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qu'un, Lui demander des secours en argent,ou autres; invoquer sa générosité. On ditde même, Faire un appel à la charité publi-que, etc.
Appel, en termes de Procédure, Recoursau juge .supérieur; action d’appeler d’unjuge subalterne à un juge supérieur. Jetéd'appel. Causes et moyens d'appel. Griefsd’appel. Appel comme d’abus. Appel princi-pal. Appel incident. Fol appel. Par appel.Cour, tribunal d’appel. Juge d’appel. Interjeterappel. Juger sans appel. Il y a appel. L’appeld'un jugement. Le jugement dont est appel.En cause d’appel. La voie de l’appel.
APPELANT, ANTE. adj. Qui appelled’un jugement. Il est appelant de ce juge-ment. Elle est appelante. Se. rendre appelante.Être reçu appelant.
Il est quelquefois substantif. L’appelant etl’intimé.
Appel.ist, se dit aussi, substantivement,Des oiseaux qui servent pour appeler lesautres et les faire venir dans les blets. Unbon appelant.
APPELER, v. a. ( J’appelle. J'appelais. J’aiappelé. J'appellerai. Appelant.) Nommer;dire le nom d’une personne, d’une chose,ou lui imposer, lui donner un nom. Com-ment appelez-vous cet homme? On l’appellePierre, Jean. Comment appellerez-vous votrepremier enfant? C’est ainsi qu’on l’appelle.Cette montagne fut appelée de ce nom a causede... Cette ville fut ainsi appelée du nom deson fondateur. Je ne sais comment on appellecette plante, cet animal. Appelez-les comme ilvous plaira. Ceux que nous appelons anciens.Ceux qu’on appelle philosophes. Les magis-trats qu ’on appelait à Rome tribuns du peu-ple. Les familles nobles qu’on appelait patri-ciennes.
Prov., Il appelle les choses par leur nom,se dit D’un homme qui n’affaiblit pas, parses expressions, des vérités dures.
Appeler tes lettres, Les nommer, l'es dési-gner par leur nom.
Appeler, signifie particulièrement, Don-ner un titre d’honneur, d’amitié, etc. LesRomains, que Virgile appelle le peuple-roi.Hérodote, qu’on appelle le père de l’histoire.Les rois de France furent appelés les filsaînés tle l’Eglise. Ce vieillard m’appelle sonfils. L’histoire, qu’on appelle la sage conseil-lère des rois.
Il signifie pareillement, Désigner unepersonne ou une chose par quelque qualitébonne ou mauvaise. J'appelle un ami celuiqui se montre tel dans les circonstances dif-ficiles. Il l’appela voleur, fripon. Peut-onappeler courageuse une action si téméraireet si folle? On appellera toujours folie uneconduite pareille à celle-là. C’est ce qu’on ap-pelle franchir les bornes de la décence.
Appeler, dans ces diverses acceptions,s’emploie aussi avec le pronom personnel.Comment vous appelez-vous? Je m’appelleLouis. Cette fleur s appelle Anémone. Il s’ap-pelle Charles. Ceux qui s'appellent les genscomme il faut, les sages par excellence. Celas'appelle un véritable ami. Cela s'appelle folieen bon français.
Film., Cela s’appelle parler, voilà ce quis’appelle parler, se dit Lorsque quelqu'unfait des propositions plus avantageuses qu’onne s’y attendait. Ces phrases s'emploient
aussi Pour louer quelqu’un qui a dit, surune question longtemps agitée, des chosesclaires, lumineuses, péremptoires.
Appeler, signifie en outre, Prononcer àhaute voix les noms de ceux qui doivent setrouver présents en quelque endroit. Onva appeler tous les soldats l’un après l’autre.Ce soldat n’était pas à la caserne quand onl’a appelé. Je ne me suis point entendu appe-ler quand on a lu cette liste.
Au Palais, Appeler une cause, Lire touthaut le nom des parties, afin que leursavocats viennent plaider pour elles. On vientd’appeler votre cause. La cause sera appeléeà tour de rôle.
Appeler, signifie également, Se servirde la voix ou de quelque signe pour fairevenir quelqu’un. Je l'appelle, et il ne vientpoint. Il appelait inutilement, pas un do-mestique n était à la maison. Appelez un tel.Appeler quelqu’un par son nom. Ne pouvantplus l’appeler de la voix, il l’appelait encorede la main. Appeler des yeux, du geste. Ap-peler les voisins. Appeler à haute voix. Ap-pelez mes gens. Appeler de toute sa force.Dans ce sens, il se dit aussi en parlant Decertains animaux domestiques. Appeler sonchien. Appeler un cheval. Etc.
li se dit également Du cri dont les ani-maux se servent pour faire venir à eux ceuxde leur espèce. Le mâle appelle sa femelle.La brebis appelle son agneau. La vache ap-pelle le taureau. La poule appelle ses pous-sins. On dit dans un sens analogue, Appelerdes oiseaux en imitant leur cri, etc.
Appeler au secours, appeler à l’aide, Crierau secours, crier à l’aide, invoquer le se-cours, l’aide de quelqu’un. On dit de même,Appeler quelqu’un à son secours , appeler dusecours, etc.
Fig., Appeler à son secours, se dit en par-lant Des moyens extraordinaires que l’onemploie pour venir à bout de quelquechose. Il appelle à son secours le manège etl’intrigue,pour mieux réussir dans son entre-prise.
Appeler, signifie encore, Mander, fairevenir, inviter à venir. Appeler le médecin,le chirurgien. Appeler le confesseur. Quandle feu est à une maison, on appelle les pom-piers. Appeler la garde. Cet artiste fut appeléen France, à la cour, par tel prince. Appelerun général à l'armée. Tous les chefs jurentappelés à ce conseil. Quand il se vit menacépar tant d’ennemis, il appela ses alliés. Lecomte Julien appela les Maures en Espagne.
11 signifie particulièrement, Citer, fairevenir devant le juge. Appeler en justice. Onl’a fait appeler pour se voir condamner à payerune somme. Appeler quelqu’un en témoignage.Etre appelé comme témoin. Appeler en ga-rantie. Le juge ordonna que les parties se-raient appelées.
Appeler au combat, appeler en duel, ousimplement, Appeler, Envoyer défier.
Appeler sous les drapeaux, ou simple-ment, Appeler, Sommer de se rendre sousles drapeaux. La réserve fut appelée sous lesdrapeaux. On va bientôt appeler la classe detelle année.
Dieu vient de l’appeler à lui, se dit enparlant D’une personne qui vient de mou-rir.
Appeler sur quelqu'un le mépris public, la
haine de tous, etc., S’efforcer de le rendrel’objet du mépris public, de la haine géné-rale, etc.
Appeler sur quelqu’un, sur une famille,sur un pays, les bénédictions du ciel, Lesleur souhaiter, ou Les leur attirer.
Appeler, se dit aussi De toutes les cho-ses dont le son sert de signal pour avertirde se trouver en quelque lieu. Les clochesappellent à l’église. Une cloche appelle à laprière, au travail, au déjeuner. La trompetteappelle au combat. J’entends l’heure qui m'aj>-pelle.
Il se dit figurément De tout ce qui avertit,qui excite, qui obligea se trouver en quel-que endroit, pour quelque chose que cepuisse être. J'irai où l’honneur, où le devoirm'appelle. La charité vous y appelle. Mesaffaires m'appellent ailleurs. La vengeancel'appelle. Ce beau temps nous appelle à lachasse.
Il signifie quelquefois, Nécessiter, récla-mer, exiger. Ce crime appelle la vengeancedes lois. Ces abus appellent une réforme. Cemot ne peut être employé seul, il appelle uncomplément, un régime. Ce grave sujet ap-pelle toute votre attention. On dit dans unsens analogue, Appeler l’attention de quel-qu’un sur quelque chose, L’inviter, l’engagerà y faire attention, à y donner son atten-tion. J’appelle à cet égard toute votre atten-tion.
Appeler l'attention, signifie aussi, quel-quefois, Exciter et captiver l’attention. Unbruit extraordinaire appela, vint appelernotre attention.
Appeler, se dit aussi Des inspirationsque Dieu nous envoie, et par lesquelles ilnous fait connaître sa volonté. Il ne fautpas résister quand Dieu nous appelle. Dieuappela saint Paul à l'apostolat. Dieu appeléles chrétiens à la vie éternelle, Il leur donnetous les moyens de la mériter.
Il se dit également en parlant Des per-sonnes dont on fait choix, que l’on dési-gne pour quelque fonction ou quelque ac-tion importante. Appeler à une chaire unprofesseur habile. Il fut appelé à siéger dansle conseil du prince. L’important devoir quenous sommes appelés à remplir. Le vœu deses concitoyens l’appela au trône. Il fut appeléà lui succéder.
II se dit pareillement Des qualités, «r stalents, et des circonstances qui détenu 1 'nent la vocation, le sort, la condition dequelqu’un. Cet homme n'a aucune dispos 1 )lion pour la guerre, il n’était point appelé &ce métier-là. Le génie de Tu renne l’app elaau commandement des armées. Sa naissancel’appelait à régner. .
Appeler, est aussi neutre, et siginhc»Recourir à un tribunal supérieur, P°faire réformer le jugement, la scntencd’un tribunal inférieur. Il appellera de _jugement. Il a appelé du tribunal depreinici^instance à la cour royale. Appeler commejuge incompétent. ,
Appeler comme d’abus, Appeler a une «torité laïque , d’un jugement, d’un ac * C . 0 j rpouvoir ecclésiastique, qu'on prétendété mal et abusivement rendu ou puhhp’
Fig. et fam., J’appelle de votre déctsto ^ou J eu appelle, Je ne me soumets p aSvotre décision , je ne l’adopte pas.