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Tome premier.
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APPARTENANCE, s. f. Dépendance, cequi appartient à une chose, ce qui dépendd une chose. Fendre une maison avec toutesses appartenances et dépendances. Cette mé-tairie est une des appartenances de ma terre.Ce village était une appartenance de tellechâtellenie.

APPARTENANT, ANTE. adj. Qui appar-tient de droit. I.e bien appartenant à un tel.fLne maison à lui appartenante. Il n’est guèreusité que dans ces sortes de phrases.

APPARTENIR, v. n. (Il se conjuguecomme Tenir.) Lire la propriété légitime dequelqu’un, soit que celui a qui est la chosedont on parle la possède, soit qu’il ne lal’ossède pas. I.es biens e/ui appartiennent à desParticuliers. Il retient injustement un objet quim appartient. La pat t et portion qui lui ap-partient dans cette succession. Il m'en ap-partient une moitié. Celte maison, ce domaineai appartient. Cela nous appartient de droit.H signifie aussi, Etre le droit, le privi-la prérogative de quelqu’un. I.e droit''c J aire grâce appartient au roi. Le droit deattre monnaie appartient au souverain. I.es‘ouneurs qui vous appartiennent. Ces droitsappartiennent à ma charge. La connaissance<e ce 'te affaire appartient à tel juge.

M signifie également, Être le propre, le'“•raclère particulier de. Ils ont attribué àa matière ce qui n’appartient qu’à l’esprit,‘s/ f n,c ' perfection n appartient quà Dieu

^ signifie encore, Faire partie de. Unmembre séparé du corps auquel il appartient.

a a trouvé le bras qui appartient à cette sta-ff mutilée. Cet animal, cette niante appar-U à .tel?c nre.

* signifie aussi, Avoir une relation né-J-'ssaire ou de convenance. Cette questioniffartient à la philosophie. Cela appartient à„ "mtière que je traite. Cela appartient à la6 "'fffdre. Cela n appartient pets à mon sujet,pi, Sl S r, ‘fie en outre, Être parent de. Il ap-ui lx ' eilt " <Chonnêtes parents. Il appartenaitj •‘jj l'h‘ s grands seigneurs du royaume,tou • " nr,tr 1" e j’ai de vous appartenir. Il y ade L""* quelque sorte de supériorité du cotéi " r /"i l’on dit que l’on app,

sl oUifie aussi, Être attaché à quel-n lle n ’.^ lle à son service. Je ne savais pas^ce laquais vous appartint.me n | 1 ‘* RI, . ÎKIK » s’emploie impersonnelle-de de' ^' S '” n '*‘ e > Convenir, être de droit,Pères ’ 'I e bienséance. Il appartient auxà r e \ <,e "Lâffr leurs enfants. Il appartientap,jr ^ ' nstn ‘ire ses ouailles. Il ne vous'I' 1 à i^ Ut( l° ^ reprendre. Il n appartientC'est J‘ hj"ace défaire une si grosse dépense,jet ,/ï '{a il appartiv ‘de traiter

jl ff'are cette entreprise.

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appartiendra. Formule qui si-!!. U -. S< la conv enable. Ou ditstatué ce qu’il appar-

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tiendra. Pour être pris telles mesures qu’ilappartiendra. On dit également,^ tous ceuxqu'il appartiendra, A tous ceux qui y aurontintérêt, ou qui voudront en prendre con-naissance.

APPAS, s. m. pl. II se dit principalementDes attraits, des charmes, des agrémentsextérieurs d’une femme. Cette femme a desappas, litre séduit par les appas d’unefemme.

Il se dit figurément de Certaines cho-ses qui attirent, qui séduisent, qui exci-tent le désir. Les appas de la volupté. Lesappas de la gloire, de la vertu, etc. Le jeu ade grands appas pour lui.

AS’PAT. s. m. Pâture, mangeaille qu’onmet, soit à des pièges, pour attirer desquadrupèdes ou des oiseaux, soit à deshameçons, pour pêcher des poissons. Ap-pât friand. Appât trompeur. Le sel est unexcellent appât pour attirer les pigeons. Lesvers, les moucherons, sont de bons appâtspour prendre des poissons. Mettre l’appât àun piège. Mettre l'appât à ta ligne, à l’ha-meçon. Le poisson a avalé l’appât, a morduà l’appât.

11 se dit figurément de Tout ce qui attire,qui engage à faire quelque chose. L’appâtdu gain. L’intérêt est un grand appât pourbeaucoup d'hommes. Ce bon accueil, ces pa-roles obligeantes ne sont autre chose qu’unappât, ne sont qu’un appât pour l’engager àfaire ce que l’on souhaite de lui.

APPATER, v. a. Attirer avec un appât.Il faut appâter les oiseaux, les poissons.

11 signifie aussi, Mettre le manger dansle bec des petits oiseaux, ou Donner à man-ger à quelqu’un qui ne peut pas se servirde ses mains. Appâter de petits oiseaux. Ilfaut l'appâter comme un enfant.

Appâté, ée. participe.

APPAEMÉ. adj. T. de Blason. Il se ditD’un écu chargé d’une main qui est éten-due et qui montre la paume.

APPAUVRIR, v. a. Kenclre pauvre. Sesprocès l’ont fort appauvri. L’interruption ducommerce appauvrit un jxtys. Prov., Donnerpour Dieu n appauvrit jamais.

Fig., Appauvrir une langue, En retrancherdes mois ou des façons de parler, et la rendreainsi moins abondante, moins expressive.Il faut prendre garde d'appauvrir la langueà force de vouloir la polir.

Fig., Appauvrir un terrain, un sol, I.esépuiser, ou en diminuer beaucoup la fer-tilité. La mauvaise culture a fort appauvrice terrain.

Appauvrir, s’emploie avec le pronompersonnel, et signifie, tant au propre qu’aufiguré, Devenir pauvre. Ce pays-là s’appau-vrit tous les jours. Il s’est appauvri en peude temps par ses dépenses excessives. UnEtat s enrichit par la paix, et s’appauvritpar Ut guerre. Les langues vivantes s’enri-chissent et s’appauvrissent selon la différencedes temps et des esprits.

Appauvri, ie. participe. Un sol appau-vri. Une terre appauvrie.

Un sang appauvri, Un sang qui a perduune partie de ses principes constituants,qui est pâle, décoloré, sans consistance,abondant en sérosité.

APPAUVRISSEMENT, s. m. L’état depauvreté, d’indigence où l’on tombe peu à

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peu par la diminution des choses neces-saires à la vie. L’appauvrissement d’une fa-mille. De là vient l’appauvrissement du pays,de la province. L’appauvrissement des peu-ples.

Il se dit figurément de L’état d’une lan-gue devenue moins abondante, moins ex-pressive. L’appauvrissement d’une languevient de ce que l’usage en rejette des termeset des tours de phrases.

L’appauvrissement du sol, L’état d’un solépuisé, d’un sol qui a beaucoup perdu de safertilité. On dit aussi, L’appauvrissement dusang.

APPEAU, s. m. Sorte de sifflet avec le-quel on contrefait la voix des oiseaux pourles faire approcher, ou pour les attirer dansquelque piège. Un appeau pour prendre descailles.

Il se dit également Des oiseaux dont onse sert pour appeler et attirer les autresoiseaux.

APPEL, s. m. Action d’appeler avec lavoix, ou autrement. Il n’a pas entenduvotre appel. Ce cri est un appel. L’appel dela femelle pour faire venir le mâle.

En termes de Chasse et de Manège, Ap-pel de la langue, Action d’appeler, d’exciterun chien ou un cheval en donnant de lalangue. Voyez Langue.

ArPEL, se dit particulièrement de L’appel-lation à haute voix que l’on fait des per-sonnes qui se doivent trouver à une revue,à une assemblée, etc., afin de s’assurerqu’elles sont présentes. Appel militaire. Cesoldat ne se trouva pas à l’appel. Cet ouvriern’était pas à l’appel, il a été rayé. Ré/iondreà l’appel. Manquer à l’appel. L'appel ne sefera que dans une heure. L’heure de l’appel.Il y a deux, trois appels par jour. Fairel'appel des jurés, des témoins, etc.

Dans les Assemblées politiques, Appelnominal, Action d’appeler chaque membreà haute voix, pour qu’il exprime son opi-nion ou donne son vote.

Au Palais, L’appel d’une cause, L’actiond’appeler une cause, pour qu’elle soit plai-dée.

Appel, se dit aussi d’Un signal qui se faitavec le tambour ou la trompette, pour as-sembler les soldats. Battre l’appel. Sonnerun appel.

Appel, en matière de Recrutement, si-gnifie, L’action d’appeler sous les drapeaux.L’appel de cette classe n’aura lieu quà telleépoque. U n’y a point eu de réfractaires,tous les jeunes gens ont répondu à l’appel quileur a été fait.

Appel, en termes d’Escrime, Attaquequi se fait d’un simple battement du pied,à 1a même place.

Appel, signifie aussi, Une provocationen duel, un cartel. Faire un appel. Recevoirun appel. Les appels sont défendus commeles duels. On dit plus ordinairement, Cartelou Défi.

En termes de Finance et de Commerce,Faire un appel de fonds, Demander de nou-veaux fonds aux associés ou actionnairesd’une compagnie, d’une entreprise, quandles premières mises n’ont pas sulfi pour lesdépenses, ou qu’un événement imprévu né-cessite des dépenses extraordinaires.

Faire un appel à la générosité de quel-