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cour, lui rendre des soins, des services.Son assiduité à la cour lui valut des digni-tés. J voir de l’assiduité auprès du prince. Ilredouble d'assiduité auprès de sa maîtresse.L’assiduité d'un médecin auprès d'un ma-lade. En ce sens, il s’emploie quelquefoisau pluriel. Avoir des assiduités auprès d'unefemme. Avoir des assiduités dans un lieususpect.
ASSIDÛMENT, adv. D’une manière assi-due. Il travaille assidûment. Il est assidûmentauprès d’elle.
ASSIÉGEANT, ANTE. adj. Qui assiège.L’armée assiégeante. Les troupes assiégeantesdevinrent assiégées.
Il est plus ordinairement substantif, etil ne se dit guère qu’au pluriel. Les assié-geants ont beaucoup avancé les travaux cettenuit. TJn des assiégeants. On dit quelquefoiscollectivement, L’assiégeant efl’assiégé, pourLes assiégeants et les assiégés.
ASSIÉGER, v. a. Faire le siège d’une placede guerre, d’une citadelle, etc. On va bien-tôt assiéger la vide, la forteresse.
Il se dit aussi en parlant Des personnesqui sont enfermées dans une place assiégée.Ce prince fut assiégé dans sa capitale.
11 se dit figurément Des choses, dans desacceptions analogues. Déjà les eaux débor-dées assiégeaient notre dernier refuge, nousassiégeaient de toutes parts.
Il se dit, par exagération, D’une foulequi se présente avec empressement à l’en-trée de quelque lieu public, etc. La fouteassiégeait de bonne heure les bureaux duthéâtre. Les curieux assiégeaient la porte dutribunal.
Assiéger, signifie encore figurément,Obséder,poursuivre,importuner. Ses créan-ciers l’assiègent tous les matins dans sa mai-son. C’est un homme qui m’assiège tout lejour. J’en suis assiégé à toute heure. Êtreassiégé par les solliciteurs. On dit dans unsens analogue, Assiéger la porte de quelqu’un,S’y présenter continuellement, fréquem-ment.
Il se dit également Des choses. Les fléauxqui nous assiègent. Tous les maux assiègentsa vieillesse. Ce souvenir m'assiège.
Assiégé, ée. participe.
Il se dit substantivement de Ceux quisont dans une place assiégée; et, dans cesens, il ne s’emploie guère qu’au pluriel.Les assiégés firent une sortie. Un des assié-gés vint, se rendit dans le camp. On ditquelquefois au singulier, dans un sens col-lectif, L assiégeant et l’assiégé, pour Les as-siégeants et les assiégés.
ASSIETTE, s. f. Situation, manière d’ètreassis, couché, placé. Bonne assiette. Mau-vaise assiette. Assiette contrainte, incommode.Ce malade ne peut trouver une bonne as-siette. C est un homme inquiet qui ne peutdemeurer, qui ne peut se tenir dans la mêmeassiette.
Il signifie particulièrement, en termes deManège, La situation du cavalier sur laselle. Cet écuyer fait prendre une bonne as-siette à ses élèves. Perdre son assiette.
En ternies de Marine, L’assiette d'un na-vire, La meilleure situation où puisse êtreun bâtiment sous voiles, pour bien navi-guer.
Assiette, signifie aussi, La situation d’un
corps posé sur un autre, en sorte qu’ilsoit ferme et stable. L’assiette d’une pierre,d'une poutre. Cela n’est point dans son as-siette.
Il se dit également de La situation d’unemaison, d’une ville, d’une forteresse. L’as-siette de cette place est avantageuse.
L’assiette d un camp, L’établissement d’uncamp, par rapport au choix du terrain.
Assiette, s’applique figurément à L’étatet à la disposition de l’esprit. Il n'a pas l’es-prit dans une bonne assiette. Il est fort in-constant, il n'a jamais l’esprit dans une as-siette ferme, dans une égale assiette, dans lamême assiette. Il n'est pas aujourd’hui dansson assiette ordinaire, naturelle, ou simple-ment , dans son assiette.
Assiette, se dit aussi de La répartitiondes impôts, des contributions. Faire l'as-siette de l’impôt. On disait de même autre-fois, L’assiette des tailles.
En Jurispr., L'assiette d'une rente, Lefonds sur lequel une rente est assise, estassignée.
En termes d’Eaux et Forêts, Assiette desventes. Désignation du canton de bois quel’on destine à être coupé.
Assiette, se dit encore d’Une sorte dovaisselle plate sur laquelle chacun, à table,met ou reçoit ce qu’il veut manger. As-siette d’argent. Assiette de vermeil. Assietted’étain. Assiette de terre, de faïence, de por-celaine. Assiette creuse. Assiette plate. Assietteà soupe. Assiette de dessert. Une douzained’assiettes. Une pile d’assiettes. Changer d'as-siette. Servez cela sur une assiette.
Assiettes volantes, Certaines assiettescreuses que l’on sert entre les plats, et oùl’on met des entrées, des ragoûts, etc.
Assiettes blanches, Assiettes nettes qu’ondonne en relevant celles qui ont servi. Don-nez-nous des assiettes blanches.
Par extension, Une assiette de soupe, defruits, etc., Ce qu’une assiette contient desoupe, de fruits , etc. Ce potage est excellent,j’en ai mangé deux assiettes.
Fig. et fam., Son assiette dîne pour lui, sedit en parlant De celui qui ne se rend pointà une table d’hôte à l’heure du repas, etqui ne laisse pas de payer.
Fig. et fam., Piquer l’assiette, Mangerhabituellement chez les autres. Piqueur d'as-siette, ou Pique-assiette, Un parasite.
ASSIETTÉE, s. f. Plein une assiette. Uneassiettée de potage. On dit plus ordinaire-ment, Une assiette de potage.
ASSIGNABLE, adj. des deux genres. Quipeut être assigné, déterminé avec précision.Il n’y a pas entre ces deux objets de diffé-rence assignable.
ASSIGNAT, s. m. T. de Jurispr. Consti-tution ou assignation d’une rente sur unhéritage qui demeure nommément affectéau payement annuel de cette rente. Il estvieux : on dit maintenant, Constitution derente.
Assignat, s’est dit, à une certaine épo-que, d’Une sorte de papier-monnaie dontle payement était assigné sur la vente desbiens nationaux. Un assignat de vingt francs,de cinq cents francs. Payer en assignats. Ladépréciation, la chute des assignats.
ASSIGNATION, s. f. Action d’affecter unfonds au payement d’une dette, d’une rente,
etc. L’assignation du douaire de cette femmea été faite sur tel immeuble.
Il se dit aussi d’Un mandat, d’un ordredélivré à quelqu’un, pour recevoir unesomme assignée sur un certain fonds. Cesens était fort usité dans l’ancienne Admi-nistration des finances. Pour le rembourse-ment de ses avances, on lui a donné des assi-gnations sur te!fonds. Des assignations peusûres.
Assignation, en termes de Procédure,se dit d’Un ajournement, d’un exploit parlequel on assigne une personne à compa-raître par-devant le juge. Je lui ai fait don-ner assignation. J’ai reçu assignation. Ilfautcomparaître, se présenter à toute assignation,sur toute assignation.
Il se dit quelquefois, dans le langage or-dinaire, d’Un rendez-vous. Cous deviezvous trouver à midi en tel lieu, vous avezmanqué à l'assignation. Ce sens est peuusité.
ASSIGNER, v. a. Affecter un fonds ou unecertaine nature de deniers au payementd’une dette, d’une rente, etc. Sur quelfondscette dépense sera-t-elle assignée? On assignason remboursement, sa pension, ses appoin-tements sur le trésor public. Il m'a assignéune rente de tant sur ses biens présents età venir.
Assigner, signifie aussi, Déterminer,faire connaître. On ne peut pas toujours as-signer la véritable cause des événements. As-signer une différence.
Il signifie encore, Fixer, donner, attri-buer. Vous ne vous êtes pas rendu au heuqu'on vous avait assigné, au lieu assigne.Assigner un terme, un but. Assigner un trai-tement à quelqu’un pour son travail. Assignerune tâche à des ouvriers. Assigner le rangqu’une personne ou une chose doit occuper.Assigner les rangs. Assigner à chacun sesfondions. Assigner des terres.
Assigner , en termes de Procédure, Som-mer par un exploit de comparaître devantle juge. On l'assigna au Châtelet. Je l’ai fa>fassigner à comparaître devant le tribunal-Plusieurs témoins furent assignés.
Assigné, ée. participe. Sur quoi etes-vous assigné? Fous êtes bien assigné, malassigné. Être assigné sur un bon, sur unmauvais fonds.
Prov. et fig. , Ce payement est assigné sutles brouillards de la Seine, se dit D’un p a ) c 'ment que rien n’assure, ne garantit.
Assigné, se prend quelquefois substan-tivement, en parlant de Celui qui a reçuun exploit d’ajournement. L'assigné qui ncomparait pas est condamné par défaut. ^
Décret d’assigné pour être ouï. Vo) eOuïr. . ..
ASSIMILATION, s. f. Action d’assimder.Il se dit ordinairement de L’action pai *quelle deux ou plusieurs choses sont p r ^sentées comme semblables. Fous f a, f cs ■une fausse assimilation. Une assimilation ijurieuse. . . -
Il se dit aussi, dans le langage didactiq jde L’action par laquelle un corps yiv<^ ^s’empare de certaines matières étmngt^sa substance, se les approprie, et lesentrer dans le système organique quiconstitue. I.a faculté d’assimilation.
ASSIMILER, v. a. Rendre semblable.