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Tome premier.
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n’est que badinage. Un innocent badinage. Iltourne tout en badinage. Ceci n'est point unbadinage. Il se prête volontiers, il ne se prêtepas au badinage. Il y a, dans les écrits de cetauteur, un badinage très-agréable, un élégantbadinage.

Fam., Ce n’est pour lui qu’un badinage,Ce travail lui coûte peu de peine.

BADIXAXT. s. m. Cheval surnumérairedans un attelage. Six chevaux de carrosse,et un badinant. Il a vieilli.

BADIXE. s. f. Baguette mince et souplequ’on porte en guise de canne, ou dont onse sert pour battre les habits.

Badines, au pluriel, se dit de Pincettesfort légères. Une paire de badines.

BADIXER. v. n. Folâtrer, s’amuser, plai-santer; agir, parler ou écrire d’une manièreenjouée. Il ne jait que badiner. C'est unhomme qui badine, qui aime à badiner. Nevoyez-vous pas qu'il badine? Fous badinez,ce que vous dites n’est pas croyable. C’estassez badiner. Il badine agréablement dans seslettres, dans la conversation.

¥ Am., Il ne badine pas, se dit De quel-qu’un qui est habituellement grave et sé-rieux, ou qui se montre fort sévère; etaussi De quelqu’un qui est susceptible, om-brageux.

En termes de Manège, Ce cheval badineavec son mors, Il joue avec son frein.

Badiner, se dit figurément Des parureslégères, des ornements ajustés de manièreà voltiger, à s’agiter au moindre vent. Cettedentelle ne doit pas être si tendue, il fautquelle badine un peu. Cette draperie badineagréablement.

BADIXEKIE. s. f. Ce qu’on fait ou cequ’on dit dans l’intention de badiner, ^Teplaisanter. Ce n’est qu’unebadinerie, qu’unepure badinerie. Il ne dit que des badineries.Il ne s’amuse qu'à des badineries. Il est fami-lier et peu usité.

BAF

BAFOUER, v. a. Traiter quelqu’un avecune moquerie outrageante ou dédaigneuse.Il s’est fait bafouer. On l'a bafoué.

Bafoué, ée. participe.

BAFRE, s. f. Bepas abondant. Il y a au-jourd’hui une bâfre en tel endroit.

Il signifie aussi, L’action de manger. Nesonger qu'à ta bâfre. Dans les deux accep-tions, il est bas.

BÂFRER, v. n. Manger avidement et avecexccs. II est bas, et rie se dit guère que parmépris, en parlant D’une personne qui selivre gloutonnementaux plaisirs de la table.Cest un homme qui aime à bâfrer, qui nefait que bâfrer.

BÀFREl'R. s. m. Celui qui a l'habitudede manger avec excès et gloutonnerie. C'estun grand bâfreur. Il est bas.

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BAGAGE. S. f. Voyez Bagasse.

BAGAGE, s. m. Équipage de ceux qui sonten voyage ou à la guerre. Lorsqu’il s’agitD’une armée, d’une troupe quelconque degens en marche, on appelle Gros bagage,Celui qui ne saurait être transporté que parvoiture, et Menu bagage, Celui qui peut

être porté par des bêtes de somme. Le ba-gage d’un soldat, d’un cavalier. Les voleurslui prirent tout son bagage. Un petit bagage.Nous avons laissé nos bagages, notre bagageen arrière. Cheval de bagage. Les bagages dela cour, de l’armée, d’un régiment. Partiravec armes et bagages. L’ennemi nous aban-donna une grande partie de son bagage, deses bagages. Le général ordonna de faire dé-fier les bagages.

Il se dit quelquefois, familièrement, d’Unmobilier de pauvres gens. Ils emportèrenttout leur bagage sur une petite voiture.

Fig. et fam., Plier bagage, trousser bagage,Déloger furtivement, s’enfuir. Plier bagage,signifie aussi, Mourir. Il y aura bientôt unan que le pauvre homme a plié bagage.

Fig. et fam. , Cet auteur n’a qu’un bien petitbagage, qu’un mince bagage, Il a peu écrit,il n’a publié qu’un très-petit nombre d’ou-vrages.

BAGARRE, s. f. Tumulte, grand bruit,encombrement causé ordinairement par unembarras de voitures ou par une querelle.Il y a de la bagarre dans cette rue. Il n’a pointvoulu se mêler dans ta bagarre. Se trouverdatlsune bagarre. Se tirer d’une bagarre. 11 est(amilier.

Fig. et fam., Se tirer, se sauver rie la ba-garre, d’une bagarre, Se démêler d’une si-tuation embarrassante, s’échapper du milieud’un débat, d’une discussion fort animée.

BAGASSE. s. f. (On écrit aussi quelque-fois, Bagace.) Canne à sucre qu’on a passéepar le moulin pour en tirer le suc.

Il se dit également Des tiges de la plantequi fournit l’indigo, quand on les retire dela cuve après la fermentation.

BAGASSE. s. f. Femme de mauvaise vie.Il est populaire et vieux.

BAGATELLE, s. f. Chose de peu de prix,et peu nécessaire. Cette boutique n’est pleineque de bagatelles. Il dépense tout son argenten bagatelles. Il m’a Jait présent de quelquesbagatelles.

11 signifie figurément, et plus ordinaire-ment, Chose frivole et de peu d’impor-tance. Il ne s’amuse qu'à des bagatelles. Il nedit, il ne conte que des bagatelles. La moindrebagatelle suffit pour le divertir.

S’amuser à la bagatelle, S’occuper detoute autre chose que de ses devoirs.

Fam., Aimer la bagatelle, ne songer qu'àta bagatelle, N’étre occupé que d’amourettes.On ne peut rien faire Je ce jeune homme, iln’aime que la bagatelle.

Bagatf.i.le, se dit, par extension, Deschoses qui n’ont pas toute l’importance,toute la gravité qu’on leur suppose. Vousvoilà bien embarrassé pour une bagatelle. Usse sont brouillés pour une bagatelle. Ma bles-sure n'est qu’une bagatelle en comparaison decelte qu'il a reçue.

Il s’emploie quelquefois absolument, etpar forme d’exclamation, pour exprimer Ledoute, l’incertitude, ou pour marquer Lepeu de cas que l’on fait d’une menace. Ilprétend qu’il me jera un procès : bagatelle! Ilme maltraitera, dites-vous : bagatelle !

BAGXE. s. m. Lieu où l’on lient des for-çats à la chaîne, où l’on renferme les for-çats après le travail. Le bagne de Brest, deToulon.

BAGUE, s. f. Anneau que l’on met au

doigt, et qui porte ordinairement une ouplusieurs pierres précieuses. Bague d’or,(l’argent, de cheveux, etc. Porter une bague.Une belle bague. Bague garnie de diamants.

Prov. et lig., C’est une bague au doigt, sedit D’une chose de prix dont on peut tou-jours se défaire avec avantage. Il se dit aussiD’une place , d’un emploi qui donne peu defatigue, peu d’occupation. Votre place vouslaisse du loisir, c’est une bague au doigt.

En Jurispr., Bagues et joyaux, Les pier-reries, perfes et autres semblables objetsde prix qui appartiennent à une femme ma-riée, et que son contrat de mariage luidonne le droit de reprendre après la mortde son mari. Les bagues et joyaux de cettefemme ont été estimés cinquante mille francs.Allouer tant à une veuve pour ses bagues etjoyaux. Cette locution n’est plus guère em-ployée dans les contrats de mariage.

Bague, se dit aussi de L’anneau que l’onsuspend à un poteau vers le bout d’une car-rière où se font des courses, et que ceuxqui courent tâchent d’enlever au passageavec le bout de la lance. Courre ou courirla bague. Emporter la bague. Donner uneatteinte à la bague. Une magnifique coursede bague. La plupart des courses de bague sefont à cheval.

Jeu de bague. Machine tournant sur unpivot, à laquelle sont adaptes des sièges etchevaux de bois, où se placent les joueurs:ceux-ci, en tournant avec la machine, tâ-chent d’enlever, à la pointe d’un stylet, desanneaux qui sont suspendus à un poteaufixe.

BAGUF.XAUDE. s. f. Fruit du baguenau-dier, espèce de gousse qui a la forme d’unepetite vessie pleine d’air, et qui éclate avecbruit lorsqu’on la presse entre les doigts.

BAGUENAUDER, v. n. S’amuser à deschoses vaines et frivoles, comme les enfantsqui font claquer des baguenaudes en les cre-vant.// ne jait que baguenauder. Allons, vousbaguenaudez, vous perdez votre temps. Il estfamilier.

BAGUF.XAUDIER. s. m. T. de Botan.Genre de plantes à fleurs papilionacées, q u Jsont de jolis arbrisseaux d’ornement, et qu*ont pour fruits des baguenaudes.

BAGUEXAUDIER. s. m. Celui qui bague*naude. C'est un vrai baguenaudier. Il estfamilier.

Il se dit aussi d’Une espèce de jeu q' 11consiste à enfiler et à désenfiler des an-neaux disposés de manière à ne pouvouêtre placés ou déplacés que dans un certainordre.

BAGUER, v. a. T. de Couturière et

de

Tailleur. Arranger les plis d’un habit, d l *n erobe, etc., et les arrêter avec du fil ou <la soie. Il faut baguer avant que de coudre.

Bagué, ée. participe. ,

BAGUES, s. f. pl. Bagages. Il t |C s , e !’^ploie que dans cette phrase peu usijc ’Sortir vie et bagues sauves, Sortir d’une p 1 "^de guerre avec permission d’emportersoi tout ce qu’ou peut.

Fig. et fam. , Sortir, revenir bagues saut >

Sortir heureusement d’un danger.

BAGUETTE, s. f. Verge, lioussine, ba^fort menu. Il avait une baguette à la ^Ce cheval se laisse mener à la baguette, ° * •la baguette. Dans quelques pays, certain J