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Tome premier.
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soit par la voix publique. Son discoursfut suivide longs applaudissements. Il y eut de grandsapplaudissements à ta représentation de cettepièce. Cet acteur a mérité, a obtenu de grandsapplaudissements. Il fut reçu avec gmnd ap-plaudissement, aux applaudissements de toutel'assemblée. L’applaudissement des peuples.Donner des applaudissements. Recevoir desapplaudissements. Chercher de l’applaudisse-ment. Il a l’applaudissement universel, l’ap-plaudissement public, l'applaudissement detout le monde.

APPLAUDISSEUR. s. m. Celui qui ap-plaudit. 11 se dit ordinairement de Ceux quiapplaudissent sans discernement, ou quisont pavés pour applaudir. Applaudisseurspayés. Applaudisseurs à gages.

APPLICABLE, adj. des deux genres. Quidoit ou peut être appliqué. Ces fonds sontapplicables à telle dépense. Ce passage n’estpoint applicable, au sujet dont il s'agit. Cetteloi n’est point applicable aux enjants mi-neurs.

APPLICATION, s. f. Action par laquelleon applique une chosesurune autre. L’ap-plication d'un enduit sur une muraille, descouleurs sur lç toile d’un tableau. L’applica-tion d'un emplâtre, d’un topique sur une par-tie malade.

11 se dit, figurément, de L’action d’em-ployer une chose dans les cas où son usageconvient. L’application d’un procédé, d'unedécouverte. Ce procédé, ce moyen est suscep-tible de diverses applications, d’une fouled’applications, peut recevoir différentes applica-tions. L'application d'un remède à une mala-die.

Il signifie particulièrement, L’action d’ap-pliquer un principe, une loi, une maxime,un passage, un discours, à quelque choseou à quelqu’un. La loi n’a point ici d’appli-cation. L’application d’un principe à un casparticulier. L'application a une peine à un dé-lit. Application rigoureuse. L'application d’unpassage. Cette application est juste, est heu-reuse, est fausse. Il est si défunt, si soup-çonneux, qu'il se fait Iapplication de tout cequ’on dit. Il y a dans cette pièce un versdont on a fait l’application au prince en saprésence.

En Théol., L'application des mérites deJésus-Christ, Le bienfait par lequel Jésus-Christ transfère aux chrétiens ce qu’il amérité par sa vie et par sa mort.

I application d'une science à une autre,L usage qu’on fait des principes ou des pro-cédés d’une science pour étendre et per-fectionner une autre science. L'applicationde ! algèbre à la géométrie. L'application dela physique à la médecine. Les applicationsde ta chimie aux arts industriels.

L’application d’une somme à telle ou telledépense, L’emploi spécial que l’on fait ouque l’on doit faire d’une somme pour telleou telle dépense.

Application, se dit aussi d’Une atten-tion suivie. Avoir de l’application à l’étude.Il n'a point d'application à ce qu'il fait. Ilmet toute son application à se rendre agréable.Cela demande une grande application. Tra-vailler avec application. Il fait tout sans ap-plication. Il est incapable d'application.

APPLIQUE, s. f. T. d’Arts mécan. II sedit de Certaines choses qu’on applique sur

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d’autres, dans certains ouvrages. Or d’ap-plique. Pièces d’applique.

APPLIQUER, v. a. Mettre une chose surune autre, en sorte qu’elle y demeure adhé-rente, ou qu’elle y laisse une empreinte.Appliquer des couleurs sur une toile. Appli-quer une couche, deux couches de peinture.Appliquer un emplâtre sur l'estomac. Appli-quer un cataplasme. Appliquer des ventouses.Appliquer un bouton de feu. Appliquer unsceau, un cachet sur de la cire. Appliquerun fer chaud sur l’épaule. Appliquer des filetsd'or sur de l’ivoire. Appliquer de la broderiesur une étoffe.

Il signifie quelquefois simplement, Mettreune chose sur une autre, de manière queleurs surfaces se touchent bien. Appliquerun patron sur l’étoffe qu'on veut tailler.Appliquez votre main là-dessus. Appliquersa bouche, ses livres sur un objet, pour lebaiser. On dit de même, Appliquer unbaiser.

Fig. et lam., Appliquer un soufflet, Don-ner un soufflet.

Appliquer un homme à la question, Lemettre à la question.

Appliquer son esprit, son attention à quel-que chose, Étudier, examiner attentivementquelque chose. Il appliquait son esprit auxsciences les plus abstraites.

Appliquer, signifie figurément, Employerune chose dans les cas où son usage con-vient. Appliquer un procédé. Appliquer unremède a une maladie.

Il se dit particulièrement en parlantD’une loi, d’un principe, etc., dont on faitusage dans les cas auxquels ils conviennentou semblent convenir, et Des comparai-sons, des passages, des citations que l’onadapte à quelque sujet. Appliquer une loià un cas particulier. C’est un principe, unerègle qu'il n’est pas toujours facile d’appli-quer. Appliquer une peine à quelqu’un, à undélit. Appliquer une comparaison, un pas-sage. On peut lui appliquer ce vers de Virgile.On dit de même, Appliquer un nom, une dé-nomination, un mot, une phrase à une per-sonne, à une chose.

Appliquer une science à une autre, Faireusage des principes ou des procédés d’unescience pour étendre et perfectionner uneautre science. Appliquer l'algèbre à la géo-métrie , l'astronomie à la géographie.

Appliquer, signifie aussi, Affecter, des-tiner, consacrer à un certain usage. Dans cesens, on le dit surtout en parlant De l’ar-gent. Appliquer une somme d'argent à bâtir.Appliquer une amende aux pauvres, auxprisonniers. Il a appliqué cette somme à sonprofit. Il applique une partie de son revenu às'acquitter envers ses créanciers.

Appliquer, s’emploie avec le pronom

J iersonnel, dans ses diverses acceptions. Uneame de métal qui s’applique exactement surune autre. Ce procédé peut s'appliquer à telleopération. Cette toi ne s'applique pas, ne peuts'appliquer au cas dont il s'agit. Cette maximepeut s’appliquer à divers sujets. Ce mot, celtephrase peut s’appliquer à telle chose.

Appliquer son esprit, ou simplement,S appliquer, Apporter une grande attentiona quelque chose. Il s'applique uniquementa bien remplir les devoirs de sa place. Ondirait qu il s'applique à me contrarier. C’est

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un étourdi qui ne s’applique à rien. Cet en-fant ne veut pas s’appliquer au travail, àl’étude, ne veut pas s'appliquer.

Appliquer, avec le pronom personnelmis pour à soi, signifie, S’attribuer, s’ap-proprier, prendre pour soi. Il s'appliquaitles émoluments des travaux d’autrui. Il s’ap-plique toutes les louanges qu’on donne à lavaleur. Pourquoi s'est-il appliqué cette his-toire? Un avare s'applique rarement ce qu’ilentend dire contre l'avarice.

Appliqué, ée. participe. Cours de chimieappliquée aux arts.

Etre appliqué, fort appliqué, se dit D’unepersonne dont le caractère, l’habitude estde s’appliquer tout entière aux chosesdont elle fait sa principale occupation. C'estun écolier fort appliqué.

Al’POINT. s. m. La monnaie qui se donnepour compléter une somme qu’on ne sauraitparfaire avec les principales espèces em-ployées au payement. Pour faire mille francsen écus de trois livres, il fallait trois centtrente-trois écus, et un appoint de vingt sous.

Faire l'appoint, Compléter la somme parun appoint, ou Servir d’appoint. Voilà centpièces de vingt francs, je vais faire l’appoint.Cela fait l’appoint.

Appoint, en termes de Commerce, se ditde Toute somme qui fait le solde d’uncompte. Tirez sur moi pour les mille francsque je vous dois encore par appoint.

APPOINTEMENT. s. m. T. de Pratiqueancienne. Règlement en justice sur uneaffaire, pour parvenir à la juger par rap-port. Prendre un appointement à l’audience.Prendre un appointement au greffe.

Appointement en droit, Règlement par le-quel le juge ordonnait que les parties pro-duiraient par écrit. Appointement à mettre,Règlement par lequel le juge ordonnait queles parties mettraient leurs pièces sur le bu-reau, pour être jugées sommairement. Dansla Pratique actuelle, on dit, Instruction pufécrit, et Délibéré.

Appointement, signifie aussi, Le salaireannuel attaché à une place, à un emploi»etc. Dans ce sens, il ne se dit qu’au plu*riel. On lui donnait, il recevait de gros appoin-tements. Recevoir, toucher ses appointements.Il a mille écus d’appointements. Les appoin-tements df un gouverneur. De faibles, de min-ces appointements. D énormes appointements.Des appointements fort élevés. Augmentâtdiminuer, réduire, supprimer des appointe-ments.

Fam., C’est lui qui fournit à l’appointe-ment, aux appointements, se dit D unhomme qui aide à la dépense, à 1 entre-tien, à la subsistance d’un autre qui n ®pourrait pas subsister si commodément p al

lui-mêine.

APPOINTER, v. a. T. de Pratique an-cienne. Régler par un appointement en justice. C’est une affaire à appointer. Cette ajfaire est trop embrouillée pour être jugeel’audience, il faut nécessairement l appointe•On appointa tes parties à écrire et I ,r0 “ u,r ’Appointer en droit. Appointer à mettre, voyAppointement. , .

Appointer , signifie aussi, Donnerappointements à un employé. Appointéecommis. ,

Dans les troupes, Appointer un nom