uneanagramme. Les mots écran, nacre, rance, etcrâne, sont des anagrammes les uns des autres.
ANAGYRIS. s. m. ( On prononce l’S. )T. de Botan. Arbijsseau de la famille deslégumineuses, dont les feuilles purgent vio-lemment, et dont l’écorce et le bois sonttrès-fétides L’unagyris croit dans les payschauds. On le nomme aussi Bois puant.
ANALECTES. s. m. pl. T. de Philologie.Fragments choisis d’un auteur ou de plu-sieurs. Iss Analectes de Brunch.
AXALEME. s. m. T. de Géogr. astrono-mique. Projection orthographique de tousles cercles de la sphère sur les colures dessolstices.
ANALEPTIQUE, adj. des deux genres.T. de Médec. Il se dit Des remèdes ou desaliments propres à rendre les forces auxconvalescents. Chocolat analeptique.
11 s’emploie aussi comme substantif mas-culin. Le salep, les gelées, etc., sont des ana-leptiques. Un bon analeptique.
ANALOGIE, s. f. Il se dit d’Une sorte derapport, de ressemblance, de similitude quiexiste à certains égards entre deux ou plu-sieurs choses dilférentes. Il y a de l'analogieentre l’homme et l’animal, parce que tousdeux ont le mouvement et la vie. Il y a beau-coup plus d’analogie entre I homme et le singe,qu'entre l’homme et te cheval. La partie bassed'une montagne s’appelle le pied de la mon-tagne, par analogie avec le pieil de l'homme.Analogie frappante, remarquable, évidente.Faible analogie. Indiquer les analogies et lesdifférences. /
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Il s’emploie dans le même sens en parlantDe choses intellectuelles ou morales. Cettelangue a beaucoup d’analogie avec telle autre.L’analogie qui unit entre elles les diverses accep-tions d'un mot. Il y a de l'analogie entre lesubstantif abîme et l’adjectif profond, parceque l’idée d’ablme comprend celle de profon-deur, etc. Il y a entre ces deux récits des ana-logies de temps et de circonstances, qui fontsoupçonner que c'est le même fait diversementraconté. Ces deux hommes se sont liés par l’a-nalogie de leur caractère et de leurs goûts.
Raisonner par analogie, Former un rai-sonnement fondé sur les ressemblances oules rapports d’une chose avec uneautre.Ondit de même : Conclure, juger par analogie.Être guidé par l’analogie. L’analogie est sou-vent trompeuse. Le fil de l’analogie. Etc.
Analogie, se dit particulièrement, enGrammaire, Du rapport qu’ont entre ellesles consonnes qui se prononcent avec lamême partie de l’organe vocal. Il y a del’analogie entre le B et le P, consonnes la-biales, te Dette T, consonnes dentales, etc.
Il se dit aussi pour marquer Le rapportque divers mots d’une langue ont ou doi-vent avoir ensemble pour leur formation.Le mot passionné est formé de passion, parla même analogie qu affectionné est formed’affection. Les mots nouveaux ne peuventguère s’introduire qu’-à l’aide de l’analogie.Consulter l’analogie. Les lois de l’analogie.Violer l’analogie.
Analogie, s’est dit également, en Mathé-matique, pour Rapport, proportion. Il y ala même analogie entre deux et trois qu’entresix et neuf.
ANALOGIQUE, adj. des deux genres. Quia de l’analogie. Termes analogiques.
ANALOGIQUEMENT, adv. D’une ma-nière analogique. Le mot de pied se dit ana-logiquement du bas d’une montagne.
ANALOGUE, adj. des deux genres. Quia de l’analogie avec une autre chose. Com-parer les êtres, les faits analogues. Ces deuxidiomes sont analogues. Des formes analo-gues. C'est un cas tout à fait analogue à telautre. Le pied de l’homme et le pied d’unemontagne sont des termes analogues. Cetteacception est analogue à telle autre. Le B etle P, le D et te T, etc., sont des lettres, desconsonnes analogues.
11 s’emploie substantivement, au mascu-lin. Plusieurs terrains de notre continent ren-ferment des animaux fossiles et des végétauxpétrifiés auxquels on ne connaît point d’ana-logues vivants, ou dont les analogues n’exis-tent que dans d’autres parties du globe. Lesanalogues. Ce sont deux analogues. Ce termen’a point d'analogue en français. Cette locu-tion et ses analogues ne -s'emploient que danstel style.
ANALYSE, s. f. T. didactique. Résolu-tion d’un tout en ses parties. Faire l’ana-lyse d une fleur. L'analyse d’un mot composé.On le dit plus particulièrement, en Chimie,de L’opération qui consiste à décomposerles corps et à séparer leurs éléments. Ana-lyse chimique. L'analyse de [eau, du sang,du lait. L'analyse (f une plante.
11 se dit aussi Des choses inorales. L'ana-lyse de nos facultés. L’analyse du cœur hu-main, des sentiments, des passions.
Il se dit, en Logique, de La méthode de