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d'une corvée, d’une garde, ou d’exercice,Lui imposer, par punition, une corvée,une garde hors de tour, ou l’envoyer àl’exercice des recrues, quoique son instruc-tion ne l’exige plus.
Appointé, ée. participe. Cause appoin-tée. Commis appointé.
Substaritiv., Un appointe en droit, à met-tre, Un appointement en droit, à mettre.Prononcer un appointé en droit, etc.
Appointé, se dit aussi, substantivement,d’Un sous-caporal. Le grade d‘appointén’existe plus dans les troupes françaises.
APPORT, s. m. Vieux mot qui signifiait,Marché, lieu où l’on apporte des denréespour les vendre. Il n’est plus usité quedans cette dénomination , L'Apport-Paris,La place du Châtelet à Paris.
Apport, en termes de Pratique, se dit enparlant De pièces dont on lait le dépôt.-Apport de pièces.
Acte d’apport, Le récépissé qu’on donnedes pièces déposées.
Arroin-, seditaussi, en termes de Droit,Des biens qu’un époux apporte dans lacommunauté conjugale. Reprendre son ap-port, ses apports. Prélever ses apports francs
quittes.
11 se dit également de Ce qu’un associéUct à la masse sociale. Son apport est detant.
APPORTER, v. a. Porter d’un lieu plusou moins éloigné, au lieu où est la per-sonne qui parle, ou dont on parle. Appor-te-moi le livre qui est sur ma table. On lui aapporté du gibier de sa terre. On m’a apportéCe matin de beaux jruits. Apporter de Lyona Paris. Apporter des lettres. Apporter dedehors. Apporter de loin. Apporter des mar-onandises par eau, par charroi, etc. Je vousapporte un ouvrage intéressant. Nous vousapportons de l'argent. Un courrier qui apportede bonnes nouvelles.
Quelles nouvelles nous apportez- vous ?Quelles nouvelles avez - vous à nous ap-prendre?
Apporter, signifie, par extension , Four-Uu\ Apporter en mariage. Apporter à la com-niunauté, dans la communauté. Sa femme luiavait apporté de grands biens. Chaque associéest débiteur envers la société de tout ce qu il""promis d’y apporter. Dans cette société, l'unapporte son industrie, l'autre ses capitaux.
Apporter , se dit figurément en parlantDes qualités morales, et des dispositions deesprit. Les dispositions que nous apportonsan naissant. Il apporte dans la société un esp 'fi de conciliation qui le fait généralementaimer. Jl nous apporte son ennui.
Apporter, signifie aussi, Employer, met->e. Il y a apporté beaucoup de précaution. Il aapporté tous les soins nécessaires à cet arran-gement. Il apporte beaucoup de zèle dans toutce qu’il fait i à tout ce qu'il fait. Vous n’appor-j. z P as assez d'attention à ce que vous faites.n y apporte que de la mauvaise volonté.Apporter du remède, apporter remède àquelque chose de fâcheux, Y remédier. Cea. leur n est pas si grand qu’on n’y puissePporter quelque remède.
*1 parlant D’alfaires et de négociations,■?.fPorter des facilités, apporter des dijjicul-méi r oljs,aclf s , Faciliter le succès, lor-i taire naître des difficultés, des ob-
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stades. De mon côté, j’y apporterai toutesles facilités possibles. Cette affaire, ce ma-riage, ce traité ne se conclura point, on y aapporté trop de difficultés de part et d’autre.On dit à peu près dans le même sens, A/yporter des tempéraments, des adoucissementsdans une affaire, etc.
Apporter, signifie quelquefois, Alléguer,citer. Il a apporté de bonnes raisons. Ilapporta plusieurs autorités des saints Pères,divers passages des bons auteurs. En par-lant De textes, de passages, etc., on ditplus ordinairement, Rapporter, citer.
Apporter, se dit également Des choses,et signifie, Causer, produire. La guerre n'ajyporte jamais que du dommage. La vieillesseapporte les infirmités. C’est une affaire qui luia bien apporté de l’utilité, du profit. Le ma-riage qu il a fait, et dont il espérait de grandsavantages, ne lui a apporté que du chagrinet des procès. Les consolations que le tempsapporte.
Apporté, ée. participe.
APPOSER, v. a. Appliquer, mettre. Ap-poser un cachet sur un certificat, etc. Ap-poser le sceau royal sur un acte.
Apposer le scellé, les scellés, Appliquerjuridiquement le sceau de l’officier publicà un appartement, à un meuble fermant,etc., afin d’empêcher qu’on n’en lire ce quiy est enfermé. Le juge de paix ruent d’appo-ser le scellé, les scellés chez cet homme. On aapposé, on a mis le scellé sur ses effets.
Apposer sa signature au bas d’un acte,d'un écrit, Le signer.
Apposer une condition à un contrat, à untraité, apposer une clause à un contrat, Ymettre, y insérer une condition, une clause.
Apposé, ée. participe.
APPOSITION, s. f. Action d’apposer.L’apposition du scellé, des scellés se fit dansles formes ordinaires. Il sera pourvu à lasûreté de ces effets, de ces titres, de ces pa-piers, par apposition de scellé.
Apposition, se dit, en Physique, deLa jonction de certains corps à d’autrescorps de même espèce, de leur simplerapprochement. Les minéraux croissent parapposition.
Apposition, en termes de Grammaire etde Rhétorique, se dit d’Uue figure qui jointun substantif à un autre, sans particule con-jonctive et par une sorte d ellipse, pourexprimer quelque attribut particulier de lachose dont on parle. Ainsi, dans ees exem-ples, Cicéron, l’orateur romain ; Attila, lefléau de Dieu, l’orateur romain, le fléaude Dieu, sont des appositions; et c’estcomme si l’on disait, Cicéron, qui est l'ora-teur romain, etc.
APPRECIABLE, adj. des deux genres.T. de Physiq. Qui peut être apprécié parles sens, ou avec le secours des procédés
e siques; dont on peut évaluer le poids,tensité, la durée, etc. Cette quantité estsi petite, quelle n’est pas appréciable. Un sonappréciable.
APPRECIATEUR, s. m. Celui qui appré-cie. Il ne s’emploie guère que joint avec uneépithète. Juste appréciateur du mérite.
APPRECIATIF, IVE. adj. Qui marquel’appréciation. Un état appréciatif des mar-chandises .
APPRECIATION, s. f. Estimation de la
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valeur d’une chose. Appréciation juste, rai-sonnable. C’est un tel qui en a fait l’appré-ciation.
APPRECIER, v. a. Estimer, évaluer unechose, en fixer la valeur, le prix. Apprécierdes meubles. Ce collier de perles a été appré-cié à mille écus, a été apprécié mille écris. Àcombien a-t-on apprécié ce mobilier? On l’aapprécié à tant.
Il s’emploie aussi figurément, au sensmoral. Apprécier un livre. Apprécier le mé-rite de quelqu’un. J’apprécie votre conduite,vos services. J’apprécie vos avis, et je sauraen faire usage.
Apprécié, ée. participe.
APPRÉHENDER, v. a. T. de Pratique.Prendre, saisir. U ne se dit qu’en parlantDes prises de corps. On l’a appréhendé aucorps.
Si pris et appréhendé peut être. Ancienneformule employée dans les sentences et ar-rêts par contumace.
Appréhender, signifie aussi, dans lelangage ordinaire, Craindre, redouter, avoirpeur d e. Appréhender le jugement du public.Appréhender le froid. C’est une affaire dont onappréhende les suites. Il appréhende de seprésenter devant vous. Il appréhende de vousdéplaire. On appréhende que la fièvre ne re-vienne.
Appréhendé, ée. participe.
APPRÉHENSIF, IVE. adj. Timide, portéà la crainte. Il est peu usité.
APPREHENSION, s. f. Crainte. litre dansl’appréhension. Avoir de l’appréhension. Dansl’appréhension qu'il a qu’on ne le trompe. Ilest dans de continuelles appréhensions.
Appréhension, en termes de Logique,signifie, L’idée qu’on prend d’une chose,sans en porter alors aucun jugement. Lasimple appréhension est la première opérationde l’esprit.
APPRENDRE, v. a. (Il se conjugue com-me Prendre.) Acquérir quelque connais-sance. Apprendre une langue. Apprendre lesmathématiques, la géographie, la jurispru-dence, etc. Apprendre à lire, à écrire. Ap-prendre à danser. J’ai appris par une longueexpérience que... C’est un homme avec quiil y a toujours quelque chose à apprendre. Ilapprit l’art de ta guerre sous ce grand capi-taine. Apprendre les usages de la bonne so-ciété.
11 signifie aussi, Contracter volontaire-ment l’habitude de faire quelque chose. Jlapprit à régler ses passions. J'ai appris devous à modérer mes désirs. N’apprendrez-vous jamais à vous taire ? J’ai appris à mesdépens à me défier de lui.
Il signifie également, Être informé, avertide quelque chose. Qu'est-ce que j’apprends ?Quelle nouvelle avez-vous apprise? J apprendsque vous devez partir ce soir. Ils s'apprirentréciproquement tout ce qu’ils avaient fait de-puis leur séparation.
11 sign ifie encore, Retenir dans sa mé-moire. Apprendre quelque chose par cœur.Apprendre des vers, une leçon, un rôle.
11 s’emploie avec le pronom personnel,dans ces différentes acceptions; et alors ilprend une valeur passive. Une science nes’apprend point sans peine. Les usages de lasociété s'apprennent en fréquentant le monde.Un malheur s'apprend plus vite qu’une bonne
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