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Tome premier.
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d’Art vétérinaire, Replis membraneux (le labouche du cheval, du bœuf, placés sous lalangue et destinés à faciliter les mouve-ments de cet organe. Autrefois les barbillonsétaient regardes, par erreur, comme une ma-ladie de l’animal.

BARBON, s. m. Terme de dénigrementdont on se sert quelquefois, dans le langagefamilier, pour désigner Un vieillard. LesJeunes gens se moquent des barbons. Vieuxbarbon.

Il fait déjà le barbon, se dit D’un jeunehomme trop sérieux pour son âge.

Barbote, s. f. Nom donné à deux pois-sons de rivière, qui sont la lotte et la loche.

Barboter, v. n. Mot qui sert à expri-mer le mouvement et le bruit que certainsoiseaux aquatiques, particulièrement lescanards, font avec leur bec, quand ilscherchent leur nourriture dans l’eau oudans la bourbe. Des canes qui barbotentdans une mare.

Il signifie aussi, Marcher dans une eaubourbeuse, de manière à se crotter. Le jar-din est inondé, on y barbote partout. Voyezh arbeyer.

BarboteüR. s. m. On appelle ainsiQuelquefois Le canard domestique, pour,e distinguer du canard sauvage. Prendrelln barboteur pour un canard saurage.

BARBOTEUSE, s. f. Femme ou fille dejuauvaise vie, qui sollicite les hommes dans® rue. C’est une barboteuse. Ll voit des bar-ot euses. Il est populaire et bas.

8ARBOTINE. s. f. Espèce de sanlolincOu de semen-contra, qui est la graine de1 a 'nioise de Judée.

j ® a RbouiIiI.AGE. s. m. Enduit de roti-ICUl ', fait grossièrement à la brosse, sur unl [! ’ ün plancher, un plafond, etc.j se dit aussi, par dénigrement, d’Uneh(/ UVa * Se femture. Ce n'est pas là de la pein-Jj’ ce n est que du barbouillage.mal f 6 P ar cx t ens ' o n, d’Une écrituretig .'niée et qu’on lit difficilement. IlC'.'t "npossible de déchiffrer ce barbouillage.j- s e, dit aussi, figurément, d’Uu récit,llnp n U'scours confus, embrouillé, fait pardifj h.'j'sonne qui s’exprime mal, et qu’il estn „ 1Cl . 'l’entendre. On ne comprend rien“ ^barbouillage.

fions n>0 ^ esl familier dans toutes ses acccp-

c ] lpi ^ I '*’OUIIXER. v. a. Salir, souiller, ta-barb, -i/' 1 * a barbouillé le visage. On l'a toutCet J" p ^ encr e. Se barbouiller les mains.livres 0 'n ^ ar b°'<ille tous ses cahiers, tous sesUv rc, ,1 , r b°uiller une muraille, une portejl f 'a boue.

Pcrson < n' 1 P' 0 i e quelquefois avec le pronomle visant V , ns * e sens de Se barbouillerFig n p ' barbouiller de lie, de suie, etc.

boitillé Tl ’ Cet homme s’est bien bar-tation ’ Il * :l ' 1 beaucoup de tort à sa répu-dnii o 1 s est bien barbouillé dans le monde,

faire des , am :’ barbouiller du papier, Écrire,dénig 1 .p„ i ec î ltll , ri ' s - Cela ne se dit que parPapier n,,?". ’ * " fallu barbouiller bien duMauvaise n ni C , C 11 sc dit aussi, en

Cet homme * ’ U l, n auteur, d’un écrivain.

Papier Cel auteur a barbouillé bien du

bonne - sa vie

dansPage.Tome I.

et n'a jamais écrit une

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Fam., Le temps se barboudle, Le tempscommence à se charger de nuages.

Barbouiller , signifie aussi, Peindregrossièrement de quelque couleur, avec unebrosse. Barbouiller de noir un jeu de paume.Barbouiller un plancher, un plafond. Bar-bouiller des portes.

Barbouiller, signifie encore, absolumentet par exagération, Écrire d’une manièreindéchiffrable, ou Peindre mal, sans art,sans goût. Il n’écrit pas, il ne peint pas, ilbarbouille.

Barbouiller, signifie aussi, figurémentet familièrement, Prononcer mal, d’unemanière peu distincte. Barbouiller un dis-cours, un compliment. Absol., Cet homme bar-bouille, on ne l’entend pas.

Il signifie également, au sens moral, Par-ler, exprimer ses idées d’une manière con-fuse , embrouillée, sans ordre. Qu'est-cc qu'ilbarbouille? Absol., Il a barbouillé tout le longde son discours.

Barbouiller un récit, L’embrouiller. Je nesais comment d a barbouillé ce récit, cettehistoire; mais je n’y ai pas compris un mot.

Barbouillé, ée. participe.

Prov. et bass., Se moquer de la barbouillée,se dit D’une personne (pii débile des chosesabsurdes et ridicules, qui fait des proposi-tions exagérées et extravagantes. On le ditaussi D’une personne qui, ayant bien faitses affaires, se moque de tout ce qui peutarriver, et de tout ce qu’on peut dire et faire.Il ne craint rien, il se moque de la barbouillée.Dans cette phrase, barbouillée est pris sub-stantivement.

BARBOUILLEUR, s. m. Artisan qui peintgrossièrement avec la brosse des planchers,des murailles, des portes, etc. J’ai faitvenir un barbouilleur pour noircir ce jeu depaume, pour blanchir mon escalier.

11 se dit, par exagération et par mépris,d’Un mauvais peintre.

Fig. et fam., Un barbouilleur de papier,ou simplement, Un barbouilleur, Un mau-vais écrivain.

Barbouilleur, signifie aussi, figurémentet familièrement, Bavard dont les parolessont confuses, inintelligibles. Faites taire cebarbouilleur.

BARBU, UE. adj. Qui a (1e la barbe. Êtretout barbu. Cette femme est barbue commeun homme. La chccre est un animal barbu.

Il se dit, par analogie, en Botanique,Des parties d’un végétal qui ont des touffesde poils. Les anthères du charme sont barbues.La feuille du tilleul est barbue à l'angle desnervures.

lij>i barbu, Épi qui a des barbes. Blébarbu, Sorte de blé dont l’épi est barbu.

BARBU, s. m. T. d’Hist. nat. Genre d’oi-seaux grimpeurs qui habitent la zone tor-ride, et qui vivent en soeiété.

BARBUE, s. f. Poisson de mer plat, qu’onnomme plus communément Carrelet. Grandebarbue. Petite barbue.

BARUAI.OX. s. m. Titre du premier mi-nistre de Siam.

BARUAROLLE. s. f. Chanson italienne,que chantent les gens du peuple à Venise,surtout les gondoliers. Composer une bar-caro/le. L’air d'une barcarotle. A'os musicienscomposent des airs dans le goût des bttrea-rolles vénitiennes.

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BARCELONNETTE, s. f. Berceau, litd’enfant, monté sur deux pieds en formede croissants, qui permettent de le mouvoirsans efforts pour bercer. Mettre, coucherun enfant dans sa barcelonnette.

BABD. s. m. Machine à bras propre àtransporter des pierres, du fumier, et d’au-tres fardeaux. Ils ont emporté cette pierresur un bard.

BARDANE. s. f. T. de Botan. Plante àfleurs composées, dont le calice est forméde folioles crochus, et qui croit le long deschemins. La racine de bardane est employéeen médecine comme dépurative.

BARDE, s. f. Sorte d’ancienne armure,faite de lames de fer, pour couvrir le poi-trail et les flancs d’un cheval.

Barde, en termes de Cuisine, Tranchede lard fort mince, dont on enveloppe leschapons, les gelinottes, les cailles, et au-tres oiseaux, au lieu de les larder. Une bardede lard.

BARDE, s. m. Poète, chez les anciensCeltes, dont le principal ministère était decélébrer les vertus et les exploits des héros.Le célèbre barde Ossian. Les bardes excitaientpar leurs chants le courage des guerriers. Laharpe d'un barde.

11 se dit quelquefois, par extension, d’Unpoète héroïque et lyrique.

BARDEAU, s. m. Il se dit de Petits aisminces et courts, dont on couvre les mai-sons, et qu’on emploie à divers autres usa-ges. Un millier de bardeaux. Une maison cou-verte de bardeau. Acheter du bardeau.

BARDELLE. s. f. F,spèce de selle faite degrosse toile piquée de bourre.

BARDER, v. a. Couvrir un cheval de l’es-pèce d’armure appelée Barde. Barder uncheval.

Barder, en termes de Cuisine, Couvrir,envelopper de bardes de lard. Barder unchapon, une gelinotte, une caille, etc.

Barder, signifie encore, Charger despierres, des bois, etc., sur un bard. Barderdes pierres, du bois, du fumier. La phraseBarder des pierres, se dit souvent aussi enparlant Des pierres que l’on charge sur unpetit chariot, dans les chantiers.

Bardé, ée. participe. Un cheval bardé etcaparaçonné. Chapon bardé. Des perdrix bar-dées.

Fig. et fam., Être bardé de cordons, Porterplusieurs décorations de divers ordres.

Fig. et fam., Être bardé de ridicules, Enavoir beaucoup.

BARDEUR. s. m. Celui qui porte le bard.On le dit également de Ceux qui traînentles pierres sur un petit chariot, dans leschantiers. Il faut avoir des bardeurs pourtransporter ces pierres.

BARD1S. s. m. T. de Marine. Se'parationde planches qu’on fait à fond de cale, dansun na\ire de commerce, pour charger desblés en grenier.

BARRIT, s. m. (On prononce le T.)Chant de guerre des anciens Germains.F n tonner le bardit.

BARDOT, s. m. Petit mulet qui marcheordinairement à la tête des autres mulets,et qui porte le muletier avec ses provisionset ses ustensiles. Ce bardot est trop charge.

Bardot, se dit, figurément et familière-ment, d’Un homme sur qui les autres se

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