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Tome premier.
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afin qu’ils puissent devenir arbres de hautefutaie. Réserver tant de baliveaux par hectare.Jeunes baliveaux. Baliveaux de l’dge du taillis.Baliveaux modernes. Baliveaux anciens. Voy.Ah cie».

BALIVERNE, s. f. Sornette, propos fri-vole, occupation futile, passe-temps puéril.Ce qu'il vous dit là est une baliverne, unefranche baliverne. S’occuper de balivernes. Ils’amuse à des balivernes, a de pures balivernes.11 est familier.

BAHVERNER. v. n. S’occuper de bali-vernes. Ne faire que baliverner. Il est fami-lier.

BALLADE, s. f. (On ne prononce qu’uneL dans ce mot et les suivants.) Espèce d’an-cienne poésie française, composée de cou-plets faits sur les mêmes rimes, et se termi-nant tous par ie même vers. La ballade estcomposée de trois couplets et d'un envoi. Unejolie ballade. Une vieille ballade.

Le refrain de la ballade, Le vers interca-laire qui revient à la fin de chaque cou-plet.

Prov. et fig., C’est le refrain de la ballade,se dit De ce qu’une personne ramène sanscesse dans ses discours.

BALLANT, adj. m. Il ne s’emploie quedans cette phrase familière, Aller tes brasballants, Marcher en laissant aller ses brassuivant le mouvement de son corps.

BALLE, s. f. Sorte de petite pelote ronde,faite de rognures d’étoffe, de liège, ou detoute autre matière élastique, recouverte dedrap ou de peau, et servant à jouer à lapaume. Balle à peloter. Balle à jouer partie.Prendre la balle au bond, à la volée. Renvoyerla balle.

Aller bien à la balle, Se placer bien pourla recevoir et la renvoyer.

Juger la balle, Prévoir où la halle doittomber; et, figurément et familièrement,Prévoir quel tour une affaire prendra.

Couper la balle, La frapper avec la raquetteinclinée.

La balle la perd, la balle la gagne, se ditLorsque celui qui a joué la halle a perdu ougagné la halle.

Jouer à la balle, signifie simplement, Serenvoyer une balle l’un à l’autre à l’aideseulement de la main. Des écoliers qui jouentà la balle. Allez jouer à la balle dans le jar-din.

Fig. et fam., Prendre la balle au bond,Saisir vivement et à propos une occasionfavorable.

Fig. et fam., À vous la balle. C’est à vousà dire ou à faire telle chose; c’est vous quecela regarde. Il a tout dit, à vous la balle,C’est à votre tour.

Fig. et lam., Quand ta balle me viendra.Quand je serai en position favorable pouragir, pour parler.

Fig. et fam., Renvoyer la balle, Se déchar-ger sur quelqu’un d’un soin, d’un embar-ras, d'une affaire. Il se hâta de renvoyer tabalte à son collègue. Ils se renvoient la balle.Il signifie aussi, Répliquer avec vivacité.Son adversaire lui a bien renvoyé la balle. Ondit dans le même sens, Se renvoyer la balle,Soutenir la conversation par des traits vifs,animés. C’était un plaisir d entendre causer ccsgens d'esprit; ils se renvoyaient bien la balle.

Prov. et flg ; t J0!l joueur la balle, ou

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La balle va au joueur, et absolument, Laballe au joueur, se dit Quand l’occasion defaire quelque chose se présente à celui quiest le plus capable de s’en bien acquitter.On dit dans le même sens, La balle cherchele bon joueur.

Fig. et pop., Enfant de la balle, Enfantd’un maître de jeu de paume; et, par ex-tension , Toute personne élevée dans la pro-fession de son père. Cet apprenti est enfantde la balle. C’est un enfant de la balle.

Balle, se dit aussi Des petites boules,ordinairement de plomb, dont on chargecertaines armes à feu, comme fusils, mous-quets, carabines, pistolets. Balle de plomb,de fer. Bade de fusil, de pistolet. Des ballesde seize à la livre. Un moule à balles. Fusilchargé à balle. Une balle l'atteignit au front.La balle est restée dans les chairs. Il tombapercé de plusieurs balles.

Balle de calibre, Celle qui est d’une gros-seur correspondante au calibre de l’arme.

Balles ramées, Deux ou trois balles deplomb jointes ensemble par un fil d’archaltortillé. On se sert peu de balles ramées.

Fig. et fam., Ce. sont balles perdues, Cesont des efforts inutiles.

Ce canon est de huit livres de balle, dedouze livres de balle, de vingt-quatre livresde balle, etc., Le boulet de son calibredoit peser huit livres, douze livres, vingt-quatre livres, etc.

BALLE, s. f. Gros paquet de marchandi-ses, lié de corde», et enveloppé de grossetoile, pour être transporté d’un lieu à unautre. Faire une balle. Défaire une balle. Ila reçu, il a expédié cent cinquante balles decoton.

Marchandises de balle, Celles que vendentles marchands forains appelés Porteballes,et qui sont ordinairement inférieures enqualité à celles que vendent les marchandsétablis dans les villes. On ne l’emploie guèreque par dénigrement. Ce sont des mouchoirs,des ciseaux de balle. Cette locution vieillit:voyez Pacotille.

Fig. et fam., Un juge de balle, un rimeurde balle, etc., Un juge ignorant, un mau-vais poète, etc. Ces locutions vieillissent.

BALLE, s. f. T. d’Impr. Instrument aveclequel on applique l’encre sur les carac-tères : il est formé d’un manche de bois,évasé en entonnoir, dont le creux estrempli de laine que recouvre une doublepeau de mouton ou de chien fixée avec depetits clous. On se sert ordinairement de deuxballes. Toucher une forme avec les balles. LaImite n’a pas bien pris t'encre. On fait plussouvent usage maintenant du rouleau que desballes. Voyez Rouleau.

Démonter les balles, Déclouer un côté despeaux, et ôter la laine.

Charger les balles, Prendre de l’encre etla distribuer sur la peau des deux balles.

BALLE, s. f. T. de Botan. L’espèce decalice qui renferme les organes sexuels desgraminées, et qui persiste ordinairementaprès la fécondation, de manière à recou-vrir la graine ou semence. Il se dit surtout,dans le langage ordinaire, en parlant Del’avoine. Canner de l'avoine, pour en sépa-rer les balles. Une paillasse, un oreiller deballe d'avoine. Les botanistes écrivent plusordinairement, Bâle.

BALLER. v. n. Danser. Ne faire que chan-ter et baller. Il est vieux.

Il se dit, en parlant De cérémonies ecclé-siastiques des anciennes cathédrales, de cer-taines salutations qui se faisaient au chœurpar le grand chantre , et qui ressem-blaient à une danse grave et antique. Legrand chantre ballera. au premier psaume.

BALLET, s. m. Danse figurée, exécutéepar plusieurs personnes sur un théâtre. Ily a un ballet au premier acte de cet opéra,de ce mélodrame. Exécuter, danser un ballet.

Maître de ballets à l'Opéra. Air de ballet.

Opéra-ballet, comédie-ballet, se disait au-trefois de Certaines pièces à chaque actedesquelles était joint un divertissement dedanse.

Ballet pantomime, ou simplement, Ballet,Pièce de théâtre où l’action n’est représentéeque par les gestes et les attitudes des dan-seurs. Ballet en trois actes. Composer unballet. Répéter un ballet. Monter un ballet.On désigne ces sortes de pièces, tantôt parle nom du chorégraphe qui les a composées :Ballet de Noverre. Ballet de Gardel; tantôtpar un titre qui en indique le sujet: Leballet de Psyché. Le ballet de Télémaque;tantôt par le genre auquel elles appartien-nent : Ballet héroïque. Ballet historique. Balletpastoral. Ballet comique, héroï-comique.

Entrée de ballet. Voyez Entrée.

BALLON, s. m. Vessie enflée d’air, et re-

couverte de cuir, dont on se sert pour jouer,en se la renvoyant avec le poing, ou avec lebras couvert d’un brassard, ou avec le pied.Enfler un ballon. Jouer au ballon. La lon-guette d’un ballon.

Fam., Etre enflé comme un ballon, Etretrès-enllé. Cela se dit aussi, figurément,D’une personne pleine d’orgueil.

Ballon aérostatique, ou Aérostat, Sortede grand ballon, formé d’une enveloppemince et flexible, ordinairement de talfctesgommé, que l’on gonfle en y introduisantun gaz plus léger que l’air atmosphérique,ou au moyen de cet air même dilaté par I efeu, de manière que le ballon tend à s’éleverdans l’atmosphère environnante. On d' 1quelquefois simplement, Ballon. Un bidloncle toile, de taffetas gommé, de papier.

Monter en ballon, faire une ascension enballon, S’élever dans les airs en se plaçantdans une nacelle suspendue à un ballonaérostatique.

Ballon perdu, Ballon qu’on abandonneau courant île l’air. On dit dans le SCI,Scontraire, Ballon captif.

Ballon d’essai, Petit ballon qu’on l anCpour connaître la direction du vent.

Fig. et fam., Ballon d'essai, se dit q ue ,quefois d’Un petit ouvrage d’espritpar un auteur pour pressentir le g ol| t ‘public, et dans l’intention de faire parai iensuite un ouvrage plus considérable. .

Ballon, en termes de Chimie,vase de verre de forme sphérique des ^à recevoir et à condenser les fluides q uldégagent dans certaines opérations.

Ballon, se dit aussi d’Unc sorte dement à plusieurs rames dont on se sei 1 P )V9naviguer sur les fleuves et les mers du P■ -de Siam. ., n

RALI.ONNÉ, lvE. adj. Gonflé cofflU ^ballon, distendu. Il s’emploie surtou