146 AZA
AXIOME, s. m. Vérité évidente par elle-même; proposition générale, reçue et établiedans une science. Axiome de philosophie.Axiome de mathématique. Axiome indubita-ble. C’est un axiome en physique.
AXO
AXONGE. s. f. Graisse qui diffère dulard et du suif en ce qu’elle est plus molle.L'axonge humaine est regardée comme untrès-bon remède pour certaines douleurs.Axonge de porc.
AYA
AYAN. s. m. Il se dit, en Turquie, deCertains officiers supérieurs chargés, dansles provinces, de veiller à la sûreté desparticuliers. Les pachas, les vayvodes et lesayons.
AYANT, adj. verbal. T. de Pratique donton ne se sert que dans les deux locutionssuivantes :
Ayant cause, Celui auquel les droits d’unepersonne ont été transmis à titre particu-lier, par legs, donation, vente, etc. Il estopposé à Héritier ou successeur universel,et ne s’emploie guère qu’au pluriel. Leshéritiers ou ayants cause. Les créanciers sontaussi quelquefois considérés comme ayantscause.
Ayant droit. Celui qui a droit ou qui estintéressé à quelque chose. 11 ne s’emploieguère qu’au pluriel. Chacun des ayants droit.
AZA
AZAMOGLAX. s. m. Mol formé de deuxmots turcs qui signifient, Enfant étranger.
AZO
On donne particulièrement ce nom, dansle sérail, Aux enfants chargés des fonctionsles plus basses et les plus pénibles.
AZE
AZÉDARAC. s. m. T. de Botan. Arbredes régions chaudes, qui porte des fleursdisposées en bouquets, et dont le fruit estvénéneux.
AZEROLE. s. f. Sorte de petit fruit ai-grelet, de la couleur et de la grosseur d’unecerise, et contenant plusieurs petits noyaux.Un panier d'azeroles.
AZEROLIER. s. m. Arbre épineux quiporte les azeroles : il appartient a la familledes Rosacées.
AZI
AZIME. adj. Voyez Azyme.
AZIMUT, s. m. (On prononce le T.) T.d’Astron. On appelle ainsi, tantôt L’anglecompris entre le méridien d’un lieu et uncercle vertical quelconque, tantôt Ce cer-cle vertical même.
Azimut magnétique, L’arc de l’horizoncompris entre le méridien d’un lieu et leméridien magnétique : cet arc détermine ladéclinaison de l’aiguille aimantée.
AZIMUTAL, ALE. adj. Qui représenteou qui mesure les azimuts. Instrument azi-mutal. Compas azimutal. On dit quelquefoissubstantivement, Un azimutal.
AZO
AZOTE, s. m. T. de Chimie. Gaz quientre dans la composition de l’air atmos-phérique, mais qui, seul, ne peut cntre-
AZY
tenir ni la respiration ni la combustion. Ondit aussi, adjectivement, Gaz azote.
AZU
AZUR. s. m. Verre coloré en bleu parl’oxyde de cobalt, et réduit en poudre ex-trêmement fine, pour servir aux peintres,etc. De l’azur de première qualité. Bleu d’azur.
Il se dit également d’Un bleu clair, comme•celui de l’azur. Des ornements en relief surun fond d'azur.
Poétiq., L’azur des deux, l’azur des mers,des flots, etc., La couleur bleue du firma-ment, de la mer, des flots, etc. On dit aussi,Un ciel d’azur, Un ciel serein, sans nuages.Des flots d'azur, Des flots paisibles et quiont une couleur d’azur.
Pierre d’azur. Nom que l’on donne quel-quefois au lapis-lazuli.
Azur, en termes de Blason, se dit deL’émail bleu des armoiries. Champ d’azur.Il porte d'azur à la bande d’argent.
AZURÉ, ÉE, adj. Qui est de couleur d’a-zur. Fond azuré. Lambris azuré. Teinteazurée.
Poétiq., La voûte azurée, Le ciel. Laplaine azurée, ou Les plaines azurées, Lamer, la surface des mers.
AZY
AZYME, adj. T. de l’Écriture sainte. Quiest sans levain. Il ne s’emploie que danscette locution, Pains azymes, Pains sanslevain que les Juifs mangent dans le tempsde leur pique.
Il est aussi substantif, au pluriel, danscette phrase de l’Ecriture, La fête des azy-mes.
B
BAB
BAB
BAB
B. s. m. La seconde lettre de l’alphabet,et la première des consonnes. On la nommeBé, suivant l’appellation ancienne et usuelle,et lie, suivant la méthode moderne. Un Bmajuscule. Un grand B. Un petit b. Un bbien formé, mal formé. Le b ne se redouble,en français, que dans tes mots abbé, rabbin,sabbat, et leurs dérivés.
Fam., Ne savoir ni A ni B, Ne savoir paslire; et, figurément, Être fort ignorant.
Fam., ]\e parler que par B et par F, Em-ployer fréquemment dans la conversationdes jurements grossiers.
Prov. et fam., Lire marqué au B, Êtreborgne, bigle, bossu ou boiteux. Les gensmarqués au B passent en général pour spi-rituels et malicieux.
RAR
RABA. s. m. Sorte de pâtisserie dans la-melle sont ordinairement mêlés des raisinsle Corinthe.
bakel, s. f. On met ici ce mot à cause
de son emploi dans cette phrase pro-verbiale et figurée, C'est la tour de Babel,qui se dit D’un lieu, d'une assemblée, oùtout le monde parle à la fois et sans s’en-tendre, où règne une grande confusiond’opinions et de discours.
BABEURRE, s. m. Liqueur séreuse etblanche que laisse le lait, quand sa partiegrasse est convertie en beurre.
BABIL, s. m. (On mouille l’L dans cemot et les suivants.) Caquet, abondanceexcessive de paroles inutiles. Il nous étour-dit par son babil. C est un homme qui n’aque du babil. Cette petite fille a un joli babil.Il est familier.
BABILLAGE, s. m. Action de babiller.Quel sot babillage! Quand finira ce babillage?Il est familier.
BABILLARD, ARDE. adj. Qui aime àcaqueter, à parler beaucoup. Homme babil-lant. Femme babillante.
11 se dit aussi Des oiseaux parleurs. Unperroquet babillard. Une pie babillante.
Il est plus ordinairement substantif. C’est
un grand babillard , un franc babillard. ÜMgrande babillante.
Il se dit, par extension, d’Une personnequi ne saurait garder un secret. Ne vousfiez pas à cet homme-là, à cette femme-lu,c’est un babillard, c’est une babillarde. Cemot est familier dans toutes ses acceptions.
HABILLEMENT, s. m. Action de parle»’beaucoup et avec volubilité. Il se dit sur -tout en Médecine. Le. habillement est q“ c ‘"quefois un symptôme de maladie.
BABILLER, v. n. Caqueter, parler beau-coup à propos de rien. Cet enfant ne fi 11que babiller. Celte femme aime à babiller-Perdre son temps à babiller. 11 est bonifie 1 •
BADINE, s. f. Lèvre. Il ne se dit propre-ment que Des lèvres pendantes de certajn-animaux. Les babines d’une vache, d i‘chien. Un singe qui remue les babines.
Fig. et pop., Il s’en est donné par les b<tbines, se dit IYun homme qui a beaucoupmangé de quelque mets. Il se dit aussi, da°un sens plus figuré, D’un homme q 111I mangé son bien.