BAI
ficiers publics portent une baguette, lorsqu’ilssont dans l'exercice de leurs fonctions. Ba-guette d'huissier.
Fig. et fam., Commander à la baguette,mener les gens à la baguette, Commanderavec hauteur et dureté. C’est un homme quicommande à la baguette. On dit, dans le senscontraire, Obéir à la baguette, se laisser me-ner à la baguette.
Passer ou faire passer un soldat par lesbaguettes. L’obliger, en vertu d’un juge-ment,à passer, les épaules nues, entre deux'■gués de soldats qui le frappent chacund’une baguette. Ce genre de châtiment n’estplus usité en France depuis 1788.
Baguette de fusée volante, Baguette qn’onattache à une fusée volante pour la fairemonter en ligne droite.
Baguette divinatoire, Branche de coudrierfourchue, avec laquelle certaines gens pré-tendent découvrir les mines, les sources^ ( 'au, la tiare d’un voleur, d’un assassin.
Baguette magique, La baguette avec la-•ptelle les magiciens et les fées sont censéstaire leurs enchantements. La baguette debjrcé. La baguette d'Annule. Elle le touchaîjf sa baguette, et il disparut On dit, au■théâtre, Les rôles à baguette, Les rôles demagicien et de magicienne. On dit aussi,'tans un sens analogue, La baguette d'unEscamoteur.
Baguette de fusil, dé arquebuse, de pistolet,orte de baguette de fer, de bois, de ba-eine , ou d’autre matière, dont on se sertP°nr enfoncer et presser la charge qu’onmet dans le canon de ces armes.i .Baguettes de tambour, Les deux petitsatons courts avec lesquels on bat la caisse.fi P rem ie r coup de baguette, ils sont sur2, ' t^n dit, dans un sens analogue, Des
“(Mettes de timbale, de tympanon.dit ï. GurTTE > en termes d’Architecture, se, d Une petite moulure ronde en forme
deL «guette.
a j't't’lliit. s. m. Petit coffret pour serrerbagues. Un riche baguier.
BAH
dkinn" ^ n * ei J ec t' on familière qui marque
s UU( .. t 'ment, le doute, la négation, l’in-p )(l j mnee, etc. Bah! cela n'est pas possible.' " l ■' toutes ces menaces ne m’épouvan-
tent
guère.
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T ne se prononcecouvert ordinairc-et dont le couvercle est en
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Prov.
plus d e .'Essemble aux bahutiers, il faithomme 'b" 6 ’^ e besogne, se dit D’und’ouvragé * 311 beaucoup de bruit et peu
bai
II
Bai , IE.
bes e dit
adj- Qui est d'un rouge brun,guère qu’en parlant De la cou-
BÀI
leur d’un cheval. Ce cheval a te poil bai.Monter un cheval bai, une jument baie.
11 s’emploie aussi comme substantif, aumasculin. Bai clair. Bai châtain. Bai brun.On dit elliptiquement, Des chevaux bai clair,une jument bai brun, etc., c’est-à-dire, Dontle poil est d’un bai clair, etc.
BAIE. s. f. Espèce de petit golfe, dontl’entrée a moins de largeur que le milieu,et où les navires sont à l’abri de certainsvents. La baie de Tous-les-Saints. La baie decette côte est très-sûre.
Baie, en termes de Maçonnerie, Ouver-ture qu’on pratique dans un mur ou dansun assemblage de charpente, pour faireune porte, une fenêtre, etc. La baie d'uneporte. La baie d’une fenêtre.
BAIE. s. f. Tromperie qu’on fait à quel-qu’un pour se divertir. C’est un grand don-neur de baies. Il m’a donné la baie. Donnerune baie. Il est familier et il vieillit.
BAIE. s. f. T. de Botan. Petit fruit mouet charnu, qui renferme des pépins ou depetits noyaux. Baie de genièvre, de laurier,etc.
BAIGNER, v. a. Mettre dans le bain, faireprendre un bain, des bains. Baigner un en-fant. On l’a baigné durant quinze jours.Baigner un chien. On dit de même: Baignerune partie malade. Se baigner les pieds, lesyeux, etc.
Il s’emploie aussi avec le pronom per-sonnel régime direct. Se baigner dans la ri-vière, à la mer. Aller se baigner. Cet oiseauaime beaucoup à se baigner. Faire baignerdes chevaux, un chien. Dans cette dernièrephrase, le pronom est sous-entendu.
Fig., Se baigner dans le sang, Faire mou-rir beaucoup de monde, par cruauté, lisebaigna dans le sang de ses sujets.
Baigker, se dit aussi Des mers, des ri-vières, etc., par rapport aux lieux qu’ellesentourent ou qu’elles touchent. Les conti-nents que baignent ces vastes mers. Le fleuvequi baigne ces murs. Cette rivière baigne lalimite de mon jardin.
Il signifie encore, par exagération,Mouiller, arroser. Baigner son Ut (le larmes.Les pleurs qui baignaient son visage. En li-sant sa lettre on voyait qu’il l’avait baignéede ses larmes.
Il est quelquefois neutre, et signifie,Etre entièrement plongé et tremper plusou moins longtemps dans un liquide. Ilfaut que ces herbes baignent dans l'esprit-de-vin, que ces concombres baignent dans levinaigre. Ce malade ne changera de linge quequand il baignera dans sa sueur.
Baigner dans son sang, Perdre beaucoupde sang, en être couvert.
Baigné, ée. participe. Des yeux baignésde larmes. Flous le trouvâmes baigné dansson sang.
Etre baigné de sueur, Suer abondamment.
BAIGNEUR, El'SE. s. Celui, celle qui sebaigne. Toute la rivière était pleine de bai-gneurs. Ce tableau représente une baigneuse.
Il signifie aussi, Celui, celle qui tient desbains publics. Aller chez le baigneur.
BAIGNOIRE, s. f. Vaisseau de métal, depierre, de bois, de cuir verni, dans lequelon prend des bains. Cette baignoire est troppetite.
11 se dit aussi, dans les salles de specta-
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cle, de Loges saillantes et arrondies enforme de baignoire. Louer une baignoire.
BAIE. s. m. T. de Jurispr. Contrat parlequel on donne à quelqu’un la jouissanced’une chose, moyennant un prix convenu,et pour un temps déterminé. Dans le lan-gage ordinaire, il se dit principalement enparlant Des propriétés rurales et des mai-sons. Bail à ferme. Des baux à ferme. Bailà loyer. Bail de maison. Bail à cheptel. Bailde trois, six ou neuf ans. Bail à vie. Bail àrente. Bail à longues années, à long terme.Bail emphytéotique. Bail conventionnel. Bailjudiciaire. Bail sous seing privé. La durée, lafin d’un bail. Faire, passer un bail. Rompre,résilier un bail. Entretenir son bail. Se tenirà son bail. Renouveler un bail. Faire rappor-ter les baux précédents.
Fig. et fam., Cela n’est pas de mon bail,Je ne suis pas chargé de cela, ou Cela estarrivé dans un temps où je 11 ’étais pas in-téressé à la chose. Je n ai pas fait de bail.Je n’ai pas contracté d’engagement formelà cet égard.
BAII.E. s. m. Titre qu’on donnait autre-fois à l’ambassadeur de Venise près la Porte.
BAILLE, s. f. T. de Marine. Demi-futailleà un fond et en forme de baquet, qui sertà divers usages sur les bâtiments. Baille decombat. Baille de distribution.
BÂILLEMENT, s. m. Action de bâiller.Faire un bâillement. Avoir de fréquents bâil-lements. Un long bâillement. Manifester sonennui par des bâillements.
Il se dit quelquefois, en Grammaire, deL’effet que produit la rencontre de certai-nes voyelles, comme dans, Il alla à Amiens.
BAILLER, v. n. Faire involontairement,et en écartant les mâchoires, une inspirationlente et profonde, suivie d’une expirationplus ou moins prolongée, quelquefois so-nore. On bâille souvent en voyant bâiller lesautres. Bâiller d’ennui. Bâiller de sommeil. Jebâille en l’entendant parler. On ne sifflait pas,on bâillait à cette pièce.
Il signifie figurément, S’enlr’ouvrir, êtremal joint. Les ais de cette cloison bâillent.Une porte qui bâille. Une fenêtre qui bâille.
Cette étoffe, cette dentelle bâille, Elle n’estpas assez tendue.
BAILLER, v. a. T. de Pratique. Donner,mettre en main, livrer. Bailler à ferme.Bailler par contrat, par testament. Bailler etdélaisser. Il vieillit.
Fam. et par ellipse, Vous m’en baillezd'une belle, vous me la baillez belle, Vousvoulez m’en faire accroire.
Baielé, ée. participe.
BAILLERESSE, s. f. T. de Pratique. Cellequi baille à ferme, qui passe un bail. Ilest maintenant presque inusité.
BAILLET. adj. m. Il se dit D’un chevalqui a le poil roux tirant sur le blanc. Che-val baillet.
BA1LLEUL. s. m. Celui qui fait profes-sion de remettre les membres démis, et deraccommoder les os rompus. Le bailleul luia remis le bras. Il vieillit.
BÂILLEUR, s. m. Celui qui bâille, quiest sujet à bâiller souvent. Cest un grandbâilleur.
BAILLEUR, s. 111 . T. de Pratique. Celuiqui baille à ferme ou à loyer; par opposi-tion à Celui qui prend une ferme, ou une