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II signifie aussi, L’espérance, l’opinionqu’on a conçue de quelqu’un, de quelquechose. Ce prince a répondu à l'attente quonavait de lui. Il a rempli notre attente. Il a sur-passé notre attente. L'attente puUique. Celaest arrivé contre l’attente générale, contre l’at-tente de tout le monde. Le succès n'a pointtrompé notre attente. Son attente sera frus-trée. '
Table d‘attente , Plaque, pierre, planche,panneau sur lequel il n’y a encore rien degravé, de sculpté, de peint.
Fig., C’est une table d’attente, ce n’est en-core qu’une table d’attente, se dit D’un jeunehomme dont l’esprit n’est pas encore en-tièrement formé, mais qui est propre à re-cevoir toutes les impressions qu’on voudralui donner.
Pierres d’attente, Pierres qui saillent,d’espace en espace, à l’extrémité d’un mur,pour faire liaison, dans la suite, avec quel-que autre construction. Il se dit, figuré-ment, d’Une chose qu’on ne regarde quecomme un commencement, et qui doitavoir une continuation.
F.ri Chirur., Ligature d’attente, Ligatureprovisoire.
ATTENTER, v. n. Commettre un atten-tat contre une personne ou une chose. At-tenter à la vie de quelqu’un. Attenter à lapudeur, à l’honneur d’une femme. Attenterà sa propre vie. Attenter sur la personne dequelqu’un. Attenter contre la liberté publique.Défense d’attenter à sa personne ni à ses biens.
ATTENTIF, IVE. adj. Qui a de l’attention,de l’application. Être attentif à son ouvrage.Être attentif à un discours. Les auditeursétaient fort attentifs. Avoir l’esprit attentifPrêter une oreille attentive. C’est un hommefort attentif à son devoir.
C’est un homme très-attentif, se dit D’unhomme rempli d’attention, de politesse etde soin pour les autres.
ATTENTION, s. f. Application d’esprit àquelque chose. Avoir attention à ce qu’onfait, à ce qu’on dit. Prêter attention. Prêterune attention favorable. Cela demande beau-coup d’attention, une grande attention, uneattention continuelle. Cela demande attention.Forte attention. Légère attention. Sérieuse at-tention. Cela trouble l’attention. Mettez-yplusd’attention. Il fait tout avec une attentionscrupuleuse. Il travaille avec attention, sansattention. Il ne fait point assez d’attentionaux avis qu’on lui donne. C’est un hommequi n a attention à rien. Il manque d’atten-tion. Redoubler d’attention. Écouter avec at-tention un discours. Observer avec attention.Cest faute d attention qu’il n’a pas relevécette erreur. Leur attention se porta sur tellechose. Chose digne d’attention. Réveiller, fixer,captiver l’attention. Je réclame toute votreattention. Attirer à soi l’attention (lu public.Faites attention que cela est impraticable.Faites attention à ce que je vous dis.
Il s’emploie quelquefois absolument,d’une manière impérative, et signifie, Soyezattentif. Attention, je vais donner le signal.On dit de même, en termes militaires, At-tention au commandement.
Attention , signifie aussi, Soin officieux,obligeant. Il a pour moi des attentions infi-nies. Il a eu l’attention de me prévenir. Je fustouché de cette attention délicate.
| Il se dit également de La disposition quiporte à rendre des soins. Il m’a donné millepreuves d’attention durant ma maladie. Jesuis sensible à ses témoignages, à ses marquesd’attention.
ATTENTIVEMENT, adv. Avec attention.Lire attentivement. Ecouter attentivement.
ATTÉNUANT, ANTE. adj. Qui atténue.Il se dit, en Médecine, Des remèdes quisemblent augmenter la 11 u i d i té des humeurs.Dans cette acception, on l’emploie aussisubstantivement. Les atténuants.
Il se dit, en Droit criminel, Des faits,des circonstances qui diminuent la gravitéd’un crime, d’un délit. Les faits atténuants.Circonstances atténuantes.
ATTÉNUATION, s. f. Affaiblissement,diminution de forces. Il n’est guère usitéque dans cette phrase, Être dans un étatà’atténuation, dans une grande atténuation.
Il se dit aussi, en Médecine, de L’actiondes remèdes atténuants.
Il signifiait, dans l’ancien Droit crimi-nel, Diminution des charges contre un ac-cusé. Donner ses défenses par atténuation.Donner des réponses par atténuation. Moyensd’atténuation.
ATTÉNUER, v. a. Affaiblir, diminuer lesforces, l’embonpoint. Les jeûnes, les veilles,les fatigues l’ont extrêmement atténué, l’ontatténué.
En termes de Médec., Atténuer les hu-meurs, Les rendre moins grossières et plusfluides.
Atténuer, signifie aussi, Diminuer, ren-dre moins grave. Atténuer l’effet d’un mal.Ce délit est beaucoup atténué par les circon-stances. Il s’est vainement efforcé d’atténuerle crime. Cela n’atténue point ses torts, safaute.
Atténuer, s’emploie quelquefois avec lepronom personnel. Le crime, le délit s’at-ténue, lorsque...
Atténué, ée. participe.
ATTERRAGE, s. in. ( Quelques - unsécrivent, Attérage.) T. de Marine. Voi-sinage, proximité de la terre; parage voi-sin de la terre. Etre, arriver sur l’atterragedes côtes d’Europe. On reconnaît les atterra-ges à différents indices.
Il signifie aussi, L’action d’arriver de lahaute mer dans le voisinage d’une terre.Faire son atterrage.
ATTERRER, v. a. (Quelques-uns écri-vent , Altérer.) Abattre, renverser par terre.Ils en vinrent aux prises, et il l’atterra souslui. Il attendit le taureau , le prit par lescornes, et l’atterra.
Il signifie figurément, Ruiner entière-ment. Les Goths achevèrent d’atterrer lapuissance des Romains.
Il signifie plus ordinairement au figuré,Accabler, affliger excessivement. Il avaitsoutenu ses malheurs avec constance, maisce dernier coup l’atterra. Cette nouvelle a dequoi atterrer. Je fus atterré de cette réponse.
Atterrer, se prend aussi neutralement,et signifie, en termes de Marine, Arriverde la haute mer dans le voisinage d’uneterre, et la reconnaître. Nous atterrâmessur Re/Ie-Isle, sur Ouessant, etc.
Atterré, ée. participe.
ATTERRIR, v. n. (Quelques-uns écri-
vent, Attcrir. ) T. de Marine. Prendre terreNous atterrîmes à tel endroit.
ATTERRISSAGE, s. m. (Quelques-unsécrivent, Attérissage.) Action d’atterrir.Nous avons fait notre atterrissage tel jour.
ATTERRISSEMENT, s. m. (Quelques-uns écrivent, Attérissement. ) Amas de terreformé par la vase ou par le sable que lamer ou les rivières apportent le long d’unrivage, par succession de temps. Cette prai-rie s’est accrue de beaucoup parles atterrisse-ments. Droit d’atterrissement.
ATTESTATION, s. f. Certificat, témoi-gnage donné par écrit. Attestation de bonnevie et mœurs. Attestation de médecin. J’ai l’at-testation du maire. Attestation en bonne forme.Attestation fausse, mendiée, supposée. Il estmuni de bonnes attestations. Il a les meil-leures attestations.
ATTESTER, v. a. Assurer, certifier unfait, la vérité d’un fait, soit de vive voix,soit par écrit. Le curé a attesté qu’il lesavait mariés. Il a attesté avec serment quel’action s’était passée ainsi. La chose est at-testée par plus de cent personnes.
II se dit figurément Des choses dont l’exis-tence sert de preuve, de témoignage. Les mo-numents que renferme cette ville attestent son-ancienne splendeur. Ses larmes attestent sonrepentir. Rien n’atteste mieux le soin qu’il pritdu gouvernement, (pie...
Attester, signifie aussi, Prendre à témoin-
Cela n est point arrivé par ma faute, et j’enatteste tous ceux qui étaient présents à l’action-O 11 dit dans le même sens : Attester le ciel-Il attesta les dieux. Etc.
Attesté, ék. participe.
ATTICISME, s. m. Délicatesse de langage»finesse de goût particulière aux Athéniens.On l’applique, par extension, Au style detout écrivain qui joint l’élégance à la pu-reté. Il y a de l’atticisme dans ses écrits.
Atticisme, dans la Grammaire grecque»se dit d’Une forme de langage particulièreau dialecte attique ou des Athéniens.
ATTICISTE. s. m. T. de Philologie. Onappelle ainsi Les auteurs grecs qui se sontétudiés a imiter en tout le style des écri-vains attiques. Lucien est un atticiste.
ATTIEDIR, v. a. Rendre tiède ce qui estchaud. Cette eau est trop chaude, il faut l at -tiédir avec de l’eau froide.
Il signifie figurément, Diminuer, amortitla vivacité, l’ardeur de quelque sentiment-Le temps attiédira leur zèle. Ce dissentimenn’attiédit pas leur amitié. .
11 s’emploie avec le pronom personnel»au propre et au figuré. Cette eau s’est at-tiédie. Son zèle s’est fort attiédi. Leur ami' 1pour moi s'attiédit, parait s'attiédir.
En matière de Dévotion, Les plusfirvcns'attiédissent quelquefois, La ferveur de leudévotion se ralentit quelquefois.
Attiédi, ie. participe. , -
ATTIÉDISSEMENT, s. m. État d U ^chose qui passe de la chaleur à la tiédeur- ,n’est guère d’usage qu’au figuré. Son aMpour moi n'a souffert aucun attiédissent*
11 sert, particulièrement, à marquer OPque diminution de ferveur dans la dévo 1Il avait d’abord fait paraître une grande jveur; mais il est tombé depuis peu danstiédissement, dans un grand attiédissantr
ATTIFER, v. a. Orner, parer. Ou 1